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vendredi 24 juin 2011

Au revoir, navette

Plus que deux semaines… 135 voyages sur 282 jours à parcourir plus de 18 millions de km.

Le 8 juillet prochain sera le dernier voyage d’une navette américaine. Atlantis est son nom et, après son retour, prendra sa retraite au musée du centre spatial Kennedy. Une page d’histoire spatial d’un peu moins de 30 ans se tourne.

Tant pis pour les six membres d’équipage de la station spatiale. Ils devront revenir sur Terre autrement. Et le autrement, ça ne peux être que les russes par le temps qui courent. Les Japonais ne sont pas encore capable de faire le taxi. Le seront-il avant la fin projetée de la station spatiale en 2020?

De quoi aura l’air la suite? Y aura-t-il une suite? La Lune? Mars? Astéroïdes? RIen pantoute?

Comme dirait Lucky Luke

“I’m a poor lonesome shuttle.
I’m a long long way from home
And this poor lonesome shuttle
Has got a long long way to roam
From dawn till day is done
My horse and me keep riding
Into the setting sun”

mardi 7 décembre 2010

Quinze livres en quinze minutes

Il y a tant et tant de chaines de lettres, de courriel, de statut Facebook. S’il y a une chose qui m’irrite au plus au point ce sont bien ces pollutions là. Plus encore, je crois, que les pourriels. Ils sont en fait infinitésimal, proche du zéro absolu, le nombre de ceux qui me font sourire.

Évidemment, parmi ceux là, il y a celle-ci qui traite de livre. Et par la bande, qui parle de ceux qui y répondent.

Quinze livres qui m’ont marqué, colligés en quinze minutes, sans réfléchir. Quinze minutes pour parcourir 40 ans.

2010, l’odyssée de l’espace: Arthur C. Clarke

Des “science-fictions”, j’en ai lu, lu et relu. Loin d’être le premier, il est pourtant parmi une courte liste des “sciences-réalisables” qui m’ont marqué à l’école secondaire. Il a renforcé ma fascination pour l’exploration spatiale issue des missions Apollo vers la lune.

Face aux feux du soleil: Isaac Asimov

Mon point d’entrée dans la série des robots d’Asimov puis celle du cycle de Fondation. Puis devoir tous les relire à la lumière de ce qu’on a lu la finale Terre et fondation qui réuni intimement les deux cycles du manière inattendue.

Quête sans fin: A. E. Van Vogt

Quand les paradoxes des voyages temporels font qu’on suit à la trace… ses propres traces.

Le Sub-Espace: Jérome Sériel

Ma fascination pour cette histoire venait de ce que le sub-espace, abondamment utilisé dans d’autres science-fictions, devenait soudainement quasiment “science-vraisemblable” dans un démarche de recherche scientifique authentique.

Les rois des étoiles: E. Hamilton

Échanger sa vie avec un homme du 100,000 ans dans le futur et mettre en scène le syndrome de l’imposteur auquel je pouvais m’identifier.

Homme, sweet homme: J.-Ch. Bergman

Le conditionnement culturel peut-il nous faire croire être d’une autre nature? Comment le mensonge d’une société nous cache la vérité sur soi. L’histoire d’un androïde esclave qui découvre qu’il est en fait un humain.

Replay: Ken Grimwood

Revivre sa vie, encore et encore, et prendre chaque fois une nouvelle voie. La morale de l’histoire nous montre nos choix de liberté, et leurs conséquences finissent par nous mener sur des chemins faits d’essentiel et la sérénité.

Le nom de la Rose: Umberto Eco

Premier non-science-fiction qui m’a captivé. Un univers de livres à une époque médiévale qui n’est surement pas étranger au plaisir qu’il m’a procuré.

Mars: Ben Bova

Au royaume du vraisemblable, Mars m’a donné l’impression d’y être tant les détails y apparaissent réels. J’en venais presque qu’à m’épousseter de la poussière martienne sur mes pantalons à chaque lecture.

Les enfants de la Terre: Le clan de l’ours des cavernes: Jean M. Auel

Un écho des bandes dessinées Rahan, fils des âges farouches, de mon enfance. Débuté comme un simple lecture de landromat en attendant que mon linge sèche, il m’a tant accroché qu’avant d’arriver au chapitre 4 j’avais déjà acheté la série des cinq volumes… de peur de ne plus trouver la suite à la librairie, par pénurie ou par non réédition. Un quasi deuil quand arrive la dernière page. Un sixième arrive en 2011! Je trépigne!

Dreaming in code

Ils sont rare les livres qui parlent du métier de programmeur, dans ses dilemmes, ses raisonnements, ses passions et ses doutes journalières. Il est tellement difficile de parler de ce métier à des non-informaticiens tant les problèmes et les notions que l’on manipule semble ésotérique, trivial et sans équivalent avec la vraie vie. Un délice.

Working Effectively with Legacy Code

Il y a de ces livres où lire dix lignes de l’avant-propos suffisent à nous amener à repenser sa vision de son métier et découvrir qu’on est souvent l’artisan de son propre malheur.

Test-Driven Development

Puis le constat fait, se rendre compte pourquoi dans les faits on s’est jusque là acharné à travailler à l’envers.

Clean Code

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Simplement parce que à quelque part, on n’avait jamais réalisé que le temps qu’on sauve à l’écriture du code, on le perd 100 fois à la maintenance de ce même code ensuite. Alors, prendre trois fois plus de temps à coder le premier coup est rentable si on n’a plus à revenir visiter le code ensuite. Parce que dans la maintenance, étonnamment, c’est de relire le code et re-comprendre les choix et les approches qui bouffent les trois quart du temps, pas la modification du code.

La vraie vie en Dieu: Vassula Ryden

Il y a la vie… jusqu’à ce qu’on découvre la vraie vie, celle qui compte. Plus encore qu’un coeur à coeur avec Jésus, un véritable appel à sortir du tombeau et ressusciter avec Lui.

 

Quinze minutes plus tard… et tellement d’oubliés, tellement d’autres livres qui m’ont révélé à moi-même…

Qui sait, un jour, une suite à cette liste ? …

samedi 4 décembre 2010

La qualité du temps qui passe

Et puis qu’est ce que tu as fais de ta fin de semaine?, m’a demandé un connaissance.

Oh, j’ai marché le long de la rivière, regardé les flocons descendre du ciel et se fondre dans le courant. Les canards n’avait pas l’air d’avoir trop froid aux pattes.

SoireeNeigeCanard

“Ahhh bon!”, me dit-il.

“Nous, nous sommes allez à Las Vegas, voir un spectacle, et ensuite nous sommes allez faire une excursion au grand canyon. L’an prochain nous planifions un excursion dans le désert de l’Australie. Ahh, ces voyages de l’extrême! J’en ai besoin pour décrocher. Ça me donne le sentiment d’être vivant, de ne pas passer à côté de la vie! Moi je ne serais pas capable de rester en place, sans rien faire qu’à ‘admirer la rivière’ couler simplement. J’ai besoin d’action, que ça bouge!”

Espèce de drogué…

Drogué à la plus puissante drogue qui soit. La drogue du plus, plus, plus. Toujours plus.

Plus d’adrénaline, plus de sensation, plus d’émotion.

Quand la recherche de sensation forte devient fuite de l’ici et maintenant, il est temps de se poser des questions.

Prendre le temps de vivre, avant que la vie nous prenne. Prendre le temps d’ouvrir les yeux, de regarder autour de soi. Apprécier le lent mouvement des nuages, le clin d’oeil des oiseaux, les sourires taquins de la lune dans le brouillard.

S’il vous faut trois cafés pour espérer finir votre journée au bureau. Si votre facture de fin de semaine au spa relaxant, pour déstresser de la vie, explose. Peut-être est-ce le temps de reconnaitre que le plus-plus-plus est en train de devenir trop-trop-trop.

L’intensité avec laquelle on s’accroche à nos temps de loisir, la peur de passer à côté des “endroits importants à voir” en vacances, ce sont là aussi des indices du manque d’équilibre dans notre vie.

Parce qu’un jour, il y a une goutte qui fait déborder le vase et l’on craque…

Il faut aussi se poser la question, non pas sur la dernière goutte, mais sur le pourquoi le vase se remplissait comme ça avant.

Il faut savoir apprécier le temps qui passe, au moment qui passe. Il est unique, précieux. L’apprécier tel qu’il se présente, savoir ne pas lui en préférer un autre. On ne peut l’accumuler en banque, ou en acheter au dépanneur du coin. Et se découvrir des yeux pour le reconnaitre.

Plus, n’est pas mieux.

On peut mourir du trop de plus, rarement du trop de mieux.

mardi 2 novembre 2010

To boldly go where no IP has gone before

Ça y est! Vous êtes en promenade, comme ça, nonchalamment. Puis au milieu de nulle part, au sommet du Mt. Everest genre (?!?), vous vous dites: Je ne sais pas si j’ai des courriels, moi là? Plus besoin d’une antenne satellite… juste une petite clé 3G. Près du village Gorakshep, à 5200 mètres d’altitude, une antenne pour la communication internet a été installé et le signal se rend jusqu’au sommet.

MtEverest

InternetToilette

Si vous êtes du genre plus solitaire n’ayez crainte. Même “là où le roi va seul”, il est possible de ne plus se sentir seul et de communiquer à loisir. Le dernier royaume où trônait encore les revues, ou les journaux, pour ceux qui trouvait le temps long durant leur besogne, se trouve maintenant face à un concurrent de taille. De quoi mettre en péril les abonnements au Reader’s Digest…

SansFil

Merci St-Hubert !

D’ailleurs, même les astronautes… les pauvres… Avant cette année, ceux-ci devaient passer absolument par Houston pour communiquer. Mais plus maintenant! Si ce n’est pas encore l’internet haute-vitesse, ils peuvent depuis janvier dernier se servir de Twitter sans assistance. Et ce dix ans après le début de la construction de la station spatiale.

Un bel exemple de cordonnier mal chaussé. En l’an 2000 pourtant il avait déjà installé un noeud internet dans l’espace.

Je crois bien que pour la suite des aventures de la Nasa, ils devront songer, plutôt qu’à chercher à réinventer constamment du sur-mesure pour leur besoin, chercher utiliser ce que d’autres ont fait des retombés de la conquête spatiale. Ce serait de toute manière une belle façon de rendre hommage aux avancés de la technologie depuis leur retour de la lune.

Vous saviez que pour aller sur la lune, l’ordinateur de bord n’avait que 192 K de mémoire? Même pas assez pour stocker ma photo de l’affiche de St-Hubert… Elle n’a pourtant que 247 K !!

mardi 19 octobre 2010

Moi y’en a vouloir aussi des sous

ou “J’ai payé pour alors j’en fais ce que je veux!”

emission28.100857.287x161[1] Hier j’écoutais l’émission M. Net à Musique Plus. Un intéressant débat sur la problématique des gros commerçants comme Futureshop qui se sont lancé dans la revente de jeux usagés. Les compagnies de créateurs de jeux n’aiment pas qu’on fasse de l’argent en vendant deux, trois, quatre fois le même jeux sans qu’ils aient leur part. Après tout, eux n’ont eu qu’une seule fois les revenus lors de la vente au distributeur.

“Pourtant, les livres ont souvent de multiples propriétaires sans que les maisons d’éditions en profitent eux-même”, disait l’un des débateurs.

Il aurait raison si ce n’était de sa compréhension des modèles de génération de revenus adoptés pour les logiciels.

L’industrie du logiciel a un modèle de génération de revenus très différent de la plupart des autres biens et services.

Par exemple, un artisan fabrique un balai. Il vend le 12$. Vous le payez et partez avec le balai. Vous devenez le propriétaire du balai. C’est simple. Peu importe que vous l’utilisiez une seule fois, le découpiez en petits morceaux, allumiez le foyer avec, c’est votre balai. Vous pouvez le revendre au voisin, le louer, l’utiliser en entreprise, vous faire payer pour utiliser votre balai. Ça c’est le modèle pour les objets physiques.

Les logiciels ça c’est intangible. Ce ne sont pas ces règles là qui sont utilisé.

voiture-ecolo[1] Vous achetez une voiture. Ça aussi c’est physique. Donc vous le payez, vous pouvez en faire ce que vous voulez… sauf une seule chose: rouler sur la voie publique. En effet, pour ce faire vous devez obtenir un droit de circulation, sous la forme d’une plaque d’immatriculation, payable chaque année. Le conducteur doit également posséder un permis de compétence pour le conduire, aussi payable chaque année. C’est plus compliqué mais c’est quand même compris pas la plupart des gens.

Vous achetez un disque de musique. En plus du support physique, le CD en lui même, vous obtenez un élément intangible: le droit d’exécution privée, c’est à dire le droit de le faire jouer privément. On voit donc déjà que l’utilisation en plus restreint. Si vous voulez faire un party et le faire jouer?  L’utiliser comme fond sonore d’une vidéo sur YouTube? Aha! Il vous faudra payer les droits d’exécution publique. Comme le cas, d’une radio (même diffusée sur internet!) il faut payer des droits. Ils ne sont pas inclus dans le prix d’achat du disque.

Les logiciels aussi sont des biens intangibles. Il ne s’agit pas d’un récipient de bits magnétiques disposé sur un support physique. Ce qu’on croit être le prix d’achat du logiciel est en fait une licence d’utilisation. Ce n’est pas un transfert de propriété du logiciel. La propriété intellectuel, c.-à-dire le droit d’auteur. Les règles d’utilisation font l’objet d’un contrat entre les concepteurs et les utilisateurs. le CLUF, contrat de licence utilisateur final. Ou EULA en anglais. Vous savez? Quand vous installer le logiciel, le fameux texte de bla bla avec les deux boutons (J’accepte/Je refuse), c’est le contrat que vous signez.

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Ensuite, les conditions d’utilisation… c’est là que ça se complique. Et c’est important justement pour déterminer le juste prix: qu’est-ce qu’une utilisation? Le logiciel n’est pas le support où se trouve les fichiers. C’est lorsqu’il est actif et fonctionnel, en mémoire. On peut compter en fonction du nombre d’utilisateur à un moment donné. Mais si le logiciel roule sur deux machines? S’il roule sur une seule machine, il y a peut-être plusieurs instances qui tourne en mémoire.

Plus complexe encore, il n’y a peut-être qu’une copie en mémoire mais deux CPU ou processeurs, chacun exécutant des segments de code en simultané. Est-ce deux utilisations? Comme deux chevaux tirant une même charrue? Ou deux chevaux tirant deux charrues pour labourer plus rapidement un champs?… ou deux champs?

Mais voilà, la technologie avançant, il y a la virtualisation, matériel ou logiciel, permettant de simuler de multiples environnements matériels sur un même ordinateur. Est-ce qu’on compte ces simulations comme des environnements distincts sur lequel le logiciel peut être en utilisation? Et de tout ça dépendra le prix qui sera demandé pour utiliser le logiciel.

ordinateur[1]

Voyez? Il y a plus que des clauses de non-copies dans ces contrats d’utilisation. Il existe aussi des clauses de non-transférabilité. Comme celles qui régissent les versions de Windows déjà installées sur un nouvel ordinateur. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de CD d’installation de Windows qui viennent avec la machine, juste des disques de réinstallation d’urgence.

C’est aussi pour ça que les mises à jour coûte moins cher que les licences complètes.

On est loin du prix du balai, non?

Tant qu’a faire… je pense que je faire un peu de ménage sur mon disque dur aussi…

balai

vendredi 17 septembre 2010

Il était une fois, dans pays lointain…

Ah! Les livres!

Hormis les promenades dans la forêt, il y a bien peu de lieux qui m’enflamment plus que les promenades dans une librairie. C’est touffu, plein de recoins regorgeant de mille et un plaisir de la découverte. C’est comme un mer de possibilités qui attendent, là, à portée de main…

Du Rififi aux Batignolles

Me promenant ainsi au hasard, dans les rayons, je me suis soudain étonné. Je cherche, je cherche, mes pas se précisent. Il y a une étrange disproportion dans certain type de livre. Et je n’arrive pas à me l’expliquer.

Comment se fait-il que l’on trouve des centaines de livres qui montrent comment faire de la peinture à l’huile, du dessin, qui enseignent à jouer du piano, de la guitare, à faire du macramé, de la photographie, du scrapbooking… et si peu sur l’écriture. Les seuls livres sur l’art d’écrire sont largement dominé en proportion par des dictionnaires, des grammaires, les pièges du français. Des normes, des règles… Mais sur l’art de la rédaction? C’est fou non?

5149U7w%2BRmL._SS500_[1] Avouez-le, l’Art de rédiger un C.V. tiens plus d’un bouquin sur le marketing personnel que l’art oratoire. Ou encore les recueils de lettre-type pour toutes occasions.

On en viendrait à croire qu’il y a plus de gens qui veulent devenir des Michel-Ange que des Michel Tremblay…

C’est étrange non?

Pourtant la littérature n’est pas comme les mémoires mortes d’ordinateur, ROM: Read-Only Memory c.-à-d. à lecture seulement. C’est aussi un art où tout le monde peut participer. Écrire demande encore moins de matériel que la peinture à l’huile. Juste un crayon!

“Sauf que ça prend un éditeur, un maison d’édition avec des réseaux de distribution… bla bla bla”, diront certains. Ça c’est des ambitions de professionnel, ça. On peut faire du macramé sans nécessairement réserver un kiosque au Salon des métiers d’art pour vendre sa production.

Écrire simplement pour le plaisir. Ça semble un plaisir rare. Ou qui ne s’enseigne pas, apparemment.

“Ah! Le talent ça ne s’acquiert pas. On l’a ou on l’a pas.”

Bien voyons!! On peut écrire avec plaisir, même sans talent.

Il n’y a que les puristes et les élitistes pour penser ça. Se gosser un petit poème, ou un article dans un blog, ça ne relève que du plaisir de son auteur. Et il n’y a pas de diplôme pour sanctionner mon plaisir.

Construire un texte, surprendre le lecteur, tricoter une intrigue, développer un personnage, un idée…

Il y a bien des DVD avec des exercices cardio, de Pilates, de Yoga…

Pourquoi pas des exercices de l’imagination? Allez! une, deux, une deux… désolé… plutôt a, b, a, b, a, b…

Il était une fois, un sujet qui avait le verbe facile mais qui cherchait un complément de circonstance pour ses adjectifs à rebondissement…

ecrire[1]

dimanche 18 juillet 2010

Planifier l’inattendu

Non. Il ne s’agit pas de se lancer dans une carrière de gestion du risque dans un grande compagnie d’assurance.

Il s’agit plutôt de vacances.

La vie. dans sa version citadine, moderne et professionnelle, est souvent soumise à la rigueur de la planification. La dictature de la planification, j’oserais même dire. Dans un monde le chiffre est roi, la rentabilité du temps n’est pas matière à être laisser aux mains des folichons. Horaire d’autobus, heure de tombée et fenêtre d’opportunité. Le hasard, lui, reste au placard.

 

Cuclock2[1] Horloge, style Rube Goldberg.
Ou l’art de compliquer sans nécessité ce qui devrait au premier abord être simple.

Pourtant, quand vient la période de vacances, hormis l’excitation de l’expectative, la période qui précède est aussi un peu empreinte d’une sorte de panique.

Comme faire pour profiter “au maximum” de ce temps béni… Les réflexes acquis lors de notre vie de travail prennent facilement le dessus. Fouille intensive sur l’internet, tableau comparatif des forfaits vacances. Hmmm… Est-ce mieux ce forfait tout-inclus ci? Ne vais-je pas regretter le temps passer sur la route dans celui-la? Et si je vais dans ce chalet à la montagne, ne vais-je pas regretter de ne pas voir la mer? Tout est pesé.

J’en connais qui sont capable de quasiment te raconter leur vacances à la minute près, et ce AVANT même d’être parti. Bravo pour la magie.

Parce que ce temps est précieux, on oublie que ce qui marquera nos souvenirs ce sera la surprise, l’inattendu. Ce petit ingrédient qui s’immiscera dans nos bagages, ce petit grain de joie et de folie.

Alors, oubliez les rapports qualité/prix. Oubliez les retours sur investissement! Faites vos bagages mais laissez la moitié de vos valises sur le pas de la porte. Elles représenteront les soucis que vous devriez ne pas emporter avec vous. Les “au-cas-où”, les “mettons que si”. Et partez, l’esprit libre.

Lâchez vous lousse!! Car la fois que vous courrez sous la pluie, ayant ainsi oublié votre parapluie à la maison, sera peut-être l’occasion d’une rencontre inoubliable sous le porche d’un café bondé.

Ou sinon, gardez votre imperméable pour faire d’autre niaiserie…

Faites de vos vacances un exemple digne d’une machine de Rube Goldberg…

mercredi 7 juillet 2010

Papa, j’ai envie…

Quand j’étais jeune, on partait quelques fois en voiture. Puis en chemin, hop! une envie pressante survient.

“Ghyslain, la prochaine fois tu prendra tes précautions…”

En vieillissant, on apprend ce genre de chose. On appelle ça voir un peu plus loin dans l’avenir et prendre les moyens pour s’assurer de ne pas être pris au dépourvu.

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On dirait que ce simple fait de la vie et ce qu’il nous apprend devrait servir d’exemple pour une foule d’autres choses.

Comme la voirie…

20070628-085418-g[1] On devrait pourtant savoir qu’un jour, les viaducs construits dans les années 50-60 devraient être refaits. Avec notre propension à vouloir chaque année des salaires plus élevés que l’année d’avant il ne faut pas la tête à Papineau pour savoir que, plus on attend, plus les 24 millions qu’a couté l’échangeur Turcot deviendrait des milliards pour en reconstruire un autre. Mais voilà! Pourquoi avoir attendu autant avant de commencer à faire des plans.

Parce qu’un moment donné, à force d’attendre, c’est tout le monde qui en vient à avoir ses attentes. Quelqu’un pense à un projet de 2 milliards que hop! il y a quelqu’un d’autre qui dit: “Tant qu’à faire…”. Bien oui! Tant qu’à faire, pourquoi pas en faire un de 6 milliards. Sauf qu’à chercher à faire mieux, on en vient à oublier que l’échangeur, aujourd’hui, est en train de tomber.

Le plus risible, c’est qu’on en vient à dépenser des sommes importantes juste pour le réparer et le faire tenir au moins jusqu’à ce qu’on le fasse démolir pour construire l’autre. Réparer en attendant de le démolir… ça c’est de la bonne planification, ça!

Pourtant, on le sait que ça prend du temps, planifier des solutions de remplacement. Plus faut penser aux nouvelles normes, plus il y a de détails à tenir compte, plus il y a d’intervenants, plus ça prend du temps.

C’est comme mon petit pipi, dans l’auto sur l’autoroute, à des lieux de toute salle de bain… Ça finit par presser.

T’aurais dû y penser avant…

041208metro-montreal_n[1] C’est comme le métro. Des wagons vieux de cinquante ans, un moment donné c’est mieux de les remplacer. C’est pas éternel.

Comme ça presse, tu vas un peu vite en affaire, tu donnes le contrat à Bombardier et paf! voilà Alstom qui n’est pas content et qui veux sa part. Ça niaise, ça niaise, ça va en cour et puis finalement on obtempère et on fait un appel d’offre. Les deux constructeurs s’entendent, poignée de mains et paf! les chinois, eux, ne sont pas content. Hey! On le savait pas nous qu’il y avait un appel d’offre. Ça va encore en cour, bla bla! et paf! là c’est les espagnols et qui d’autres!

Youhou!! Le métro se déglingue pendant ce temps et on va finir par réparer quand même les vieux métros qu’on cherche à remplacer… en attendant.

Et puis si vous pensez que nous sommes les seuls à faire ce genre de planification hors pair, héhé!

Il ne reste plus que deux derniers vols de navette spatial. Après ça, aux poubelles les navettes. Remplacer par quoi? Euh… Euhh! Bien, on est pas tout à fait prêt pour la suite. Puis, on n’a pas “tout à fait” le budget pour.

Hein? Quoi? C’est les habitants de la station spatiale qui doivent être contents de savoir ça, non? Moi, quand je me déplace en autobus, la première chose que je vérifie, et ce AVANT de partir, c’est de regarder les horaires de bus qui vont revenir. Juste pour ne pas me faire prendre et devoir revenir à pied. Je ne sais pas si vous savez mais la station spatiale n’est qu’à 370km … de haut! Ça prend plus que des parachutes pour revenir.

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Alors… donc… maintenant que la station est terminée… on ne peut plus y aller. En tout cas, les américains devront pour un temps faire du pouce… en espérant que le russe, eux… qui n’ont pas vraiment d’argent, je le rappelle, puisqu’ils vendent des “voyages touristiques”, 30 millions pièce, pour financer un peu…

Ouais…

Mais, messieurs les gestionnaires, avant d’aller vous installer sur le bord de la route et faire du pouce… un petit pipi, maintenant. Parce que des fois faire du pouce, ça ne pogne pas vite vite…

Prenez vos précautions! Pensez un peu… avant!

Pour changer…

jeudi 17 juin 2010

Les paroles s’envolent, d’accord, mais les écrits eux?

lascaux[1]

Lascaux. Voilà 15,000 ans, des êtres humains ont fait des dessins sur les murs d’une grotte. Qu’ils soient sacrés, rituels, ou simplement une histoire de chasse racontée pour les générations, ces traces laissés ont su survivre aux épreuves du temps. Un trésor pour l’humanité.

Graffiti_tags_2[1]

Par comparaison, d’autres écrits sur d’autres murs n’ont pas acquis la même notoriété ou le même engouement pour leur protection. Les graffitis sur les murs de toilettes ont habituellement une durée de vie, ma foi, bien inférieure et nul ne formera de groupe de pression pour leur survie.

 

La frontière entre ce qu’on appelle la préhistoire et l’histoire est l’apparition du document écrit. Avant l’écrit, nous étions dans le domaine de la transmission orale et de la mémoire. Avant l’écrit, les archéologues ne peuvent que deviner, conjecturer, spéculer sur le sens de tel ou tel traces de l’activité humaine.

D’abord un geste artisanal, la propagation et la reproduction pour la postérité était “fait main”. Au sens littéral, “un travail de moines”.  Les traces écrites se sont mécanisées avec Gutenberg puis Xerox.

A l’ère de l’internet, les écrits ont perdu leurs caractères physiques et n’ont pour ainsi dire presque plus besoin de support pour se propager. Mais en même temps ceux-ci perdent l’une des caractéristiques de persistance qui donneront aux archéologues du futur bien des maux de têtes pour interpréter les années où nous vivons.

Parce qu’il faut bien se rendre compte qu’il n’existe pas vraiment un ministère de la postérité au gouvernement. Le poste budgétaire “fabrication d’artéfact historique” n’est pas toujours présent non plus dans le privé. C’est un peu, beaucoup, le hasard qui se charge de ce boulot.

Auparavant, ne rien faire était suffisant pour laisser des traces. Un note dans un calepin oublié dans un coin peu survivre des années avant sa redécouverte. Même un graffiti amoureux laissera une cicatrice que les petits enfants derrière la maison de leurs grand-parents.

Graffiti amoureux sur arbres de quai parisien

Il y a peu, visitant les blogs que j’ai habitude de fréquenter, je suis tombé sur une page qui m’a interpellé.

BlogIntrouvable

Disparu! Zap! Niet! Déménagé après avoir appliqué la politique de la terre brulé…

On m’a dit qu’un blog est un peu comme un graffiti. Simple expression de l’idée d’un moment. Que le moment passé, il perdait de son sens.

Je ne suis pas d’accord.

Un blog, dont le nom origine de “web log”, est un journal. La raison d’être d’un journal est justement de montrer l’évolution dans le temps d’une pensée. Chronique, chronos, temps… Un peu comme les Essais de Montaigne ou bien le journal d’Anne Frank.

Un à un, les articles d’un blog n’ont souvent pas de grande valeur. C’est comme l’histoire d’un groupe d’aveugles qui à tâtons cherchent à décrire ce qu’ils ont découvert. C’est un serpent, dit-l’un. Non, c’est un arbre. Bien voyons donc c’est un mur!

aveugle_elephant[1]

Quiconque prend du recul verra (s’il n’est pas aveugle!) une réalité qui dépasse l’énumération des détails. Ainsi, jour après jour, les blogs dépeignent un portrait de la société en général et un portrait d’un individu en particulier. C’est le parcours d’une vie, de ses découvertes, ses contradictions, qui en fait l’intérêt de lecture.

Quand donc des écrits ont un intérêt historique alors? C’est un peu un sorte de question piège. C’est un peu comme demander à partir de combien de grains de sable est-ce qu’on peut appeler ces grains là un tas.

2 grains? 10 grains? 100 grains de sables? Qui sait?

Ne dit-on pas quelque fois, en plein milieu d’un match de hockey, qu’on vient d’assister à une page d’histoire? Et ce moins d’une minute après l’événement… malgré qu’un an après on ne s’en soucie plus? Alors qu’un simple texte gravé comme la pierre de Rosette découverte en 1799 en Égypte a été la clé pour finalement déchiffrer les hiéroglyphes en 1822. Ce décret aurait été écrit sur du papyrus qu’on se perdrait peut-être encore en conjecture sur l’histoire de l’Égypte…

Parce que la conservation des écrits, c’est bien là le problème à l’ère des bits et des blips numériques. Oh, bien sûr il y a plein de logiciels de sauvegarde sur le marché. (Vous, quand avec vous fait un backup de votre disque dur?) Mais ça, ça ne conserve que l’intégrité du présent ça. Pas l’historique des changements.

Les blogs, les courriels, c’est éphémère. Ça ne vaut peut-être pas les écrits des Pères de l’Église. Mais pourra-t-on écrire sur l’histoire de l’intimité des temps contemporains comme ceux qui ont écrit La famille dans son intimité: échanges épistolaires au sein de l'élite canadienne du XVIIIe siècle?

J’ai bien peur que les archéologues du futur est bien de la misère à trouver du matériel pour leurs recherches… sinon les prospectus du ministère de la propagande…

dimanche 25 avril 2010

1-0 pour le système binaire

Il y a des journées comme ça. On se lève et on est fru. Un mélange de colère et de découragement.

Je suis dans un petit café au centre-ville de Montréal. Je sirote un café après une longue marche. Quand je suis fru je suis comme ça. Je marche, je marche jusqu’à ce que la sérénité revienne. C’est mieux que de taper sur du monde.

Je bois donc mon café… Sur l’écran géant, je vois un tournois de golf. J’aime bien regarder le golf à la télévision. C’est un sport que j’aime bien et qui me fait souvent penser à la programmation. Le but est simple: mettre la balle dans le trou. Pas de juge de ligne, pas système compliqué. La balle est dans le trou ou bien elle n’y est pas. Et puis tu ne peux pas imputer tes problèmes de rendement sur une autre équipe qui se serait mieux préparé, qui a utilisé des tactiques déloyales, qui aurait soudoyé un juge de ligne. Non. C’est toi, la balle et le trou. C’est tout.

golf%20general%202[1]A l’écran, le joueur s’élance et frappe la balle. La caméra tente de suivre la balle qui décrit un bel arc dans les airs. Puis la balle fait trois rebonds, roule vers la coupe… le préposé au drapeau lève celui-ci, puis zoom de la caméra sur la balle. Elle s’arrête à trois pouces du trou. Trois pouces du trou!

Le joueur lève les bras, le sourire béat, la foule est en liesse. Tapes dans le dos, poignées de mains…

Pourtant il a manqué le trou. De trois pouces!

Je soupire.

Moi, j’ai passé toute la semaine à faire des modifications à un écran de logiciel. À programmer les modification, les tester, re-tester. Corrige et re-test. Corrige et re-re-test. Refactoriser le code, ajouter des validations, corriger l’alignement des champs de l’écran. Puis mon boss valide mon écran et paf! Un erreur javascript. Une erreur introduite en finale, après moult test et re-test.

“Ghyslain, je suis déçu. C’est un test de base ça!”

Je suis fru.

Il y a des jours comme ça où je suis tanné du système binaire. Des 1 et des 0. Rien d’autre. Rien entre les deux. Ça marche ou ça marche pas. Je suis à trois pouces de la coupe mais moi je n’ai pas droit aux tapes dans le dos.

On sait ça. Un pont qui manque trois pouces tombe dans l’eau. Pas de pardon.

Aujourd’hui, je me suis levé et j’étais encore fru. Grrr! C’est pourquoi je suis parti marcher. J’ai été marcher dans le Vieux-Port. Au cinéma IMAX, ils y présentent le film Hubble 3D. Ouais! Ça, ça va me redonner ma joie et mon sens de l’émerveillement. Ça me prend ça.

Ça ne dure que 43 minutes mais quelles 43 minutes! C’est époustouflant! Tout ce qu’il faut pour enflammer les imaginations.

Pourtant, Hubble, c’est un exemple d’un projet qui a couté des milliards de dollars, des milliers d’heures d’ingénieurs, et pas les moindres, qui a faillit mal tourner. Dès les premières images en orbite en 1990, on s’est rendu compte que le plus cher de tous les télescopes de l’histoire donnait des images floues. Ça a pris un autre mission de navette spatiale, trois ans plus tard, pour installer des “verres correcteurs”. Puis la dernière mission de maintenance en 2009, le télescope qui avait été conçu pour être réparer dans l’espace a subit une réparation de la seule pièce dont la maintenance dans l’espace n’avait pas été prévu. Une carte de circuit imprimé, fixé avec 14 petits vis, logé dans un endroit inaccessible. Normalement, les instruments n’ont qu’une seule grosse vis pour les fixer et faciliter la maintenance. 14 petites vis!! Moi je ne suis jamais capable de démonter un appareil sans un perdre une par terre. L’astronaute a dû ramper en apesanteur dans le télescope, dans son gros scaphandre, puis dévisser d’une seule main avec un instrument de 3 pieds de long. Il a dû arracher une barre de soutien qui gênait l’accès de certaines vis! C’est pas une erreur de conception ça?

Malgré ça, on dit que le télescope Hubble est l’instrument qui a fait le plus avancé la science de l’astronomie depuis la lunette de Galilée.

Je sirote mon café… la tête pleine d’images fantastiques…

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bb90bbdf47b5b9d55854813363de[1] Puis mon café terminé, je reviens sur Terre. Je regarde par la fenêtre. Je vois le désastre de l’édifice de l’îlot Voyageur. Ce sont des gens enseignent la gestion à l’UQAM qui ont géré ça. Des millions de dollars de déficit, un édifice inutilisable, une plaie au milieu de la ville… Ce sont ces gens là qui forment nos gestionnaires de demain…

Je soupire…

Finalement, mon petit erreur de javascript, que j’ai corrigé en moins de trente secondes, me semble bien peu de chose finalement.

Une autre semaine commence…

Ok! 1-0 pour le système binaire. Mais le match n’est pas terminé…

Ne me reste qu’à faire mieux la prochaine fois…

Quelqu’un connait comment réussir à faire des tests logiciels sans jamais rien oublier?

Quelqu’un?

samedi 6 mars 2010

Festival du manteau ouvert

C’est un temps magnifique. La lumière fantastique, revigorante, inonde la ville.

A défaut de marcher dans les sous-bois, les pistes gorgées d’eau obligent, je marche dans la ville.

Le manteau ouvert.

Y a-t-il un temps plus propice ce cette époque de l’année pour marcher dehors? Le front rougissant sous le soleil mais l’air frais camoufle toute gène. Le manteau sur le dos, mais ouvert, grand ouvert. Même pas de foulard qui alourdi le cou.

Des centaines de sources d’eau rigolent, sous les bancs de neige de bord de rue. Plus glace que neige, comme des coraux effilés, ruisselant, translucide. Ou noirci des scories d’une trop grandes proximités de la circulation citadine. Noirci de la paranoïa voiturienne, qui déteste les aléas des patinoires des coins de rue et qui a abusé des abrasifs. La peur noire remonte à la surface, souille les pas des marcheurs.

La lumière est superbe et je me mord les doigts. J’ai oublié de sortir avec mon appareil photo. Seule ma mémoire sera le gardien de ce moment. Je l’ai pourtant toujours avec moi, ce croqueur d’image impromptue. Mais voilà… J’ai changé de manteau. J’ai transféré mon foulard et ma tuque. L’appareil, dans ma poche intérieure, lui, est resté derrière. Étourderie.

Plic, ploc! Les pas dans les flaques… Plic, ploc! Les pas dans l’époque…

Quelle distance? Je ne le sais pas. La lumière sur la peau est en mode recharge. Renfloue le déficit photonique hivernal. À chaque pas je suis moins fatigué que le précédent. A chaque pas je suis plus près de la vie. Les idées renaissent, les projets s’esquissent. C’est l’époque de l’année où la vie devient trop courte.

Ceux qui ne connaissent pas l’hiver ne peuvent pas comprendre…

Comprendre la magie des manteaux ouverts…

mercredi 3 février 2010

Est-ce trop que de demander la Lune?

2008%20tests%20PTV2[1]“Ne demandez pas ce que la Lune pourrait faire pour vous mais plutôt ce que vous pourriez faire pour la Lune”. Il semblerait bien qu’on ne soit plus en mesure de faire grand chose pour la lune si on en croit le dépôt du budget de la Nasa lundi dernier. Alors que la mission originale Apollo avait coûté un peu plus de 16 milliards, la vision des 100 milliards pour le programme Constellation a donné à réfléchir au président Obama.

Pourtant, ça n’avait pas l’air trop forçant de dépenser 787 milliards en stimulus économiques l’an passé. Argents que les banques ont utilisés pour “récompenser avec des bonis”.

Plus que 5 missions pour les navettes spatiales d’ici leur mise hors-services à la fin de l’année 2010. Ensuite, les américains devront quêter des “lifts” aux russes pour se rendre à la station spatiale internationale. Peut-être que les européens pourront aussi prendre le relais mais ça coûte 60 millions la tonne soit 4 fois ce qu’en coûte les russes avec les lanceurs Soyouz. Les japonais également peuvent maintenant ravitailler la station.

Et ça, ce n’est que le voisinage immédiat de la Terre.

Mars… c’est très loin. Très, très, très loin à ce train-là.

Pour aller sur Mars, il voulait se tester leur capacité en allant tout près, c’est-à=dire la Lune. Ils estimaient pouvoir retrouver la capacité d’aller sur la lune en 2030.

Euh…

Est-ce que les concepteurs d’Apollo étaient des génies ou quoi? Réussir en neuf ans sans être sûr que ça pouvait être fait.

Nous, on a des ordinateurs d’une puissance incroyable, une sciences des matériaux digne de “l’ère spatiale”, des GPS, des cartes de la Lune en 3 dimensions, …

Oubliez Mars! Ils n’y arriveront pas avant que je sois centenaire.

Il nous manque en fait qu’une seule, toute petite, chose. La motivation de le faire.

We choose to go to the moon. We choose to go to the moon...[…], not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills […]” J.F.K.

Pas parce que c’est facile mais parce que c’est difficile.

Ce sont les choses difficiles à faire qui nous font avancer. Qui nous force à nous dépasser.

Je suppose que maintenant il y a plus d’espoir dans le Made in China.

Ou bien Made in India

Une nouvelle course spatiale… Faites vos paris!

chinese-moon-mission[1] 353734[1]

jeudi 25 juin 2009

Un 24 juin tout blanc

On se dit souvent que l’été commence le 24 juin. Il y a le solstice d’été le 21 juin, la journée la plus longue de l’année. Puis le 24 c’est congé. Il fait beau, il fait chaud.

Alors avant d’aller se jeter dans les bains de foule, les défilés, les réjouissances, j’ai l’habitude de me promener d’abord en nature. Et à Montréal, la nature c’est souvent les parcs. Quoi de plus paradoxal qu’un parc en pleine ville, la montagne à portée de pas. Ou de vélo.

Mais cette année, ou bien c’est parce que je ne le voyais pas les années passées, c’est fou combien il y a du pollen qui flotte dans l’air, et surtout ces petites mousses de pissenlits. Depuis près de deux semaines maintenant, à tous les jours, ça flotte dans les airs. On dirait presque qu’on vit dans un de ces petits bibelots qu’on agite et plein de flocon qui virevolte dans tous les sens. Je plains ceux qui sont aux prises avec la fièvre des foins. Parce que ça doit être vraiment pénible.

On dirait presque qu’il a neigé. Le sol est tout blanc, duveteux, féérique. On en oublierait presque qu’il fait 27 degré Celcius.

Et ça continue à s’accumuler dans tous les recoins. Tant et si bien que ça devient littéralement étrange…

 

Mais d’où vient donc toute cette mousse? Les mauvaises langues qui disent que Montréal est loin de la nature devront se le tenir pour dit: la nature est roi dans la ville et laisse ses traces partout où le regard porte.

Tout ce blanc dans la ville doit surement inquiété les citadins qui ont eu horreur de la neige qui a sévit tout au long de l’hiver. Il y en a en tout cas à ce que je peux voir qu’il s’y prépare férocement. Je ne sais pas si c’est le résultat d’une compétition entre deux voisins gonflables mais j’ai l’impression qu’il y en a au moins un qui s’est dit: “Non mais je l’ai-tu la souffleuse cette année! Pas question d’être pris au dépourvue. Même mon voisin va en avoir la bouche bée…”

Ça frise le ridicule. Heille! On est le 24 juin! Juin! Pas janvier! Qu’est-ce que ça fait la dans ta cours, ce monstre-là?

En tout cas…

Je continue ma promenade dans les sentiers de mont Royal. Des petits sentiers quasiment désert, puis hop! j’arrive en haut en débouchant sur le cimetière Mont-Royal. Un petit coin de paradis tant le calme rivalise avec la luminosité. Avec un petite trouée à l’horizon, comme pour me rappeler que je suis toujours à Montréal…

Décidément, chacune de mes promenades m’apporte des merveilles de point de vue. Comment voulez vous se lasser?