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vendredi 17 juin 2011

La route sera longue

Occident pervers! Il ne lui suffisait pas avec son internet et son cinéma de polluer les esprits avec sa propagande d’égalité des sexes. Voilà maintenant qu’en Arabie Saoudite, dans la mouvance de la révolution arabe qui sévit un peu partout, un mouvement de protestation se forme parmi les femmes. Un geste aux conséquences sans égal…

Des femmes se mettent à conduire une voiture… en plein jour… aux yeux et aux vues de tous!

Arrrrgggg!!

Ça y est c’est la fin du monde!!

Tout est dans le regard de celui qui regarde…

A force de voir les soldates américaines conduire leurs voitures dans les rues, les saoudiennes sont maintenant tentées de vouloir les imiter. Bien que ce n’est pas interdit pas la loi, les femmes saoudienne n’ont pas la possibilité d’obtenir de permis. Il semblerait que le clergé islamique wahhabite voit d’un mauvais oeil la possibilité qu’elles pourraient ainsi sortir de chez elles et rencontrer d’autres hommes (!!) ou même quitter le pays.  Women2Drive invitait donc ce vendredi 17 juin toutes les femmes possédant un permis de conduire international de prendre le volant dans les rues de Ryad.


Women2Drive, les Saoudiennes se mobilisent via... par TV5Monde

On a beau essayer de ne pas juger les cultures, il faut dire que dans certains pays il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Ici, il y a quinze ans Eileen M. Collins devenait la première femme à piloter la navette spatiale. A quoi les américains ont bien penser!! Elle aurait bien pu quitter cette planète de fou, si l’envie lui était venue!!

D’ici là, on peut bien se permettre d’être un peu taquin… Après tout, ici elle on même le droit d’avoir des cartes de crédit.

Ça! C’est bien plus dangereux!!

lundi 14 février 2011

Paysage de sucre en poudre

C'est dimanche soir, le sommeil me fuit.

Que faire, sinon faire ce que j'aime le plus... marcher dans la neige fraichement tombée. Jeux d’ombres et de lumière tremblotante sous les lampadaires. Un léger halo de flocons couronne ces gardiens de lumière. Le vent lui-même se repose pour la nuit.

ruehivernuit

Les sons de la ville sont à l'étouffée. Le ciel de Montréal, malgré la nuit, est lumineux. Le sol blanc immaculé d'une neige innocente masque les outrages des abrasifs abusifs. Seuls les marques des bottes font des ponctuations sur le trottoir.

Puis au loin, se font entendre les rugissements des mécaniques. C'est l'heure de renchausser les "iglous" alignés le long des routes. Question de cultiver un peu la frustration matinale des automobilistes endormi.

 

À leur réveil, les automobilistes pourront constater le résultat de ces travailleurs nocturnes. Mais dans le fond, on sait bien à quel point ceux-ci savent que le printemps s’en vient et ils ne se découragent pas. On le verra quand, malgré leurs bras meurtris après un déglaçage frénétique, ils les brandiront vaillamment à leur passage et feront bourgeonner à l’unisson leur doigt d’honneur…

samedi 27 novembre 2010

Rétrologisme

Comment définir le mot rétrologisme. Même Google ne nous en dit pas grand chose. Un seul résultat!!

retrologism

On pourrait qualifier ça de GoogleWhack, je qui consiste à n’obtenir qu’un seul résultat en deux mots ou moins, dans une recherche sans guillemet.

Rétrologisme est un néologisme, un nouveau mot, pour décrire un ancien mot dont on ajoute un qualificatif pour le distinguer d’un nouvel usage de ce même mot dans la vie courante. Comme on dit guitare acoustique, depuis qu’on a inventer la guitare électrique. Avant toutes les guitares étaient acoustiques, évidemment, puisque l’amplification du son de la guitare était réalisée par des moyens acoustiques, c’est-à-dire par une caisse de résonance.

Comme les temps changent, les habitudes changent aussi. Avant quand on mangeait du poulet rôti, la serveuse ne nous demandait pas “crèmeuse ou traditionnelle”. De la salade de choux c’était de la salade de choux, point.

Aujourd’hui tout est plus compliqué.

Un ami me demandait si j’avais une photo de lui.

“Bien sûr, j’ai ça dans un document sur mon bureau”, lui dis-je. “Où ça? je ne le vois pas.”, me répond-t-il.

C’est sûr, mon ordinateur est fermé. Huh?!? Je ne parle pas de mon bureau “de travail” sur lequel mon ordinateur est installé mais mon bureau d’ordinateur, la zone en fond d’écran, l’écran “d’ordinateur”, quand les fenêtres “d’application” sont fermée. Pas les fenêtres “de l’appartement”. Ni les rideaux qui font écran devant les fenêtres.

Cet ami “que je connais”, (par opposition à certain de mes amis Facebook que je ne connais pas) est une “vraie” personne. Les livres sont pleins de personnes “imaginaires”. Lui, c’est une personne “physique”, par opposition aux personnes “morales” que sont les entreprises.

Bref…

A défaut de lui parler “de vive voix”, j’ai l’habitude de lui parler par courrier. On dit parler plutôt qu’écrire car le courrier “électronique”, (pas le courrier “postal”), donne l’impression d’une conversation “en temps réel”.

Coudonc, est-ce qu’il y a des conversations “en temps imaginaire”?

Disons plutôt en temps “différé”… Comme si on pouvais différer du temps… Comme les émissions de télévision “en différées”, parce que je n’ai pas le temps de les regarder “en direct”.

Enfin bref…

[soupir]

Sur l’ordinateur, ce ne sont évidemment pas des photos “argentiques”, c’est-à-dire fait par une pellicule de sel d’argent, impressionné par la lumière (photon donc photo) sur du papier qu’on développe chez le marchand. Il s’agit de “photos numériques”… Dire qu’avant, si on était super pressé on pouvait bénéficier du service de développement 1-heure!! Aujourd’hui on voit le résultat avant même de faire clic. Un clic plus tard ça se retrouve sur Facebook, visible par le monde entier…

Un clic de téléphone “intelligent”. (Les autres sont-il idiots?) C’est plus difficile de le faire par les téléphones “filaires”, connectés par un fil au mur, par opposition au “sans fil”, ou téléphone “cellulaire”. Rien à voir maintenant avec les téléphone “IP”, ou “internet” qui ne passe plus par le réseau “téléphonique” mais le réseau “de cablo-distribution”.

Quand j’étais jeune, on disait téléphone “mural”, quand les téléphones se sont mis à être “de table”, posé sur le coin du table. Ah, la composition “à roulette” versus la composition “touch-tone”… Maintenant c’est de la composition “vocale” pour des téléphones “main libre”.

Coudonc, si les téléphones ne sont plus au mur, ni sur la table, ni dans les mains… ils tiennent comment? On est déjà à l’ère du téléphone sans téléphone! Vive Skype!

Bref…

À l’heure des rencontres “en-ligne”, on n’ose presque plus les rencontres “IRL”… In Real Life. La “vraie” vie.

La vie, la vraie ou les autres, évolue et change. Les mots aussi.

Les rétro et les néo.

Maintenant, ça fera deux pages pour la recherche sur Google…

Tant pis pour le scoop! Ça aussi ça change.

mardi 2 novembre 2010

To boldly go where no IP has gone before

Ça y est! Vous êtes en promenade, comme ça, nonchalamment. Puis au milieu de nulle part, au sommet du Mt. Everest genre (?!?), vous vous dites: Je ne sais pas si j’ai des courriels, moi là? Plus besoin d’une antenne satellite… juste une petite clé 3G. Près du village Gorakshep, à 5200 mètres d’altitude, une antenne pour la communication internet a été installé et le signal se rend jusqu’au sommet.

MtEverest

InternetToilette

Si vous êtes du genre plus solitaire n’ayez crainte. Même “là où le roi va seul”, il est possible de ne plus se sentir seul et de communiquer à loisir. Le dernier royaume où trônait encore les revues, ou les journaux, pour ceux qui trouvait le temps long durant leur besogne, se trouve maintenant face à un concurrent de taille. De quoi mettre en péril les abonnements au Reader’s Digest…

SansFil

Merci St-Hubert !

D’ailleurs, même les astronautes… les pauvres… Avant cette année, ceux-ci devaient passer absolument par Houston pour communiquer. Mais plus maintenant! Si ce n’est pas encore l’internet haute-vitesse, ils peuvent depuis janvier dernier se servir de Twitter sans assistance. Et ce dix ans après le début de la construction de la station spatiale.

Un bel exemple de cordonnier mal chaussé. En l’an 2000 pourtant il avait déjà installé un noeud internet dans l’espace.

Je crois bien que pour la suite des aventures de la Nasa, ils devront songer, plutôt qu’à chercher à réinventer constamment du sur-mesure pour leur besoin, chercher utiliser ce que d’autres ont fait des retombés de la conquête spatiale. Ce serait de toute manière une belle façon de rendre hommage aux avancés de la technologie depuis leur retour de la lune.

Vous saviez que pour aller sur la lune, l’ordinateur de bord n’avait que 192 K de mémoire? Même pas assez pour stocker ma photo de l’affiche de St-Hubert… Elle n’a pourtant que 247 K !!

mardi 19 octobre 2010

Moi y’en a vouloir aussi des sous

ou “J’ai payé pour alors j’en fais ce que je veux!”

emission28.100857.287x161[1] Hier j’écoutais l’émission M. Net à Musique Plus. Un intéressant débat sur la problématique des gros commerçants comme Futureshop qui se sont lancé dans la revente de jeux usagés. Les compagnies de créateurs de jeux n’aiment pas qu’on fasse de l’argent en vendant deux, trois, quatre fois le même jeux sans qu’ils aient leur part. Après tout, eux n’ont eu qu’une seule fois les revenus lors de la vente au distributeur.

“Pourtant, les livres ont souvent de multiples propriétaires sans que les maisons d’éditions en profitent eux-même”, disait l’un des débateurs.

Il aurait raison si ce n’était de sa compréhension des modèles de génération de revenus adoptés pour les logiciels.

L’industrie du logiciel a un modèle de génération de revenus très différent de la plupart des autres biens et services.

Par exemple, un artisan fabrique un balai. Il vend le 12$. Vous le payez et partez avec le balai. Vous devenez le propriétaire du balai. C’est simple. Peu importe que vous l’utilisiez une seule fois, le découpiez en petits morceaux, allumiez le foyer avec, c’est votre balai. Vous pouvez le revendre au voisin, le louer, l’utiliser en entreprise, vous faire payer pour utiliser votre balai. Ça c’est le modèle pour les objets physiques.

Les logiciels ça c’est intangible. Ce ne sont pas ces règles là qui sont utilisé.

voiture-ecolo[1] Vous achetez une voiture. Ça aussi c’est physique. Donc vous le payez, vous pouvez en faire ce que vous voulez… sauf une seule chose: rouler sur la voie publique. En effet, pour ce faire vous devez obtenir un droit de circulation, sous la forme d’une plaque d’immatriculation, payable chaque année. Le conducteur doit également posséder un permis de compétence pour le conduire, aussi payable chaque année. C’est plus compliqué mais c’est quand même compris pas la plupart des gens.

Vous achetez un disque de musique. En plus du support physique, le CD en lui même, vous obtenez un élément intangible: le droit d’exécution privée, c’est à dire le droit de le faire jouer privément. On voit donc déjà que l’utilisation en plus restreint. Si vous voulez faire un party et le faire jouer?  L’utiliser comme fond sonore d’une vidéo sur YouTube? Aha! Il vous faudra payer les droits d’exécution publique. Comme le cas, d’une radio (même diffusée sur internet!) il faut payer des droits. Ils ne sont pas inclus dans le prix d’achat du disque.

Les logiciels aussi sont des biens intangibles. Il ne s’agit pas d’un récipient de bits magnétiques disposé sur un support physique. Ce qu’on croit être le prix d’achat du logiciel est en fait une licence d’utilisation. Ce n’est pas un transfert de propriété du logiciel. La propriété intellectuel, c.-à-dire le droit d’auteur. Les règles d’utilisation font l’objet d’un contrat entre les concepteurs et les utilisateurs. le CLUF, contrat de licence utilisateur final. Ou EULA en anglais. Vous savez? Quand vous installer le logiciel, le fameux texte de bla bla avec les deux boutons (J’accepte/Je refuse), c’est le contrat que vous signez.

vd2[1]

Ensuite, les conditions d’utilisation… c’est là que ça se complique. Et c’est important justement pour déterminer le juste prix: qu’est-ce qu’une utilisation? Le logiciel n’est pas le support où se trouve les fichiers. C’est lorsqu’il est actif et fonctionnel, en mémoire. On peut compter en fonction du nombre d’utilisateur à un moment donné. Mais si le logiciel roule sur deux machines? S’il roule sur une seule machine, il y a peut-être plusieurs instances qui tourne en mémoire.

Plus complexe encore, il n’y a peut-être qu’une copie en mémoire mais deux CPU ou processeurs, chacun exécutant des segments de code en simultané. Est-ce deux utilisations? Comme deux chevaux tirant une même charrue? Ou deux chevaux tirant deux charrues pour labourer plus rapidement un champs?… ou deux champs?

Mais voilà, la technologie avançant, il y a la virtualisation, matériel ou logiciel, permettant de simuler de multiples environnements matériels sur un même ordinateur. Est-ce qu’on compte ces simulations comme des environnements distincts sur lequel le logiciel peut être en utilisation? Et de tout ça dépendra le prix qui sera demandé pour utiliser le logiciel.

ordinateur[1]

Voyez? Il y a plus que des clauses de non-copies dans ces contrats d’utilisation. Il existe aussi des clauses de non-transférabilité. Comme celles qui régissent les versions de Windows déjà installées sur un nouvel ordinateur. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de CD d’installation de Windows qui viennent avec la machine, juste des disques de réinstallation d’urgence.

C’est aussi pour ça que les mises à jour coûte moins cher que les licences complètes.

On est loin du prix du balai, non?

Tant qu’a faire… je pense que je faire un peu de ménage sur mon disque dur aussi…

balai

jeudi 29 juillet 2010

À 100 milles à l’heure sur la route…

Vous avez sûrement déjà entendu cette expression là: comme un taureau dans un magasin de poterie chinoise? On voit déjà les images du carnage sans nom dans sa tête. On se dit ces pauvres petits plats de faïence ont bien peu de chance de survivre devant la charge de ces animaux, sans aucune conscience de la valeur des poteries, et leur maladresse légendaire.

Pourtant, l’expérience a été réalisée à l’émission MythBusters (ou Les stupéfiants en français):

Pas une seule petite brèche! Pas même un petit vacillement des étagères!

Pourtant…

Les êtres humains, pourtant capable de se projeter dans l’avenir, de faire des stratégies d’optimisation des mouvements, de calculer les coûts/bénéfices de chaque prise de risque, ces êtres humains quand on les met sur des routes de bitume, droites, en plein jour, l’été, par beau temps, se mettent à faucher piétons et cyclistes.

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“Je ne l’avais pas vu!”… “Il est apparu de nulle part”… “Je n’ai pas pu les éviter”…

On ne le croit jamais quand on dit que ça prend toute l’attention du conducteur pour utiliser un véhicule roulant sur la voie publique. On se croit en mesure d’utiliser “nos capacités excédentaires” pour jaser au téléphone, s’allumer une cigarette, lire une carte routière ou simplement laisser son esprit voyager au loin. N’importe quoi d’autre que ce qui se passe devant soi. Qui se passe ou qui pourrait se passer. Que pourrait-il se passer d’autre sur une route de si compliqué, voyons donc!

L’une des tâches les plus importants durant la conduite est justement d’anticiper. Un ballon du parc voisin peut faire un rebond, quelqu’un peut surgir d’entre deux véhicules stationnés. J’ai un collègue qui suivait un camion qui a perdu sa roue de secours en route! Un trottoir à droite, un autre véhicule à gauche… aucune sortie de secours et vlan! Le code de la route prévoit pourtant qu’on doive garder une longueur de voiture par tranche de 10km/h. Ça aurait dû être suffisant pour immobiliser la voiture et éviter des dégâts matériels.

Une longueur de voiture par tranche de 10km/h? A Montréal on ne voit jamais ça! C’est une invitation à se faire couper par au moins deux autres voitures ça.

Peut-être devrait-on troquer les voitures pour des taureaux? Il y aurait moins de dégâts sur la route. À moins de porter des dossards rouges, les piétons et les cyclistes auraient peut-être plus de chance de se faire éviter.

Et ne dites pas que c’est la faute des piétons ou des cyclistes. La responsabilité incombe à celui qui a la masse et la vitesse dans son arsenal d’en user avec intelligence et prévoyance…

Sinon, diminuez votre vitesse si vous ne pouvez assumer les conséquences…

vite[1]

samedi 17 juillet 2010

Est-ce que tu veux être mon ami?

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C’est un drôle d’engin quand même non? Des personnes que tu n’avais pas vu depuis des années, des proches, des moins proches, et hop! promu ami en quelques clics. Des réseaux sociaux, il y en avait déjà eu dans le passé, des BBS jusqu’au forum de discussion, des “chat room”. Mais ce qui est nouveau c’est la transparence du réseautage. Une petite promenade dans les profils et voilà, sans autres cérémonies, la liste complète des amis, les communs, les autres. De profil en profil, on peut littéralement voir les liens d’influences des uns sur les autres.

Dans le monde des affaires c’est tout un autre histoire. Ne dit-on pas, en affaire point d’ami? Le seul passe-partout c’est le dollar. Allonge le pognon et je te dirai peut-être bonjour. Pas de passe droit, tout se négocie.

Donc pas d’ami en affaires.

A moins, évidemment, qu’un des partenaires ce soit le gouvernement…

Là, je ne sais pas pourquoi, on dirait qu’être ami du parti ça aide les affaires.

C’est comme ça que la compagnie Lockheed Martin a mis un site web annonçant la prochaine génération d’avion chasseur du Canada… avant même l’annonce du gouvernement canadien. Même pas un petit appel d’offre, rien. Ce sont les meilleurs, point. Et puis, il faut bien défendre nos frontières. Un contrat sans précédent de 16 milliards. 16 milliards. C’est pas juste l’épicerie de la semaine ça.

Il parait que les concurrents ne sont pas content. Il devrait faire comme dans la saga du métro.

Au Québec, le gouvernement avait demandé à la STM de négocier de gré à gré avec Bombardier pour le renouvellement de la flotte de métro. Pas d’appel d’offre. De toute façon, Bombardier, ce sont les meilleurs pour le métro de Montréal. Ce sont eux qui ont fait la deuxième génération les MR-73. Ils sont bons, ils sont québécois, ils sont parfait!!

Wo! Les moteurs, ont dit Alstom. Nous aussi ont fait des métros. Injonction de la cour, puis comme des amis, poignée de main. Consortium Bombardier-Alstom comme par magie. Puis, Zhuzhou les chinois veulent être de la partie. Puis ceux-ci débouté par leur obstination à vouloir des roues d’acier, la société espagnol CAF, lui, réussi à forcer la STM, finalement, de recourir à… un appel d’offre. Cinq ans perdus. Avoir commencer par ça, un appel d’offre, et on aurait probablement déjà nos premiers nouveaux wagons…

Le ville de Lachute, également, sans appel d’offre, a donné un contrat d’exploitation de biogaz. Exploitation pour 27 ans!! Sans appel d’offre.

jaimeC’est le fun, les amis!!

Hey, M. Harper! Est-ce que je peux être ton ami?

Il devrait y avoir un espèce de Facebook.gov ou un GovBook où les politiciens, les lobbyistes, mais surtout les gens d’affaires y seraient inscrit. Il doit y avoir dans ces réseaux là tellement de “notifications” intéressantes. Et puis, se promener dans les profils serait des plus instructifs. Juste pour savoir qui est l’ami de l’ami de l’ami… vous savez, ceux qui remplissent les enveloppes brunes.

Vous savez? Les enveloppes qui contiennent “les suggestions” de contrat…

facebookGOV-logo

mardi 13 juillet 2010

L’île de Gilligan

“C’était un tout petit bateau sur l’eau du Pacifique, cinq passagers partis sur l’eau pour trois heures à peine…

Soudain le vent se lève au large, un orage imprévu. Sans le secours de l’équipage, ils étaient perdus, ils étaient perdus…”

Il y a des jours comme ça où on pense que ces émissions un peu ridicules ne sont que de la fiction… juste pour se détendre un peu après le travail. Mais voilà que la réalité rejoint la fiction.

D’accord, ce n’est pas une île du Pacifique, juste l’île de Montréal, même s’il fait aussi chaud. C’est pas le SS Minnow, juste le le M/V Richelieu, un bateau transportant 25 000 tonnes de blé, surpris par le vent de l’orage à la hauteur du port Ste-Catherine qui jettant l’ancre puis, balloté par le vent, fini par s’éventrer dessus.

ReportageDeversement

Donc, le bateau de la compagnie Canada Steamship Line, opéré par la famille du très honorable(?!?) Paul Martin, n’a pas de pilote breveté. Résultat la voie maritime bloquée, 12 bateaux qui attendent pour passer. Cent tonnes de pétrole lourd s’échappent de l’entaille à la coque.

Un chance que le mouvement pour re-populariser la baignade dans le Vieux-Port a eu lieu hier. Je ne suis pas sur qu’ils se seraient réjouis autant à s’ébattre ainsi dans une eau douteuse

“Wow! On oublie qu’on est à Montréal!”, dit-il. Sauf qu’aujourd’hui, je ne suis pas sûr qu’on l’oublierait aussi facilement.

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Est-ce ça, le bleu de la mer? Un bleu si saisissant qu’il reste gravé dans la mémoire quand on a la chance de la voir?

mercredi 7 juillet 2010

Papa, j’ai envie…

Quand j’étais jeune, on partait quelques fois en voiture. Puis en chemin, hop! une envie pressante survient.

“Ghyslain, la prochaine fois tu prendra tes précautions…”

En vieillissant, on apprend ce genre de chose. On appelle ça voir un peu plus loin dans l’avenir et prendre les moyens pour s’assurer de ne pas être pris au dépourvu.

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On dirait que ce simple fait de la vie et ce qu’il nous apprend devrait servir d’exemple pour une foule d’autres choses.

Comme la voirie…

20070628-085418-g[1] On devrait pourtant savoir qu’un jour, les viaducs construits dans les années 50-60 devraient être refaits. Avec notre propension à vouloir chaque année des salaires plus élevés que l’année d’avant il ne faut pas la tête à Papineau pour savoir que, plus on attend, plus les 24 millions qu’a couté l’échangeur Turcot deviendrait des milliards pour en reconstruire un autre. Mais voilà! Pourquoi avoir attendu autant avant de commencer à faire des plans.

Parce qu’un moment donné, à force d’attendre, c’est tout le monde qui en vient à avoir ses attentes. Quelqu’un pense à un projet de 2 milliards que hop! il y a quelqu’un d’autre qui dit: “Tant qu’à faire…”. Bien oui! Tant qu’à faire, pourquoi pas en faire un de 6 milliards. Sauf qu’à chercher à faire mieux, on en vient à oublier que l’échangeur, aujourd’hui, est en train de tomber.

Le plus risible, c’est qu’on en vient à dépenser des sommes importantes juste pour le réparer et le faire tenir au moins jusqu’à ce qu’on le fasse démolir pour construire l’autre. Réparer en attendant de le démolir… ça c’est de la bonne planification, ça!

Pourtant, on le sait que ça prend du temps, planifier des solutions de remplacement. Plus faut penser aux nouvelles normes, plus il y a de détails à tenir compte, plus il y a d’intervenants, plus ça prend du temps.

C’est comme mon petit pipi, dans l’auto sur l’autoroute, à des lieux de toute salle de bain… Ça finit par presser.

T’aurais dû y penser avant…

041208metro-montreal_n[1] C’est comme le métro. Des wagons vieux de cinquante ans, un moment donné c’est mieux de les remplacer. C’est pas éternel.

Comme ça presse, tu vas un peu vite en affaire, tu donnes le contrat à Bombardier et paf! voilà Alstom qui n’est pas content et qui veux sa part. Ça niaise, ça niaise, ça va en cour et puis finalement on obtempère et on fait un appel d’offre. Les deux constructeurs s’entendent, poignée de mains et paf! les chinois, eux, ne sont pas content. Hey! On le savait pas nous qu’il y avait un appel d’offre. Ça va encore en cour, bla bla! et paf! là c’est les espagnols et qui d’autres!

Youhou!! Le métro se déglingue pendant ce temps et on va finir par réparer quand même les vieux métros qu’on cherche à remplacer… en attendant.

Et puis si vous pensez que nous sommes les seuls à faire ce genre de planification hors pair, héhé!

Il ne reste plus que deux derniers vols de navette spatial. Après ça, aux poubelles les navettes. Remplacer par quoi? Euh… Euhh! Bien, on est pas tout à fait prêt pour la suite. Puis, on n’a pas “tout à fait” le budget pour.

Hein? Quoi? C’est les habitants de la station spatiale qui doivent être contents de savoir ça, non? Moi, quand je me déplace en autobus, la première chose que je vérifie, et ce AVANT de partir, c’est de regarder les horaires de bus qui vont revenir. Juste pour ne pas me faire prendre et devoir revenir à pied. Je ne sais pas si vous savez mais la station spatiale n’est qu’à 370km … de haut! Ça prend plus que des parachutes pour revenir.

iss

Alors… donc… maintenant que la station est terminée… on ne peut plus y aller. En tout cas, les américains devront pour un temps faire du pouce… en espérant que le russe, eux… qui n’ont pas vraiment d’argent, je le rappelle, puisqu’ils vendent des “voyages touristiques”, 30 millions pièce, pour financer un peu…

Ouais…

Mais, messieurs les gestionnaires, avant d’aller vous installer sur le bord de la route et faire du pouce… un petit pipi, maintenant. Parce que des fois faire du pouce, ça ne pogne pas vite vite…

Prenez vos précautions! Pensez un peu… avant!

Pour changer…

mardi 1 juin 2010

Réveille le vrai mâle en toi!

Non mais il s’en dit tu des niaiseries rien qu’un peu?

Un rapide coup d’œil au journal aujourd’hui… Un grand titre ridicule

Il y a plus d’accidents sur la route impliquant des chevreuils et des voitures parce qu’il y a plus de mères célibataires.

Wow! Par quel tournure de pensée, monsieur l’honorable sénateur Boisvenu, êtes-vous venu à cette conclusion?

Wow!

Plus de mères célibataires qui élèvent des fils qui, privés de la présence du père, ne sont pas initié à la noble tradition de la chasse. Et les quelques rares qui aurait le goût d’aller à la chasse voient leurs ardeurs refroidi par cette loi C-391 qui oblige à enregistrer les armes à feux. Ce qui cause une prolifération hors contrôle dans la population de chevreuils.

Wow!

Les chasseurs sont une espèce en voie d’extinction!! Vite! Détournez les budgets consacrés pour former les médecins et formez des chasseurs au plus vite! On n’aura plus besoin de ces médecins-là de toutes façons puisqu’on va éliminer près de 6000 collisions par année.

chasseur

Et puis après? Avec autant de jeunes avec des armes (non enregistrés) dans les mains que va-t-il se passer, monsieur le sénateur? Quand il n’y aura plus de gibier à tirer, plus de cannette sur des clôtures à faire giguer? Ne va-t-on pas remplir les prisons avec ces nouveaux “jeunes contrevenants” en devenir?

Des traditions de chasseurs à sauvegarder? Bien voyons! On n’est plus des chasseurs-cueilleurs. On est à l’ère de l’internet, monsieur.

Hurgh! Moi vouloir viande! Moi vouloir viande! Moi taper sur tête chevreuil et moi manger viande!

J’ai l’impression qu’à force de vouloir des couilles de la grosseur de pamplemousse il y en a qui privent leur cerveau d’un apport de sang qui aurait été nécessaire pour une saine réflexion…

 

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samedi 1 mai 2010

Commandez dès maintenant!

Wow! Ceci va changer votre vie.

Jamais faire de l’exercice n’aura été aussi facile. Retrouvez votre taille de jeunesse en un rien de temps.

C’est facile et vous pouvez le faire partout!! Assis sur un divan, en marchant, à la maison, à la plage! Il est si petit que vous pouvez le trainer dans vos poches!

Fruit d’années de recherche de la science de la gyro-technologie spatiale, ce miracle d’ingénierie est LA SOLUTION pour votre problème de poids et de tonus musculaire.

Et c’est presque donné. Seulement 29.99$ US, 59.99$ pour les commandes internationales.

Spin GYM!!

Euh…

Wow! Cet appareil est tellement simple qu’il me rappelle un simple jeu de mon enfance.

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Une ficelle… un bouton… des heures de plaisir… et des doigts devenu blanc par le manque de circulation de sang à cause de la tension de la ficelle.

Euh…

Ok, on n’avait pas de sac en néoprène noir sexy… on n’avait pas le DVD d’exercice “Stretch and sweat”.

Avait-on vraiment besoin du livret d’instruction de 10 pages pour s’amuser avec?

J’aurais vraiment du conserver la boîte de trois mille boutons que ma mère avait conservés dans le garde-robe. Il y en avait de toutes les couleurs, de toutes les grandeurs.

Mais je le découvre maintenant. Il y avait un fortune dans ce garde-robe quand je regarde ce vidéo là.

Pourquoi donc l’inventeur du bouton à quatre trous n’a pas conservé ses droits? Il serait riche aujourd’hui!

mercredi 21 avril 2010

Devoir de mémoire

mnemosyne Mnémosyne, déesse grecque de la mémoire. Fille de d’Ouranos et de Gaïa, elle coucha neuf soirs consécutifs avec Zeus donnant naissance aux neuf Muses.

Il y a dans les mythes grecs une richesse de sens qui m’étonne toujours.

En résumant un peu, on peut dire que la mémoire est ainsi la mère de tout acte de création intellectuelle. C’est dire que la mémoire est quelque chose d’important. Sans elle, les jours s’écouleraient sans qu’on ait même l’idée de les compter. Comment pourrait-on dire “les jours se suivent mais ne se ressemblent pas” si d’un jour sur l’autre l’image de la veille se diluait aussitôt. Quel malheur que ce néant.

De mémoire d’homme… tout le monde a oublié des choses.

Avant l’écriture, les humains ont cherché à mettre de l’ordre dans le chaos de leurs sensations, de leurs expériences de vie. Parce que la mémoire c’est ce qui donne de la perspective, qui permet de construire du sens. Au début, ce sont les récits, les chansons, les légendes. Mais il faut se les répéter, les répéter aux autres, toujours et constamment. Sinon on oublie. La mémoire ne supporte pas de maille sautée.

Puis hourra! L’écriture! Des dessins et des lettres!

Quel formidable soulagement! Non pas que nous n’avons plus besoin de se souvenir de quoi que ce soit! Non, non! Seulement, il est possible de hiérarchiser les souvenirs. Les informations d’usage courant, d’autres qui sont d’usage plus sporadique. Puis lorsqu’elles sont écrites, d’autres informations, plus générique ou structurante, peuvent trouver leur place dans notre tête. Parce que notre tête c’est limité!

Oui c’est limité une tête!

Alors pourquoi, pourquoi, pourquoi…

Pourquoi les gens n’écrivent pas les choses qu’elles doivent se rappeler mais qu’elles n’utilisent pas constamment?

Je ne comprends pas.

Un mot de passe qu’on utilise qu’une fois par six mois… On l’écrit sur un papier qu’on met dans un lieu sûr. Mais, non! On va sûrement se le rappeler une fois le moment venu! Par magie! En pleine urgence, au coeur de la panique!

Je… ne… comprends… pas…

Une photo qu’on prend lors d’un événement? C’était en quelle année donc? C’était quoi, donc, son nom?  J’le sais tu, moi?

Niet la mémoire!

La loi du moindre effort commande de ne pas écrire et classer des simples informations comme “j’ai pourtant fait une copie de sécurité de ce fichier là mais je me souviens plus où je l’ai mis”, ou bien “c’est quoi donc encore le nom du paramètre pour activer tel ou tel fonction du logiciel, je ne m’en rappelle jamais”.

Pourquoi??

Un papier! Un crayon! Vite!!!

Vous êtes plus Hi-Tech? Pourquoi pas un document Word, un fichier texte dans Notepad? Tiens, un petit courriel “Note à moi-même”. Un wiki, un blog… Un post-it!

Quelque chose!!! N’importe quoi!!!

pensebeteOK! Il y avait autre chose qu’il fallait que je me rappelle d’écrire. Mais… euh… euh… je ne sais plus quoi.

Zut!

lundi 5 avril 2010

iPhone 101

Je n’ai pas de iPhone, iPod ou autre petit machine du genre. Aussi mon premier petit cours de iPhone sera un peu limité, de l’avis de plusieurs utilisateurs plus expérimentés que moi.

J’en conviens. Cependant afin de faire profiter mes concitoyens de ma faible expertise je me limiterai à une seule fonctionnalité. Fonctionnalité souvent ignoré par plusieurs.

iphone_menu[1]

Il y a une menu qui s’appelle Réglages (ou Settings). Oui oui! On peut effectuer des réglages sur un iPhone.

Et dans ce menu on peut même régler la luminosité de l’écran.

Je sais, c’est sûrement un choc pour vous. Oui, on peut régler la luminosité de l’écran.

Et c’est là qu’on peut voir le génie d’Apple. Il y a un réglage de luminosité dont une qui permet de régler la luminosité en fonction de l’éclairage ambiant. Automatiquement!!

Wow! Ça c’est fort!

 

photo3[1]Je vous dis ça parce qu’alors que le premier réflexe de tout nouvel utilisateur de iPhone c’est d’essayer la fonction téléphonie, la fonctionnalité lecteur de musique ou d’autres trucs du genre, les fonctionnalités relatifs à la protection de l’environnement passent souvent au second plan.

Et quand je vous parle d’environnement, je ne vous parle pas nécessairement de sauver la planète au économisant votre batterie. C’est bien, évidemment, de sauver la planète. Mais c’est aussi bien de sauvegarder les yeux de vos voisins.

Huh?!? De que c’est??

Ok! Contexte…

Je suis dans l’autobus qui me ramène de Sherbrooke vers Montréal. Il est fait nuit noire, pas comme la nuit à Montréal avec ses néons, plutôt nuit noire comme en pleine campagne entre Eastman et St-Étienne-de-Bolton.

Donc, vraiment nuit noire…

Puis, vlam! Je ressent un brulure vive à l’oeil. Je ne vois plus rien. C’est mon voisin de siège devant moi qui vient d’allumer son iPhone. Je vous jure, j’avais l’impression d’être un chevreuil sur la route alors qu’une voiture décide d’allumer ses phares anti-brumes!! Qu’est-ce que c’est ça?? L’ombre de sa tête se projette vers le plafond comme une ombre chinoise. Son machin éclaire sur trois ou quatre rangées de siège!

Wam!! C’est à nouveau nuit noire. Mon oeil a à peine eut le temps s’adapter à la lumière que son iPhone s’éteint. Je ne vous ment pas. Il a ainsi allumé et éteint son foutu machin une centaine de fois le long du trajet Sherbrooke – Montréal. Puis comme sur le bord d’un lac, les autres passagers, tel des mouches à feu, se sont mis aussi s’illuminer et à regarder, qui son cellulaire, qui son lecteur MP3…

Arrrrrrrgggggg!!!

Au secours!!

Je me réjouissait qu’il n’y avait les éternelles conversations inopportunes qui saoule de banalité. Voilà que je suis au milieu d’un troupeau de trippeux de message-textes. Clic-clique-clique-clic. Blip Blip! Un autre message qui arrive, une autre lumière qui s’allume, une autre ombre de tête au plafond.

Je viens de trouver un nouvel exemple de pollution lumineuse!! Une pollution lumineuse intérieure.

J’ai les rétines qui sentent le brulé…

Vivement que j’arrive chez moi, que je ferme les lumières, que je me couche…  que je ferme les yeux…

Ok… Juste après que j’ais regardé si j’ai reçu des emails…

seizures[1]

mercredi 13 janvier 2010

Comment manger un éléphant

elephant_puzzle_4F[1]

Il y a des défaitistes. Ceux qui ne bougent pas de peur d’échouer, de se casser la gueule. Ceux qui n’entreprennent rien qui perdre leur confort douillet.

Il y a aussi ceux qui ont une ambition débordante. Qui promettent mers et monde, la lune en prime. Et le pire, les torrieux, c’est qu’ils réussissent! Ils grimpent le mont Everest, fondent des empires financiers, écrivent des encyclopédies.

Le problème c’est quand on essais de faire pareil, on se décourage et on se dit qu’on n’est pas fait pour ces grandes aventures et on se contente de rester dans chez soi.

Alors comment manger un éléphant? Facile! Tellement facile! Une bouchée à la fois. De la méthode, de la rigueur, de la patience et de la persévérance.

dessiner-un-elephant1[1]C’est là que la plupart d’entre nous échouons. De la méthode (des petites bouchées), de la rigueur (rien que des petites bouchées), de la persévérance (il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de bouchées dans un éléphant) et de la patience (parce qu’il ne faut pas ce le cacher c’est quand même long à manger un éléphant). Si vous oubliez une seule composante, c’est l’échec.

Il faut savoir choisir la grosseur des bouchées. Trop grosse et vous allez vous étouffer. Je sais, moi aussi j’aime bien arriver à destination le plus vite possible. Mais il est impératif de choisir des intervalles d’objectifs intermédiaires dont les réussites favorisent l’estime et la confiance en soi. Comme les barreaux d’une échelle, c’est la réussite à gravir un échelon qui sert de base pour atteindre le suivant.

Et puis ce sont les réussites qui donne l’énergie de la persévérance. La persévérance sans réussite se tarie aussi surement qu’un ruisseau coupé de sa source. Se réjouir de nos petites victoires n’est pas un manque d’ambition, bien au contraire.

Il y a aussi une bonne raison aussi pour bien choisir la grosseur de la première bouchée. C’est qu’au-delà du fait qu’on le réussissent ou non, il y a le fait qu’on se met en mouvement. Combattre l’inertie c’est la plus grande victoire. Parce que 1 +1 font 2, même .000001 + .000001 font .000002. Mais 0 + 0 ça reste 0. Quelque soit le nombre de fois qu’on recommence.

Et une fois que l’on s’est mis en mouvement, c’est irréversible. On arrivera à la destination. Avec un peu de patience.

Alors, n’écoutez pas ceux qui vous disent que vous n’êtes pas ceci ou cela. Que vous n’avez pas ce qu’il faut pour arriver. Parce que la seule chose qui pourrait vous stopper… c’est votre manque de patience.

Et avec de la patience on arrive à tout

Après tout, les Cromagnons, eux, les mangeaient bien leurs mammouths, il y a 30,000 ans!

vendredi 8 janvier 2010

Glacier urbain

 

glacierHymus[1] On a beau dire que la planète se réchauffe, le froid nous offre encore des spectacles étonnants, même au cœur des villes.

L’année dernière, je vous avais déjà parlé de ce petit rond de glace qui me faisait trébuché en sortant du bureau. On dit souvent qu’un édifice d’où pendent des glaçons est la marque d’un problème d’isolation et d’indice d’une perte de chaleur. Mais là avouez qu’on ne parle plus ici d’un petit glaçon qu’on casse et qu’on s’amuse à sucer pour le plaisir. Ni même d’un de ces jeux d’hiver qui nous font s’élancer dans les airs pour essayer d’attraper ces étincelles glacés qui s’étirent le long des corniches.

Non. Ici, on parle d’un glaçon, que dis-je, d’une parois d’escalade de glace de calibre professionnel. La photo ci-contre prise ce matin montre l’évolution d’un bloc de glace d’une huitaine de pouces d’épaisseur qui s’est formé en moins de quatre jours. Si, si! Quatre jours où l’épais manteau de neige sur la corniche qui surplombe la porte, résultat des tempêtes récentes, et qui fond, vitesse grand V malgré que la température oscille entre –10 et –5 degré C. s’écoule sans répit le long du mur. Couche après couche, l’eau forme une véritable colonne gelée. C’est beau hein?

À part quelques coups de marteau donnés en vain pour l’affaiblir, le propriétaire de la bâtisse n’a pour le moment que répandu une poignée de gros sel sur le pas de la porte pour éviter qu’on perde pied en sortant.

Alors, les paris sont ouverts. Dans combien de jours (d’heure?) la porte sera recouverte? Est-ce que je devrais trainer ma canette de dégivreur de serrure pour aller travailler??

mercredi 9 septembre 2009

Comment est-ce qu’on faisait avant?

Prendre des vacances.

Souvent on ne se rend pas compte avant de les prendre à quel point on en avait besoin. Dans le roulement effréné de la vie, on fini par croire que c’est un rythme normal, on fini par croire qu’on n’est plus à la hauteur de tâches qui nous étaient assignées. Pour compenser, on fini par prendre des raccourcis. On cesse de penser, de regarder autour de soi, de s’émerveiller. C’est dommage car autour de soi il y a toutes sortes de clins d’oeil.

Un de ces petits clins d’oeil s’est passé à Jemseg, au motel Lakeview. Petit motel, loin de tout, entre Moncton et Fredericton au Nouveau-Brunswick, j’ai eu le plaisir de voir un de ces petits objets, aujourd’hui désuets, qui étaient autrefois d’usage très courant. Un décapsuleur murale!
Indispensable pour décapsuler les bouteilles de Coke ou de bière (selon l’âge qu’on avait). J’ai des souvenirs précis de celui qui était chez mes grands-parents sous le comptoir de cuisine. Aujourd’hui, avec les bouchons dévissables, les décapsuleurs sont devenu caduques, obsolètes, désuets. Ceux qui n’ont pas connu cette époque ne se pose même pas la question sur comment on faisait avant pour ouvrir les bouteilles. Parce qu’aujourd’hui on n’arrive même plus à imaginer qu’un bouchon ne puisse se dévisser d’un coup sec du poignet.

Comment est-ce qu’on faisait avant?

C’est drôle comment on a la mémoire courte. On prend pour acquis toutes ces choses qui nous entourent.

Je me souviens un jour il y a une quinzaine d’années, alors que je travaillais dans une station de radio communautaire, quelqu’un nous avait appelé au téléphone pour nous demander notre numéro de fax. “Euh! Désolé nous n’avons pas de fax. Hein?!? Comment fait-on alors pour vous envoyer un communiqué. Bien madame, il y a une invention simple qui s’appelle la poste et ça fonctionne depuis plusieurs centaines d’années”, lui avais-je répondu.

Je sourie. Aujourd’hui, on se demande comment on peut survivre si on n’a pas d’adresse de courriel.

Ou de cellulaire.

C’est fou comment maintenant on ne peut plus parler à personne dans la rue. Si on ose, on oblige quasiment la personne à devoir d’abord raccrocher son cellulaire. C’est gênant. On se demande si les téléphones publiques servent encore de nos jours.

Quand je pense que ma grand-mère n’a vu l’arrivée de l’électricité à la maison qu’à la âge de dix-huit ans… Comment est-ce qu’ils faisaient avant??? Pas de lumière, de télé, d’internet?!? Arrrrgggh! Au secours!

Comment Christophe Colomb, même, a osé se lancer dans son voyage insensé pour traverser la mer Océane alors que moi, pour aller planifier mes vacances à Terre-Neuve, j’ai passé des jours à consulter Google Maps!

Remarquez qu’il se serait au moins rendu sans encombre dans les Indes Orientales…

samedi 13 juin 2009

Dans le ventre de la bulle…

Y a-t-il un objet qui peut se targuer d’avoir autant de facettes d’usage que l’automobile. Une auto n’est pas que l’assemblage de ferraille, de boulon, de pneu et de verre. C’est beaucoup plus que ça.

Parapluie

Oh! Il pleut. Bah on va prendre le char pour aller dîner.

Snack bar

Oh il y a trop de monde à l’intérieur. Passe donc à la commande à l’auto, on mangera dans le stationnement. “Krjjjzuitt… Est-ce… Ghszzzthdhd.. prendre la commande? Bhpshhtzzzz… uichet 2! Avancez merci!”

Char allégorique

Viens-t-en bébé on s’en va se promener sur Ste-Catherine. J’veux montrer mon nouveau char!

Discothèque

Boum tss bomm tss Boom tss tss Bom BoumBoum tss bomm tss Boom tss tss Bom BoumBoum tss bomm tss Boom tss tss Bom Boum tss bomm tss Boom tss tss Bom Vrrrrrrrrouuuuuumm!

Indice de statut social

Misère! As-tu vu son taco? Pourtant il me semble qu’il fait un bon salaire! Y pourrait se permettre mieux, non? Wow| As-tu vu l’autre toi? Ça va chercher dans les combien ça?

Coffre-fort

Chéri! Irais-tu mettre mes sacs dans l’auto? Pendant ce temps-là je vais aller voir les aubaines chez Sears…

Annexe du bureau

Check moi ça! J’ai l’internet par satellite. Je peux recevoir mes fax dans l’auto, consulter les dossiers de mon client pendant que je suis sur la route! Pis regarde ça! Mon mini-bar impressionne toujours mes prospects.

Chambre à coucher

As-tu vu dans le stationnement le char plein de buée dans les vitres? C’est le gardien de sécurité qui doit l’avoir la vue avec ses caméras de sécurité, toi!

Panneau publicitaire

http://www.carlogo.com/

Déménageur

Transport en commun

Bélier

Hey! J’ai une idée! On devrait voler une voiture et s’en servir pour défoncer le dépanneur!

Masque d’Halloween

C’est l’usage que je comprend le moins. Je suis piéton et la nuit parmi les voitures qui me dépasse, il y a toujours un groupe d’ados (sinon d’âge en tout cas de mentalité) qui ouvre la fenêtre et qui hurle à la mort. La nuit dernière ça m’est arrivé 5 fois! En moins d’une heure! Expliquez moi ce qu’il y a dans cette bulle de protection d’anonymat illusoire que représente la voiture la nuit qui pousse les gens à jouer à “A soir on va faire peur au monde!!”. Une bulle qui invite à l’immunité de comportement?

Évidemment, que ça fout les jetons, quand en traversant sur un viaduc, un cri d’outre-tombe te sort de ta réflexion piétonnière. Le cerveau tombe en mode alerte, l’adrénaline s’active. Hein? Quoi!?! Suis-je en danger de me faire ramasser par une voiture? Y a un accident? Une voiture qui dérape et qui va me faucher? Un jour, je vous le dit, il y en a un qui va se prendre une roche derrière la tête. Il aura beau faire du 0-100 km/km en 4 secondes.

Ces jours-là je rêve d’une ligne de délation où je pourrais mentionner les numéros plaque des cons de la route et que ça puisse peser dans la balance du policier qui les intercepterais, par routine, à un contrôle quelconque.

Je vous l’avoue j’en deviendrais un abonné régulier…

Hier j’ai fantasmé. M’approcher d’une voiture aux fenêtre ouvertes à un feu rouge, puis…

Ouaaaaaaarghhhhhh!

Ben non! C’est encore ce con de jeu d’ado! Faut croire que j’ai un tête qui les attire…

dimanche 7 juin 2009

Hâvre de paix

Ce n'est pas tous les jours que ça arrive mais, quand ça arrive, je dois dire que c'est rafraichissant. Samedi, je faisais de commission et j'attendais l'autobus. Il est midi trente, l'autobus 177 arrive à l'arrêt, la porte s'ouvre. Le chauffeur se tourne sur son siège et nous dit: Bonjour mesdames et messieurs, bienvenue dans ce hâvre de paix!

Wow!

Ça change de l'intense indifférence qu'on rencontre d'habitude. C'est vrai que ce détachement est une protection nécessaire contre toutes ces aggressions quotidiennes que ces chauffeurs vivent. La masse des usagers, le stress de la vie aidant, ne sont pas toujours polis. Après avoir attendu plus que leur quota de patience sur un coin de rue, dans le froid et la pluie, après s'être fait éclaboussé par les automobilistes peu soucieux des pédestres, les voyageurs ont souvent l'humeur acéré.

Pourtant ça ne coûte rien. Un chauffeur aux tempes grises et à la moustache rieuse (style capitaine Bonhomme) a décidé ce jour là de faire une différence et de désamorcer toutes tensions. Parce que lui a compris une chose: il transporte des gens. Alors que d'autres respectent des horaires d'autobus, lui, il transporte des gens.

La différence est subtile mais quand on comprend ça on n'est moins à en clin à bouillir d'incompréhension devant certains comportements des chauffeurs. Plus tard dans un autre autobus, la 64, une chauffeuse s'arrête à 50 mètres de l'arrêt-terminus coin Grenet et de Serre. Une vieille dame bougonne: à croire que c'est à qui s'arrêtera le plus loin de l'arrêt. La chauffeuse, elle, respecte des horaires. Elle ne repart que dans 15 minutes et elle se met donc en retrait. Tant pis si les usagers doivent marcher pour se rendre à leur transfert. Pendant ce temps, l'autre autobus, la 69, décolle et n'attend pas que les passagers de la 64 qui viennent de descendre. Encore là, le chauffeur de la 69 respecte les horaires. Tant pis si les passagers doivent attendre 15 minutes pour la suivante. Les transferts entre autobus ne sont pas de sa jurisdiction. C'est écrit dans le règlement: les passagers doivent être à l'arrêt 2 minutes avant.

Ce n'est pas la faute des chauffeurs, pris individuellement. Ce sont les règles de la Société de Transport de Montréal qui sont stricte. Après tout au nombre d'autobus, de trajets, de services qu'elle doit coordonner, ça prend des règles. Et il y a des syndicats de chauffeurs. Tout ce beau monde en ont plein les bras.

Heureusement, il y a encore quelques humains qui conduisent les autobus et qui se rappelle qu'ils transportent des gens. Ils attendent pour les transferts, ils signalent l'arrivée à destinations pour ceux qui ont exprimer le besoin de savoir quand ils seront rendu, qui disent bonjour.

J'ai d'ailleurs toujours un petit sourire pour mon chauffeur préféré. Vous savez? Celui qui annonce le nom des arrêts avec sa voix de ténor chantante. A-caaaadiiiiiiiiii-ie!

dimanche 17 mai 2009

C’est pour votre bien

Une dame de 38 ans a été arrêtée, menottée et condamnée à payer 420$ pour ne pas avoir tenu la rampe dans un escalier roulant dans le métro de Laval.

C’est vrai que les gens sont bougrement imprudent. A-t-on idée de jouer au cascadeur du dimanche en pleine heure de pointe dans le métro, et ce un mercredi!

C’est parce que les gens sont de vrai casse-cou que les entreprises sont obligées de pondre des règlements comme ça. Parce que les gens ne le savent pas mais des escaliers c’est extrêmement dangereux. Non, non, je ne blague pas. 23 personnes ont été blessées en 2004 dans un accident d’escalier roulant et on dû être conduit à l’hôpital.








Reportage LCN (Octobre 2004)

 

Moi je dis qu’on ne devrait pas lésiner. On devrait carrément installer des bancs avec des ceintures de sécurité. Si la STM se sent incapable de gérer ce genre de risque correctement elle devrait peut-être offrir la sous-traitance à Six-Flags les propriétaires de La Ronde. S’ils sont capable de faire tournoyer des gens dans les airs dans tous les sens comme dans le manège le Vampire et les ramener sans encombre au départ, ils sont surement capable d’assurer la sécurité des promeneurs inconscients dans les méandres des corridors des stations de métro.

Mais je doute que la STM soit à ce point soucieux de la sécurité des usagers.

Après tout, ce sont eux qui ont continué à laisser en service un arrêt d’autobus sur une rue sans trottoir malgré qu’ils faisaient des travaux à la station de métro. Sur Henri-Bourrassa… Une rue où des milliers de voitures (et des autobus) passent continuellement. Ça, ça devait être moins dangereux que de se servir de l’escalier roulant “sans les mains”.

 

C’est sans compter la propension des chauffeurs d’autobus à démarrer en trombe avant même que les personnes agées n’ait eu le temps de s’agripper ou de s’asseoir convenablement.

Mais, c’est un triste constat, nous sommes maintenant dans une société qui refuse d’avoir à assumer le fait que la vie comporte des risques. Comme cette poursuite contre McDonald pour des brûlures causé par un café. C’est pour ça que les entreprises ne prennent plus de chance et mettent des affiches demandant de ne pas utiliser de séchoir à cheveux sous la douche ou de ne pas conduire de machinerie lourde après avoir utiliser du sirop contre la toux pour enfant. Oh, il y a des mesures concrètes qui ont été prises pour minimiser les effets négatifs de certains risques et c’est bienvenue. L’alcool au volant, les vaccins, les règlements de la route.

Mais il y a un niveau où le bénéfice de société est si mince que les mesures devraient être laissé à la discrétion des personnes elles-mêmes. Comme de décider si le risque de chute est suffisamment minime si quelqu’un décide de lâcher la rampe pour fouiller dans sa sacoche. C’est un choix personnel qui n’a pas à être renforcer par des mesures policières indues.

Parce qu’à ce compte là, aussi bien instaurer l’obligation des prises de sang à l’entrée des McDonalds pour limiter l’accès à ceux qui ont un taux de cholestérol élevé.

Après tout c’est pour votre bien…

jeudi 16 avril 2009

Au-delà des simples causes

Si on prenait le temps, des fois, on se rendrait compte qu’il ne suffit pas toujours d’appliquer la première solution qu’on trouve pour régler les problèmes de tous les jours.

Un soir, cet hiver, alors que je sortais du bureau, j’ai glissé et je me suis retrouvé par terre. Que voulez-vous? Une ampoule était grillée et je n’avais pu voir où je mettais les pieds, causant ma chute.

Solution? Simple, remplacer l’ampoule ou partir du travail plus tôt à la faveur de la lumière du jour.

Ok, ok, je ne peux quand même pas finir de travailler à 15h durant l’hiver juste pour ne pas trébucher quand je marche. Mon patron n’aimerais pas ça. C’est plus simple de changer l’ampoule…

N’importe qui d’autre ne chercherait pas d’autres solutions n’est-ce pas? Après tout, changer l’ampoule m’aurait permis de voir le rond de glace sur le trottoir; c’est bien suffisant.

Attendez! Le problème n’est pas l’absence de lumière mais le rond de glace! Aha! Je devrais mettre des bottes avec des crampons à la place. Même sans lumière je ne trébucherais pas. Bien mieux non? Après tout c’est l’hiver non?

Non. mieux! Je vais mettre du sel dans l’entrée devant la porte. Fini la glace! Sauf que ce midi il n’y avait pas de glace, il me semble… Alors que je regardais la flaque d’eau un midi j’ai soudain un froid dans le dos. Ben voyons! J’ai la tête et le dos mouillé? Je regarde en l’air. Tiens il y a des gouttes d’eau qui tombent du surplomb au dessus de la porte. Voilà donc la source de ce qui cause la flaque d’eau qui gèle aussitôt le soir venu.

On pourrait bien installer une gouttière. Ça, ça commence à ressembler à une solution un peu plus permanente. Quelque chose de sérieux enfin! Y a de quoi être fier de soi! Après tout, il y en a qui se contenterait simplement de mettre du sel, jour après jour, devant la porte.

Un instant… j’y pense… Comment ça se fait que la neige sur le surplomb fond comme ça si vite même si la température n’a pas dépassé le point de congélation depuis des jours?

Dans mon métier, la programmation, je passe mes journées à réfléchir à la cause des choses. Parce que je suis loin d’être parfait et que les solutions que j’imagine sont, ou imparfaite, ou incomplète, des problèmes, des “bugs” surviennent de temps à autre dans les programmes que j’écris. Et les symptômes de ces bugs sont quelques fois loin d’être évident. Une validation défaillante, une configuration incomplète et booum! trois mois plus tard, une combinaison d’actions non prévues effectuées par un utilisateur se transforme en bizarrerie, un dysfonctionnement ou carrément un plantage en règle. Ça prend un persévérance particulière pour ne pas s’arrêter au sens littéral d’un message d’erreur et de creuser pour trouver la cause première. Sinon on ne fait que masquer le problème, voire pelleter en avant. Sinon, quand on s’y en attendra plus, le problème va resurgir de plus belle. “Coudonc? On l’avait pas réglé ce problème là?” D’où la nécessité d’exercer sa capacité à se poser des questions, d’aller au-delà des simples causes, de faire des rapprochements pas évident.

Dans mon bureau, il y a un thermostat. Vous savez? Un petit appareil qui régule le fonctionnement d’une chaufferette grâce à un capteur qui mesure la température ambiante. Or il semble que, suite à des changements de position d’un mur, consécutif à la succession de locataire, chacun réaménageant les divisions, le thermostat se soit retrouvé du mauvais côté du mur, c’est à dire que les chaufferettes ne sont pas dans la même pièce que le thermostat. Comme le thermostat est dans une pièce où un grande fenêtre laisse entrer le soleil. Pour compenser, la climatisation refroidi cette pièce (un autre senseur contrôle la circulation d’air). Or le thermostat réagit à ces baisses de température et contrebalance. Enfin, c’est ce qu’il croit et la température augmente dans l’autre pièce. Ce combat entre climatisation et chauffage, par pièce interposée a un “tout petit” inconvénient… Il surchauffe le mur donnant sur l’extérieur et l’isolation étant déficient la chaleur va vers l’extérieur… Devinez où? Le surplomb au dessus de la porte d’entrée (nous sommes au deuxième étage), faisant ainsi fondre la neige les jours de grand soleil sous zéro! Certains jours, les gouttes forment même un stalagmite de glace devant la porte. Ça empêche la porte de se fermer correctement, laissant encore plus de chaleur sortir. Boucle rétroactive positive…

Hé hé!

Je suis fort à ce jeu là.

Toute cette dépense d’énergie inutile, ce n’est pas bon pour l’environnement. On est tellement gourmand en énergie. Oh, je n’irai pas jusqu’à dire que mon petit thermostat est la cause de notre dépendance au pétrole et de la guerre en Irak…

Quoique…

Ça énerve surement le propriétaire d’avoir à subir des hausses de coût en matière de chauffage de la bâtisse. Lui, en terme de solution n’a pas dépassé le niveau “grosse poignée de sel chaque jour devant la porte”. Pas étonnant qu’il veuille augmenter le loyer, que mon patron refuse l’augmentation, qu’il veuille déménager et que j’aie à me trouver un jour un autre appartement.

Pourtant, un petit coup de tournevis… Hop! Le thermostat pourrait se retrouver de l’autre côté du mur… Ça couterait… rien… rien pantoute!

Ce sont parfois la somme de toutes nos petites négligences qui noircissent nos horizons.

Heureusement! Il y a des gens qui ont le regard qui porte plus loin que d’autres….

Ouais! Je suis vraiment fort à ce jeu là…