mardi 2 novembre 2010

To boldly go where no IP has gone before

Ça y est! Vous êtes en promenade, comme ça, nonchalamment. Puis au milieu de nulle part, au sommet du Mt. Everest genre (?!?), vous vous dites: Je ne sais pas si j’ai des courriels, moi là? Plus besoin d’une antenne satellite… juste une petite clé 3G. Près du village Gorakshep, à 5200 mètres d’altitude, une antenne pour la communication internet a été installé et le signal se rend jusqu’au sommet.

MtEverest

InternetToilette

Si vous êtes du genre plus solitaire n’ayez crainte. Même “là où le roi va seul”, il est possible de ne plus se sentir seul et de communiquer à loisir. Le dernier royaume où trônait encore les revues, ou les journaux, pour ceux qui trouvait le temps long durant leur besogne, se trouve maintenant face à un concurrent de taille. De quoi mettre en péril les abonnements au Reader’s Digest…

SansFil

Merci St-Hubert !

D’ailleurs, même les astronautes… les pauvres… Avant cette année, ceux-ci devaient passer absolument par Houston pour communiquer. Mais plus maintenant! Si ce n’est pas encore l’internet haute-vitesse, ils peuvent depuis janvier dernier se servir de Twitter sans assistance. Et ce dix ans après le début de la construction de la station spatiale.

Un bel exemple de cordonnier mal chaussé. En l’an 2000 pourtant il avait déjà installé un noeud internet dans l’espace.

Je crois bien que pour la suite des aventures de la Nasa, ils devront songer, plutôt qu’à chercher à réinventer constamment du sur-mesure pour leur besoin, chercher utiliser ce que d’autres ont fait des retombés de la conquête spatiale. Ce serait de toute manière une belle façon de rendre hommage aux avancés de la technologie depuis leur retour de la lune.

Vous saviez que pour aller sur la lune, l’ordinateur de bord n’avait que 192 K de mémoire? Même pas assez pour stocker ma photo de l’affiche de St-Hubert… Elle n’a pourtant que 247 K !!

mardi 19 octobre 2010

Moi y’en a vouloir aussi des sous

ou “J’ai payé pour alors j’en fais ce que je veux!”

emission28.100857.287x161[1] Hier j’écoutais l’émission M. Net à Musique Plus. Un intéressant débat sur la problématique des gros commerçants comme Futureshop qui se sont lancé dans la revente de jeux usagés. Les compagnies de créateurs de jeux n’aiment pas qu’on fasse de l’argent en vendant deux, trois, quatre fois le même jeux sans qu’ils aient leur part. Après tout, eux n’ont eu qu’une seule fois les revenus lors de la vente au distributeur.

“Pourtant, les livres ont souvent de multiples propriétaires sans que les maisons d’éditions en profitent eux-même”, disait l’un des débateurs.

Il aurait raison si ce n’était de sa compréhension des modèles de génération de revenus adoptés pour les logiciels.

L’industrie du logiciel a un modèle de génération de revenus très différent de la plupart des autres biens et services.

Par exemple, un artisan fabrique un balai. Il vend le 12$. Vous le payez et partez avec le balai. Vous devenez le propriétaire du balai. C’est simple. Peu importe que vous l’utilisiez une seule fois, le découpiez en petits morceaux, allumiez le foyer avec, c’est votre balai. Vous pouvez le revendre au voisin, le louer, l’utiliser en entreprise, vous faire payer pour utiliser votre balai. Ça c’est le modèle pour les objets physiques.

Les logiciels ça c’est intangible. Ce ne sont pas ces règles là qui sont utilisé.

voiture-ecolo[1] Vous achetez une voiture. Ça aussi c’est physique. Donc vous le payez, vous pouvez en faire ce que vous voulez… sauf une seule chose: rouler sur la voie publique. En effet, pour ce faire vous devez obtenir un droit de circulation, sous la forme d’une plaque d’immatriculation, payable chaque année. Le conducteur doit également posséder un permis de compétence pour le conduire, aussi payable chaque année. C’est plus compliqué mais c’est quand même compris pas la plupart des gens.

Vous achetez un disque de musique. En plus du support physique, le CD en lui même, vous obtenez un élément intangible: le droit d’exécution privée, c’est à dire le droit de le faire jouer privément. On voit donc déjà que l’utilisation en plus restreint. Si vous voulez faire un party et le faire jouer?  L’utiliser comme fond sonore d’une vidéo sur YouTube? Aha! Il vous faudra payer les droits d’exécution publique. Comme le cas, d’une radio (même diffusée sur internet!) il faut payer des droits. Ils ne sont pas inclus dans le prix d’achat du disque.

Les logiciels aussi sont des biens intangibles. Il ne s’agit pas d’un récipient de bits magnétiques disposé sur un support physique. Ce qu’on croit être le prix d’achat du logiciel est en fait une licence d’utilisation. Ce n’est pas un transfert de propriété du logiciel. La propriété intellectuel, c.-à-dire le droit d’auteur. Les règles d’utilisation font l’objet d’un contrat entre les concepteurs et les utilisateurs. le CLUF, contrat de licence utilisateur final. Ou EULA en anglais. Vous savez? Quand vous installer le logiciel, le fameux texte de bla bla avec les deux boutons (J’accepte/Je refuse), c’est le contrat que vous signez.

vd2[1]

Ensuite, les conditions d’utilisation… c’est là que ça se complique. Et c’est important justement pour déterminer le juste prix: qu’est-ce qu’une utilisation? Le logiciel n’est pas le support où se trouve les fichiers. C’est lorsqu’il est actif et fonctionnel, en mémoire. On peut compter en fonction du nombre d’utilisateur à un moment donné. Mais si le logiciel roule sur deux machines? S’il roule sur une seule machine, il y a peut-être plusieurs instances qui tourne en mémoire.

Plus complexe encore, il n’y a peut-être qu’une copie en mémoire mais deux CPU ou processeurs, chacun exécutant des segments de code en simultané. Est-ce deux utilisations? Comme deux chevaux tirant une même charrue? Ou deux chevaux tirant deux charrues pour labourer plus rapidement un champs?… ou deux champs?

Mais voilà, la technologie avançant, il y a la virtualisation, matériel ou logiciel, permettant de simuler de multiples environnements matériels sur un même ordinateur. Est-ce qu’on compte ces simulations comme des environnements distincts sur lequel le logiciel peut être en utilisation? Et de tout ça dépendra le prix qui sera demandé pour utiliser le logiciel.

ordinateur[1]

Voyez? Il y a plus que des clauses de non-copies dans ces contrats d’utilisation. Il existe aussi des clauses de non-transférabilité. Comme celles qui régissent les versions de Windows déjà installées sur un nouvel ordinateur. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de CD d’installation de Windows qui viennent avec la machine, juste des disques de réinstallation d’urgence.

C’est aussi pour ça que les mises à jour coûte moins cher que les licences complètes.

On est loin du prix du balai, non?

Tant qu’a faire… je pense que je faire un peu de ménage sur mon disque dur aussi…

balai

vendredi 17 septembre 2010

Il était une fois, dans pays lointain…

Ah! Les livres!

Hormis les promenades dans la forêt, il y a bien peu de lieux qui m’enflamment plus que les promenades dans une librairie. C’est touffu, plein de recoins regorgeant de mille et un plaisir de la découverte. C’est comme un mer de possibilités qui attendent, là, à portée de main…

Du Rififi aux Batignolles

Me promenant ainsi au hasard, dans les rayons, je me suis soudain étonné. Je cherche, je cherche, mes pas se précisent. Il y a une étrange disproportion dans certain type de livre. Et je n’arrive pas à me l’expliquer.

Comment se fait-il que l’on trouve des centaines de livres qui montrent comment faire de la peinture à l’huile, du dessin, qui enseignent à jouer du piano, de la guitare, à faire du macramé, de la photographie, du scrapbooking… et si peu sur l’écriture. Les seuls livres sur l’art d’écrire sont largement dominé en proportion par des dictionnaires, des grammaires, les pièges du français. Des normes, des règles… Mais sur l’art de la rédaction? C’est fou non?

5149U7w%2BRmL._SS500_[1] Avouez-le, l’Art de rédiger un C.V. tiens plus d’un bouquin sur le marketing personnel que l’art oratoire. Ou encore les recueils de lettre-type pour toutes occasions.

On en viendrait à croire qu’il y a plus de gens qui veulent devenir des Michel-Ange que des Michel Tremblay…

C’est étrange non?

Pourtant la littérature n’est pas comme les mémoires mortes d’ordinateur, ROM: Read-Only Memory c.-à-d. à lecture seulement. C’est aussi un art où tout le monde peut participer. Écrire demande encore moins de matériel que la peinture à l’huile. Juste un crayon!

“Sauf que ça prend un éditeur, un maison d’édition avec des réseaux de distribution… bla bla bla”, diront certains. Ça c’est des ambitions de professionnel, ça. On peut faire du macramé sans nécessairement réserver un kiosque au Salon des métiers d’art pour vendre sa production.

Écrire simplement pour le plaisir. Ça semble un plaisir rare. Ou qui ne s’enseigne pas, apparemment.

“Ah! Le talent ça ne s’acquiert pas. On l’a ou on l’a pas.”

Bien voyons!! On peut écrire avec plaisir, même sans talent.

Il n’y a que les puristes et les élitistes pour penser ça. Se gosser un petit poème, ou un article dans un blog, ça ne relève que du plaisir de son auteur. Et il n’y a pas de diplôme pour sanctionner mon plaisir.

Construire un texte, surprendre le lecteur, tricoter une intrigue, développer un personnage, un idée…

Il y a bien des DVD avec des exercices cardio, de Pilates, de Yoga…

Pourquoi pas des exercices de l’imagination? Allez! une, deux, une deux… désolé… plutôt a, b, a, b, a, b…

Il était une fois, un sujet qui avait le verbe facile mais qui cherchait un complément de circonstance pour ses adjectifs à rebondissement…

ecrire[1]

samedi 7 août 2010

Homo epaitus

L’Homo Epaitus… c’est une sorte de con qui, contrairement à ses compatriotes, manque un nombre variable de neurones, lesquelles font habituellement le pont entre le jugement et la civilité. 

Ce soir, pour déconnecter du bureau, je m’installe dans une salle de cinéma. Un bon film d’action m’aidera à mettre mon cerveau à “off” pour le début des vacances. Les publicités et extrait des films à venir débutent…

Ploc, ploc! Deux pieds, qui selon toutes vraisemblances appartiennent au spectateur assis dans la rangée derrière moi, se pose sur les dossiers du banc vide à côté de moi. De ma tête pour être plus précis… Grrr! Mes vacances commencent, je ne vais pas m’énerver maintenant. Ploc, ploc! Son copain fait pareil. Ah oui! Ce genre de spécimen là se déplace souvent en troupeau, je l’oubliait. Les publicités se terminent et soudain les deux pieds disparaissent. Bon!! Je décrispe un peu. Finalement, il aura compris.

Chlunk, chlunk, ploc, ploc! Je rêve, j’hallucine. Le type s’est déchaussé et remis ses pieds en V sur le dossier.

Qu’est-ce que je fais, qu’est-ce que je fais?

Il y des cons dans la vie mais celui-là a un sans-gêne incroyable. Je pressens que toute réaction sera vaine.

On pourrait en rester là, constater le premier niveau de stupidité de l’Homo Epaitus. Mais la soirée est jeune…

Le film se termine, la foule sort du cinéma. Par petits groupes, la foule se sépare dans toutes les directions. Allant vers le métro, mes deux zozo me précèdent. Coudonc! Arrivant au coin de la rue, la foule s’arrête au feu rouge, des voitures finissent de circuler et une brèche dans la circulation se forme.

L’insondable profondeur de l’épaissitude se met en marche… Les zozo s’avancent et décident traverser l’intersection, sur le feu rouge. Mécontent une voiture de l’autre coté klaxonne et passe derrière les inconscients. Ceux-ci, nonchalant, se retournent, font des hey, hey, les bras en l’air comme si l’affront venait de la voiture. “Capote pas, relaxe, man!” Olé, la corrida urbaine!

Je vous entend… “On voit ça tous les jours, il n’y a pas de quoi fouetter un chat!”

C’est la somme des je-m’en-foutisme qui font les drames. L’incapacité à faire passer sa bulle, sa petite personne après le civisme de la vie en société. Le civisme, pas même besoin d’aller jusqu’à la compassion, la empathie, la considération. Juste le respect des règles… genre: on traverse pas une intersection achalandée sur la rouge.

Le drame?

Une voiture un peu plus loin se prépare sa zone de stationnement. Voyant que “la foule” a commencer à traverser, elle s’imagine que la voie est libre et s’avance. Or, la voiture klaxonnante, en furie contre mes zozo fait du doigt d’honneur à qui mieux mieux, négligeant de regarder devant, les yeux ayant par contrariété d’autres intérêts.

Vlaammm! Les voitures s’accrochent, en renfonce une troisième stationnée.

Gna gna gna gna!, font nos zozo qui continuent leur chemin, rires et applaudissements. Pour eux, ça ne sera qu’une anecdote de vendredi soir. “C’est quand même pas de ma faute, non?”.

Epais!!

Ça sert à ça, les règles de la vie urbaine! À éviter les accidents! À protéger les victimes de ceux qui n’ont de yeux que pour leur plaisir. Les autres on s’en fout…

L’insondable profondeur, mais là profond sérieux, de la connerie…

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jeudi 29 juillet 2010

À 100 milles à l’heure sur la route…

Vous avez sûrement déjà entendu cette expression là: comme un taureau dans un magasin de poterie chinoise? On voit déjà les images du carnage sans nom dans sa tête. On se dit ces pauvres petits plats de faïence ont bien peu de chance de survivre devant la charge de ces animaux, sans aucune conscience de la valeur des poteries, et leur maladresse légendaire.

Pourtant, l’expérience a été réalisée à l’émission MythBusters (ou Les stupéfiants en français):

Pas une seule petite brèche! Pas même un petit vacillement des étagères!

Pourtant…

Les êtres humains, pourtant capable de se projeter dans l’avenir, de faire des stratégies d’optimisation des mouvements, de calculer les coûts/bénéfices de chaque prise de risque, ces êtres humains quand on les met sur des routes de bitume, droites, en plein jour, l’été, par beau temps, se mettent à faucher piétons et cyclistes.

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“Je ne l’avais pas vu!”… “Il est apparu de nulle part”… “Je n’ai pas pu les éviter”…

On ne le croit jamais quand on dit que ça prend toute l’attention du conducteur pour utiliser un véhicule roulant sur la voie publique. On se croit en mesure d’utiliser “nos capacités excédentaires” pour jaser au téléphone, s’allumer une cigarette, lire une carte routière ou simplement laisser son esprit voyager au loin. N’importe quoi d’autre que ce qui se passe devant soi. Qui se passe ou qui pourrait se passer. Que pourrait-il se passer d’autre sur une route de si compliqué, voyons donc!

L’une des tâches les plus importants durant la conduite est justement d’anticiper. Un ballon du parc voisin peut faire un rebond, quelqu’un peut surgir d’entre deux véhicules stationnés. J’ai un collègue qui suivait un camion qui a perdu sa roue de secours en route! Un trottoir à droite, un autre véhicule à gauche… aucune sortie de secours et vlan! Le code de la route prévoit pourtant qu’on doive garder une longueur de voiture par tranche de 10km/h. Ça aurait dû être suffisant pour immobiliser la voiture et éviter des dégâts matériels.

Une longueur de voiture par tranche de 10km/h? A Montréal on ne voit jamais ça! C’est une invitation à se faire couper par au moins deux autres voitures ça.

Peut-être devrait-on troquer les voitures pour des taureaux? Il y aurait moins de dégâts sur la route. À moins de porter des dossards rouges, les piétons et les cyclistes auraient peut-être plus de chance de se faire éviter.

Et ne dites pas que c’est la faute des piétons ou des cyclistes. La responsabilité incombe à celui qui a la masse et la vitesse dans son arsenal d’en user avec intelligence et prévoyance…

Sinon, diminuez votre vitesse si vous ne pouvez assumer les conséquences…

vite[1]

dimanche 18 juillet 2010

Planifier l’inattendu

Non. Il ne s’agit pas de se lancer dans une carrière de gestion du risque dans un grande compagnie d’assurance.

Il s’agit plutôt de vacances.

La vie. dans sa version citadine, moderne et professionnelle, est souvent soumise à la rigueur de la planification. La dictature de la planification, j’oserais même dire. Dans un monde le chiffre est roi, la rentabilité du temps n’est pas matière à être laisser aux mains des folichons. Horaire d’autobus, heure de tombée et fenêtre d’opportunité. Le hasard, lui, reste au placard.

 

Cuclock2[1] Horloge, style Rube Goldberg.
Ou l’art de compliquer sans nécessité ce qui devrait au premier abord être simple.

Pourtant, quand vient la période de vacances, hormis l’excitation de l’expectative, la période qui précède est aussi un peu empreinte d’une sorte de panique.

Comme faire pour profiter “au maximum” de ce temps béni… Les réflexes acquis lors de notre vie de travail prennent facilement le dessus. Fouille intensive sur l’internet, tableau comparatif des forfaits vacances. Hmmm… Est-ce mieux ce forfait tout-inclus ci? Ne vais-je pas regretter le temps passer sur la route dans celui-la? Et si je vais dans ce chalet à la montagne, ne vais-je pas regretter de ne pas voir la mer? Tout est pesé.

J’en connais qui sont capable de quasiment te raconter leur vacances à la minute près, et ce AVANT même d’être parti. Bravo pour la magie.

Parce que ce temps est précieux, on oublie que ce qui marquera nos souvenirs ce sera la surprise, l’inattendu. Ce petit ingrédient qui s’immiscera dans nos bagages, ce petit grain de joie et de folie.

Alors, oubliez les rapports qualité/prix. Oubliez les retours sur investissement! Faites vos bagages mais laissez la moitié de vos valises sur le pas de la porte. Elles représenteront les soucis que vous devriez ne pas emporter avec vous. Les “au-cas-où”, les “mettons que si”. Et partez, l’esprit libre.

Lâchez vous lousse!! Car la fois que vous courrez sous la pluie, ayant ainsi oublié votre parapluie à la maison, sera peut-être l’occasion d’une rencontre inoubliable sous le porche d’un café bondé.

Ou sinon, gardez votre imperméable pour faire d’autre niaiserie…

Faites de vos vacances un exemple digne d’une machine de Rube Goldberg…

samedi 17 juillet 2010

Est-ce que tu veux être mon ami?

facebook-logo

C’est un drôle d’engin quand même non? Des personnes que tu n’avais pas vu depuis des années, des proches, des moins proches, et hop! promu ami en quelques clics. Des réseaux sociaux, il y en avait déjà eu dans le passé, des BBS jusqu’au forum de discussion, des “chat room”. Mais ce qui est nouveau c’est la transparence du réseautage. Une petite promenade dans les profils et voilà, sans autres cérémonies, la liste complète des amis, les communs, les autres. De profil en profil, on peut littéralement voir les liens d’influences des uns sur les autres.

Dans le monde des affaires c’est tout un autre histoire. Ne dit-on pas, en affaire point d’ami? Le seul passe-partout c’est le dollar. Allonge le pognon et je te dirai peut-être bonjour. Pas de passe droit, tout se négocie.

Donc pas d’ami en affaires.

A moins, évidemment, qu’un des partenaires ce soit le gouvernement…

Là, je ne sais pas pourquoi, on dirait qu’être ami du parti ça aide les affaires.

C’est comme ça que la compagnie Lockheed Martin a mis un site web annonçant la prochaine génération d’avion chasseur du Canada… avant même l’annonce du gouvernement canadien. Même pas un petit appel d’offre, rien. Ce sont les meilleurs, point. Et puis, il faut bien défendre nos frontières. Un contrat sans précédent de 16 milliards. 16 milliards. C’est pas juste l’épicerie de la semaine ça.

Il parait que les concurrents ne sont pas content. Il devrait faire comme dans la saga du métro.

Au Québec, le gouvernement avait demandé à la STM de négocier de gré à gré avec Bombardier pour le renouvellement de la flotte de métro. Pas d’appel d’offre. De toute façon, Bombardier, ce sont les meilleurs pour le métro de Montréal. Ce sont eux qui ont fait la deuxième génération les MR-73. Ils sont bons, ils sont québécois, ils sont parfait!!

Wo! Les moteurs, ont dit Alstom. Nous aussi ont fait des métros. Injonction de la cour, puis comme des amis, poignée de main. Consortium Bombardier-Alstom comme par magie. Puis, Zhuzhou les chinois veulent être de la partie. Puis ceux-ci débouté par leur obstination à vouloir des roues d’acier, la société espagnol CAF, lui, réussi à forcer la STM, finalement, de recourir à… un appel d’offre. Cinq ans perdus. Avoir commencer par ça, un appel d’offre, et on aurait probablement déjà nos premiers nouveaux wagons…

Le ville de Lachute, également, sans appel d’offre, a donné un contrat d’exploitation de biogaz. Exploitation pour 27 ans!! Sans appel d’offre.

jaimeC’est le fun, les amis!!

Hey, M. Harper! Est-ce que je peux être ton ami?

Il devrait y avoir un espèce de Facebook.gov ou un GovBook où les politiciens, les lobbyistes, mais surtout les gens d’affaires y seraient inscrit. Il doit y avoir dans ces réseaux là tellement de “notifications” intéressantes. Et puis, se promener dans les profils serait des plus instructifs. Juste pour savoir qui est l’ami de l’ami de l’ami… vous savez, ceux qui remplissent les enveloppes brunes.

Vous savez? Les enveloppes qui contiennent “les suggestions” de contrat…

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