lundi 14 février 2011

Paysage de sucre en poudre

C'est dimanche soir, le sommeil me fuit.

Que faire, sinon faire ce que j'aime le plus... marcher dans la neige fraichement tombée. Jeux d’ombres et de lumière tremblotante sous les lampadaires. Un léger halo de flocons couronne ces gardiens de lumière. Le vent lui-même se repose pour la nuit.

ruehivernuit

Les sons de la ville sont à l'étouffée. Le ciel de Montréal, malgré la nuit, est lumineux. Le sol blanc immaculé d'une neige innocente masque les outrages des abrasifs abusifs. Seuls les marques des bottes font des ponctuations sur le trottoir.

Puis au loin, se font entendre les rugissements des mécaniques. C'est l'heure de renchausser les "iglous" alignés le long des routes. Question de cultiver un peu la frustration matinale des automobilistes endormi.

 

À leur réveil, les automobilistes pourront constater le résultat de ces travailleurs nocturnes. Mais dans le fond, on sait bien à quel point ceux-ci savent que le printemps s’en vient et ils ne se découragent pas. On le verra quand, malgré leurs bras meurtris après un déglaçage frénétique, ils les brandiront vaillamment à leur passage et feront bourgeonner à l’unisson leur doigt d’honneur…

dimanche 30 janvier 2011

Mmmmm? Oui, oui, je t’écoute…

Un jour que je déjeunais chez Cora, j’observais un couple à la table voisine. Elle, penchée sur le journal, à faire un sudoku, lui, entière plongé dans l’écran de son téléphone, à répondre à ses courriels. Ça fait un bon dix minutes qu’ils n’ont pas dit un mot.

La serveuse approche de la table avec son pot de café. “On réchauffe votre café?”, dit-elle.

Aucune réaction.

La serveuse répète… La femme lève la tête si rapidement que la serveuse sursaute. Toute la table éclate alors de rire.

Compagnon de vie. Du latin companionem, de com (ensemble) et de panis (le pain). Ceux avec qui on partage le pain. Eux, à côté ne partagent guère plus que la même table on dirait.

Pourtant, il y avait communication. Il retournait ses courriels.

À tous les jours dans l’autobus, je vois des gens qui sont tous ensemble et qui communiquent. Ils communiquent mais pas entre eux. Celui-ci texte, l’autre parle à son cellulaire. Celle-ci change son statut sur Facebook. Je ne compte plus ceux qui twittent. (On conjuge ça comment twitter au plus que parfait du subjonctif?)

Il y a aujourd’hui un coupure en communication et présence physique. Il n’y a même plus nécessité de simultanéité. J’ai un ami qui m’a dit qu’il avait un nouvel emploi à Québec. “Tu déménage?”, je lui dis. Non, non, je vais travailler de chez moi.

Les nouvelles technologies changent bien des choses dans la vie moderne.

Il y en a même qui disent l’internet c’est maintenant de l’ordinaire, une chose banale, prise pour acquis.

Faux…

On n’a rien qu’à voir ce qui se passe en Égypte ces temps-ci. Un dirigeant qui n’arrive plus à rester connecté avec sa population. La population s’agite, réclame, manifeste. Assez, c’est assez. Les troubles s’installent. Que fait le gouvernement?

Il coupe l’internet et les services cellulaires.

Du jamais vu, nulle part. Les dictatures ont ce point en commun, c’est le contrôle de leur image face au monde entier. Pas question qu’il y ait des images et de reportages “citoyens”, photos et vidéos des cellulaires sur You-Tube montrant l’armée et les chars du Pharaon moderne dans les rues du Caire. Pas de retour d’information de la communauté mondiale vers la population via Twitter.

Le trou noir de communication.

Comme mon couple chez Cora, la paix semblait apparente. Un évènement soudain peut amener toute une population en ébullition. Ça grognait depuis longtemps. La récession, les hausses de prix de l’essence, des denrées alimentaires de base. Le gouvernement fait des chambardements fiscales. Puis le soulèvement populaire chez leur voisin, la Tunisie. Un soulèvement qui permet de chasser le président. C’est comme un signal de départ, un déclencheur, une cascade d’évènements. Puis la vague atteint l’Égypte…

Avec l’internet, les infos vont plus vite qu’avant. Beaucoup plus vite qu’avant.

Le gouvernement égyptien semble ne pas avoir su garder le contact avec sa population. C’est important de garder le contact. Surtout dans les périodes difficiles.

Être présent à l’autre. Partager le pain…

Pas juste les miettes…

jeudi 9 décembre 2010

5 jours… 17 millions de dollars…

Ce matin, j’ai eu un fantasme. Mais là un rêve vraiment jouissif.

Implanter à Montréal un règlement municipal. Rien d’exotique. Rien d’inédit.

De toute façon, ce règlement existe déjà dans une multitude de municipalité au Québec. Des centaines de villes au Québec!!

StationnementInterditMtl

YES!!!

YES! YES! YES!

Première tempête de l’année. Comme d’habitude, les gens râlent. Du vrai déni collectif.

J’ai des petites nouvelles pour vous. On est au Québec! Le pays de l’hiver chanté par Gilles Vigneault. C’est pas une nouveauté, ça a toujours existé!! Sauf que maintenant, l’hiver un mot maudit, une saison abhorrée. Ça se promène encore en petit soulier, les mains dans les poches en tenant le démarreur à distance. L’hiver est maintenant un simple poste comptable dans la section “dépense”. Bien oui! Ça va prendre 5 jours, à temps double, triple, quadruple. 17 millions de “douleur” canadienne.

rueHiver

Pourquoi? Parce qu’il faut, comme en peinture, faire le découpage au petit pinceau de deux pouces!

Tourne ici, recule là, re-avance en un petit peu. Bip, bip, bip, bip!

Tassez vos chars de là! Ça va prendre la moitié moins de temps. Comme on peinture un appartement au rouleau. Une couche pis c’est fini! Je suis sûr, moi, qu’on peut sauver facile 6 ou 7 millions. Facile!

Bien non! Faut passer une fois pour se frayer un semblant de chemin et enterrer les chars. Une autre fois parce que le gens ont passé la souffleuse dans leur entrée et ont garroché ça dans la rue ou les trottoirs (merci pour les piétons… Des piétons, quels piétons?). Une autre fois avec le petit déneigeur de trottoir. Puis ensuite une autre fois pour se débarrasser du cadavre d’igloo qui “abritait” les voitures depuis trois jours…

Je sais, je sais. Supprimer le stationnement de nuit à Montréal relève de l’utopie. C’est même le contraire qui se passe l’hiver puisque les contraintes d’avoir à changer de côté de rue deux fois semaine sont supprimé.

Il faudrait qu’il y ait un véritable stratégie encadrant le stationnement “hors rue”. (Quel beau rétrologisme!)

Qui sait? Un jour, après les restaurants non-fumeur, des rues non-conducteur?

Oui, oui! Ça existe!

mardi 7 décembre 2010

Quinze livres en quinze minutes

Il y a tant et tant de chaines de lettres, de courriel, de statut Facebook. S’il y a une chose qui m’irrite au plus au point ce sont bien ces pollutions là. Plus encore, je crois, que les pourriels. Ils sont en fait infinitésimal, proche du zéro absolu, le nombre de ceux qui me font sourire.

Évidemment, parmi ceux là, il y a celle-ci qui traite de livre. Et par la bande, qui parle de ceux qui y répondent.

Quinze livres qui m’ont marqué, colligés en quinze minutes, sans réfléchir. Quinze minutes pour parcourir 40 ans.

2010, l’odyssée de l’espace: Arthur C. Clarke

Des “science-fictions”, j’en ai lu, lu et relu. Loin d’être le premier, il est pourtant parmi une courte liste des “sciences-réalisables” qui m’ont marqué à l’école secondaire. Il a renforcé ma fascination pour l’exploration spatiale issue des missions Apollo vers la lune.

Face aux feux du soleil: Isaac Asimov

Mon point d’entrée dans la série des robots d’Asimov puis celle du cycle de Fondation. Puis devoir tous les relire à la lumière de ce qu’on a lu la finale Terre et fondation qui réuni intimement les deux cycles du manière inattendue.

Quête sans fin: A. E. Van Vogt

Quand les paradoxes des voyages temporels font qu’on suit à la trace… ses propres traces.

Le Sub-Espace: Jérome Sériel

Ma fascination pour cette histoire venait de ce que le sub-espace, abondamment utilisé dans d’autres science-fictions, devenait soudainement quasiment “science-vraisemblable” dans un démarche de recherche scientifique authentique.

Les rois des étoiles: E. Hamilton

Échanger sa vie avec un homme du 100,000 ans dans le futur et mettre en scène le syndrome de l’imposteur auquel je pouvais m’identifier.

Homme, sweet homme: J.-Ch. Bergman

Le conditionnement culturel peut-il nous faire croire être d’une autre nature? Comment le mensonge d’une société nous cache la vérité sur soi. L’histoire d’un androïde esclave qui découvre qu’il est en fait un humain.

Replay: Ken Grimwood

Revivre sa vie, encore et encore, et prendre chaque fois une nouvelle voie. La morale de l’histoire nous montre nos choix de liberté, et leurs conséquences finissent par nous mener sur des chemins faits d’essentiel et la sérénité.

Le nom de la Rose: Umberto Eco

Premier non-science-fiction qui m’a captivé. Un univers de livres à une époque médiévale qui n’est surement pas étranger au plaisir qu’il m’a procuré.

Mars: Ben Bova

Au royaume du vraisemblable, Mars m’a donné l’impression d’y être tant les détails y apparaissent réels. J’en venais presque qu’à m’épousseter de la poussière martienne sur mes pantalons à chaque lecture.

Les enfants de la Terre: Le clan de l’ours des cavernes: Jean M. Auel

Un écho des bandes dessinées Rahan, fils des âges farouches, de mon enfance. Débuté comme un simple lecture de landromat en attendant que mon linge sèche, il m’a tant accroché qu’avant d’arriver au chapitre 4 j’avais déjà acheté la série des cinq volumes… de peur de ne plus trouver la suite à la librairie, par pénurie ou par non réédition. Un quasi deuil quand arrive la dernière page. Un sixième arrive en 2011! Je trépigne!

Dreaming in code

Ils sont rare les livres qui parlent du métier de programmeur, dans ses dilemmes, ses raisonnements, ses passions et ses doutes journalières. Il est tellement difficile de parler de ce métier à des non-informaticiens tant les problèmes et les notions que l’on manipule semble ésotérique, trivial et sans équivalent avec la vraie vie. Un délice.

Working Effectively with Legacy Code

Il y a de ces livres où lire dix lignes de l’avant-propos suffisent à nous amener à repenser sa vision de son métier et découvrir qu’on est souvent l’artisan de son propre malheur.

Test-Driven Development

Puis le constat fait, se rendre compte pourquoi dans les faits on s’est jusque là acharné à travailler à l’envers.

Clean Code

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Simplement parce que à quelque part, on n’avait jamais réalisé que le temps qu’on sauve à l’écriture du code, on le perd 100 fois à la maintenance de ce même code ensuite. Alors, prendre trois fois plus de temps à coder le premier coup est rentable si on n’a plus à revenir visiter le code ensuite. Parce que dans la maintenance, étonnamment, c’est de relire le code et re-comprendre les choix et les approches qui bouffent les trois quart du temps, pas la modification du code.

La vraie vie en Dieu: Vassula Ryden

Il y a la vie… jusqu’à ce qu’on découvre la vraie vie, celle qui compte. Plus encore qu’un coeur à coeur avec Jésus, un véritable appel à sortir du tombeau et ressusciter avec Lui.

 

Quinze minutes plus tard… et tellement d’oubliés, tellement d’autres livres qui m’ont révélé à moi-même…

Qui sait, un jour, une suite à cette liste ? …

samedi 4 décembre 2010

La qualité du temps qui passe

Et puis qu’est ce que tu as fais de ta fin de semaine?, m’a demandé un connaissance.

Oh, j’ai marché le long de la rivière, regardé les flocons descendre du ciel et se fondre dans le courant. Les canards n’avait pas l’air d’avoir trop froid aux pattes.

SoireeNeigeCanard

“Ahhh bon!”, me dit-il.

“Nous, nous sommes allez à Las Vegas, voir un spectacle, et ensuite nous sommes allez faire une excursion au grand canyon. L’an prochain nous planifions un excursion dans le désert de l’Australie. Ahh, ces voyages de l’extrême! J’en ai besoin pour décrocher. Ça me donne le sentiment d’être vivant, de ne pas passer à côté de la vie! Moi je ne serais pas capable de rester en place, sans rien faire qu’à ‘admirer la rivière’ couler simplement. J’ai besoin d’action, que ça bouge!”

Espèce de drogué…

Drogué à la plus puissante drogue qui soit. La drogue du plus, plus, plus. Toujours plus.

Plus d’adrénaline, plus de sensation, plus d’émotion.

Quand la recherche de sensation forte devient fuite de l’ici et maintenant, il est temps de se poser des questions.

Prendre le temps de vivre, avant que la vie nous prenne. Prendre le temps d’ouvrir les yeux, de regarder autour de soi. Apprécier le lent mouvement des nuages, le clin d’oeil des oiseaux, les sourires taquins de la lune dans le brouillard.

S’il vous faut trois cafés pour espérer finir votre journée au bureau. Si votre facture de fin de semaine au spa relaxant, pour déstresser de la vie, explose. Peut-être est-ce le temps de reconnaitre que le plus-plus-plus est en train de devenir trop-trop-trop.

L’intensité avec laquelle on s’accroche à nos temps de loisir, la peur de passer à côté des “endroits importants à voir” en vacances, ce sont là aussi des indices du manque d’équilibre dans notre vie.

Parce qu’un jour, il y a une goutte qui fait déborder le vase et l’on craque…

Il faut aussi se poser la question, non pas sur la dernière goutte, mais sur le pourquoi le vase se remplissait comme ça avant.

Il faut savoir apprécier le temps qui passe, au moment qui passe. Il est unique, précieux. L’apprécier tel qu’il se présente, savoir ne pas lui en préférer un autre. On ne peut l’accumuler en banque, ou en acheter au dépanneur du coin. Et se découvrir des yeux pour le reconnaitre.

Plus, n’est pas mieux.

On peut mourir du trop de plus, rarement du trop de mieux.

samedi 27 novembre 2010

Rétrologisme

Comment définir le mot rétrologisme. Même Google ne nous en dit pas grand chose. Un seul résultat!!

retrologism

On pourrait qualifier ça de GoogleWhack, je qui consiste à n’obtenir qu’un seul résultat en deux mots ou moins, dans une recherche sans guillemet.

Rétrologisme est un néologisme, un nouveau mot, pour décrire un ancien mot dont on ajoute un qualificatif pour le distinguer d’un nouvel usage de ce même mot dans la vie courante. Comme on dit guitare acoustique, depuis qu’on a inventer la guitare électrique. Avant toutes les guitares étaient acoustiques, évidemment, puisque l’amplification du son de la guitare était réalisée par des moyens acoustiques, c’est-à-dire par une caisse de résonance.

Comme les temps changent, les habitudes changent aussi. Avant quand on mangeait du poulet rôti, la serveuse ne nous demandait pas “crèmeuse ou traditionnelle”. De la salade de choux c’était de la salade de choux, point.

Aujourd’hui tout est plus compliqué.

Un ami me demandait si j’avais une photo de lui.

“Bien sûr, j’ai ça dans un document sur mon bureau”, lui dis-je. “Où ça? je ne le vois pas.”, me répond-t-il.

C’est sûr, mon ordinateur est fermé. Huh?!? Je ne parle pas de mon bureau “de travail” sur lequel mon ordinateur est installé mais mon bureau d’ordinateur, la zone en fond d’écran, l’écran “d’ordinateur”, quand les fenêtres “d’application” sont fermée. Pas les fenêtres “de l’appartement”. Ni les rideaux qui font écran devant les fenêtres.

Cet ami “que je connais”, (par opposition à certain de mes amis Facebook que je ne connais pas) est une “vraie” personne. Les livres sont pleins de personnes “imaginaires”. Lui, c’est une personne “physique”, par opposition aux personnes “morales” que sont les entreprises.

Bref…

A défaut de lui parler “de vive voix”, j’ai l’habitude de lui parler par courrier. On dit parler plutôt qu’écrire car le courrier “électronique”, (pas le courrier “postal”), donne l’impression d’une conversation “en temps réel”.

Coudonc, est-ce qu’il y a des conversations “en temps imaginaire”?

Disons plutôt en temps “différé”… Comme si on pouvais différer du temps… Comme les émissions de télévision “en différées”, parce que je n’ai pas le temps de les regarder “en direct”.

Enfin bref…

[soupir]

Sur l’ordinateur, ce ne sont évidemment pas des photos “argentiques”, c’est-à-dire fait par une pellicule de sel d’argent, impressionné par la lumière (photon donc photo) sur du papier qu’on développe chez le marchand. Il s’agit de “photos numériques”… Dire qu’avant, si on était super pressé on pouvait bénéficier du service de développement 1-heure!! Aujourd’hui on voit le résultat avant même de faire clic. Un clic plus tard ça se retrouve sur Facebook, visible par le monde entier…

Un clic de téléphone “intelligent”. (Les autres sont-il idiots?) C’est plus difficile de le faire par les téléphones “filaires”, connectés par un fil au mur, par opposition au “sans fil”, ou téléphone “cellulaire”. Rien à voir maintenant avec les téléphone “IP”, ou “internet” qui ne passe plus par le réseau “téléphonique” mais le réseau “de cablo-distribution”.

Quand j’étais jeune, on disait téléphone “mural”, quand les téléphones se sont mis à être “de table”, posé sur le coin du table. Ah, la composition “à roulette” versus la composition “touch-tone”… Maintenant c’est de la composition “vocale” pour des téléphones “main libre”.

Coudonc, si les téléphones ne sont plus au mur, ni sur la table, ni dans les mains… ils tiennent comment? On est déjà à l’ère du téléphone sans téléphone! Vive Skype!

Bref…

À l’heure des rencontres “en-ligne”, on n’ose presque plus les rencontres “IRL”… In Real Life. La “vraie” vie.

La vie, la vraie ou les autres, évolue et change. Les mots aussi.

Les rétro et les néo.

Maintenant, ça fera deux pages pour la recherche sur Google…

Tant pis pour le scoop! Ça aussi ça change.

mardi 2 novembre 2010

To boldly go where no IP has gone before

Ça y est! Vous êtes en promenade, comme ça, nonchalamment. Puis au milieu de nulle part, au sommet du Mt. Everest genre (?!?), vous vous dites: Je ne sais pas si j’ai des courriels, moi là? Plus besoin d’une antenne satellite… juste une petite clé 3G. Près du village Gorakshep, à 5200 mètres d’altitude, une antenne pour la communication internet a été installé et le signal se rend jusqu’au sommet.

MtEverest

InternetToilette

Si vous êtes du genre plus solitaire n’ayez crainte. Même “là où le roi va seul”, il est possible de ne plus se sentir seul et de communiquer à loisir. Le dernier royaume où trônait encore les revues, ou les journaux, pour ceux qui trouvait le temps long durant leur besogne, se trouve maintenant face à un concurrent de taille. De quoi mettre en péril les abonnements au Reader’s Digest…

SansFil

Merci St-Hubert !

D’ailleurs, même les astronautes… les pauvres… Avant cette année, ceux-ci devaient passer absolument par Houston pour communiquer. Mais plus maintenant! Si ce n’est pas encore l’internet haute-vitesse, ils peuvent depuis janvier dernier se servir de Twitter sans assistance. Et ce dix ans après le début de la construction de la station spatiale.

Un bel exemple de cordonnier mal chaussé. En l’an 2000 pourtant il avait déjà installé un noeud internet dans l’espace.

Je crois bien que pour la suite des aventures de la Nasa, ils devront songer, plutôt qu’à chercher à réinventer constamment du sur-mesure pour leur besoin, chercher utiliser ce que d’autres ont fait des retombés de la conquête spatiale. Ce serait de toute manière une belle façon de rendre hommage aux avancés de la technologie depuis leur retour de la lune.

Vous saviez que pour aller sur la lune, l’ordinateur de bord n’avait que 192 K de mémoire? Même pas assez pour stocker ma photo de l’affiche de St-Hubert… Elle n’a pourtant que 247 K !!