samedi 25 octobre 2008

La moutarde qui monte au nez

Ça y est!
Il y a des indices qui ne trompent pas. La récession frappe dur aux États-Unis.




Même Kool-Aid prépare sa première nouvelle publicité... depuis onze ans! Ils doivent surement sentir la soupe chaude!

Kool-Aid

Parlant de soupe, les recessions ont au moins l'avantage de nous faire retrouver les vrais valeurs des repas familiales.


http://www.youtube.com/v/qMJtLP8jMWQ

Hmmmmm! Hmmm!

dimanche 19 octobre 2008

La joie qui fait pomper

J’ai eu un collègue de travail qui, lui, était toujours en mode « worst case scenario ». Il passait sa journée à imaginer que les pires tuiles allaient nous tomber dessus. Un jour, il m’explique que le boss nous demanderait surement de travailler en temps supplémentaire la fin de semaine prochaine. Heille! On est juste lundi matin, relaxe! C’est fou l’énergie que tu brule à imaginer le pire. Il me dit qu’il trouve ça bizarre dans les périodes où de stress intense au bureau n’ont pas l’air de m’affecter autant que lui. C’est drôle, on dirait que t’as le sourire en standard dans la face. On sort pour allez dîner. Il continue à m’expliquer qu’on ne va surement pas pouvoir rencontrer les échéances. On sort dehors, je regarde autour et je dis : Ah! Le beau ciel bleu! Consternation, il me regarde avec des yeux éberlués. Tu as vraiment le bonheur facile toi!

Je ne m’en rends pas toujours compte. Je ne saurais pas dire si c’est simplement naturel ou si un jour j’en ai fait le choix. Un peu des deux je crois. Oui, j’ai le bonheur facile.

Ma mère me disais toujours quand j’étais petit : Si tu trouve ça plate, c’est que parce c’est toi qui est plate. Dès lors, je n’ai plus rien trouvé de plate de ma vie. Question d’attitude devant la vie quoi!

Parce que c’est vrai. On s’indigne souvent facilement devant les aléas de la vie. Il y a des choses qu’on ne peut pas changer. Des choses ne vont pas assez vite, trop vite, pas assez à gauche, pas assez à droite. On n’est jamais content. Pourtant il y a une chose qu’on peut toujours changer et c’est notre attitude.

Parce que chialer c’est un peu comme un hamster dans sa cage qui court dans sa roulette ça défoule peut-être, ça dépense de l’énergie, mais ça ne va pas bien loin. Comme pour faire de l’exercice physique, plus on frustre plus on devient bon dans le « frustrage ». Ensuite ça devient littéralement un sport national , qui les pattes de table, qui la petite goutte après avoir pissé , qui l’usage du vocabulaire SMS dans les courriels.

Comme si les autres étaient responsables de ton bonheur ou de ton malheur. C’est ma mère qui avait raison. Quand tu trouve ça plate… change tes lunettes et regarde la vie autrement. Bien sûr que ce n’est pas drôle de pelleter de la glace en Sibérie l’hiver, mais ici le désespoir et le désœuvrement cause combien de suicide et autre comportement d’autodestruction (drogue, alcool et autres compulsions) et de fuite de soi-même.

Quand la vie ne te donne que des citrons, fait de la limonade. Tourne tes efforts pour construire et le monde (mais surtout ton regard sur le monde) changera.

C’est dans cette optique que des gens utilisent la joie de vivre dans le monde pour solutionner certains des problèmes les plus criants. La compagnie PlayPump Water System construit des pompes à eau dans des pays désertiques sous forme de jeux pour enfants.

http://www.youtube.com/watch?v=uQu_Jppvzyk
C’est pas génial ça! Utiliser l’énergie débordante des enfants qui jouent pour pomper de l’eau potable et préserver la santé de tout un village en proie à toute sorte de maladie dû à l’insalubrité. 5 minutes de jeu et la citerne est pleine!

Je l’ai toujours dit. L’espoir est dans la l’énergie de la jeunesse. A quand les Baie-James d’énergie juvénile pour changer le monde d’aujourd’hui. Les baby-boomers ont réussi à changé le leur, aujourd’hui c’est au nouveau jeune de faire pareil.

samedi 11 octobre 2008

Charochard économique

Les charognards mangent les cadavres. C'est un fait de la vie, de la nature. Ça fait partie du cycle de la vie. Après la mort, il y a toujours quelque chose, une bactérie, un ver, un vautour, une hyène qui se délecte et récupère le capital de protéines, de sucres, de vitamines, de minéraux ou d'autres éléments que l'infortuné avait réussi à amasser pour se constituer et se maintenir en vie.

Puis un jour, des milliers de charognards meurent, à la grande joie des charognard survivants.
Hourra!! De nouvelles occasions d'affaires!, s'exprimerait ainsi le petit charognard en chef, Stephen Harper.
Il faut laisser le marché s'auto-réguler (se régaler de ceux qui n'ont pas sû tenir le coup dans l'arène économique).

Cette auto-régulation malheureusement c'est souvent la loi du plus fort. L'auto-régulation c'est les plus forts qui s'entendent pour ne pas s'entre-dévorer, pour se partager le monde.

Or dans la loi du plus fort, il y a une faille que ses apôtres ne comprennent pas. C'est un système qui ne fonctionne que dans un système ouvert. En mathématique quand on ajoute un nombre à l'infini la réponse est encore l'infini. L'inverse aussi. Quand on soustrait un nombre à l'infini la réponse est encore l'infini. C'est ça un système ouvert. Vous pouvez faire autant de ponction que vous voulez on ne voit jamais le bout de la ressource. Mentez, mentez, il en restera toujours quelques choses, dit l'adage.

Nous vivons dans un monde fini. Il y a 10,000 ans, l'homo-sapiens avait la planète devant lui. Il pouvait y avoir croissance. Il était chasseur et cueilleur. Le sommet de la chaine alimentaire. La population augmentant, survient une crise, la pression du nombre pesant sur les ressources animales et végétales. L'humanité devient éleveur et agricole. Pour assurer une prospérité, ils se sédentarisent, forment des villes. Les échanges de denrées ont une limite. Un vache contre du blé, ok. Des briques contre des tomates, oups! Mes tomates ne sont pas mûre. Veux-tu un reconnaissance de dette? Je te donnerai des tomates cet été! Au fond tu ne veux pas vraiment de tomate, tu préfèrerais du poisson mais le pecheur ne veux pas de brique. Pas de problème, on invente l'argent sous forme de pièce d'or. C'est une reconnaissance de dette générique. Je te donne des pièces contre les briques, pièces que tu utilise pour acheter le poisson. Le pêcheur, lui me rend mes pièces pour acheter mes tomates. La somme des dettes s'annulent. C'est ok. De toute façon, de l'or ce n'est pas infini. Ça reste à l'échelle humaine.

Puis croissance oblige, les cité-états se convoitent les unes les autres, se constituent en royaumes. Des empires s'affrontent, akkadien, perse, grec, romain, byzantin, aztèque, espagnol, britannique, ils se succèdent. La croissance à pour nom nouveau territoire, continent.

La monnaie, l'or a un vilain défaut, il est physique. Il faut le transporter. On invente les banques, celles-ci émettent du papier qui reconnaissent que l'or dans leur coffre t'appartient. Papier monnaie. C'est ok. De toute façon, on sait où se trouve le coffre de la banque, la grosseur de son coffre, le nombre de lingots.

La croissance n'est plus territoire, mais économique. Des entreprises promettent de la croissance, émettent des actions. Dettes sur l'espérance de croissance. On espère qu'à échéance on pourra se départir de la dette (l'action) celle-ci aura pris de de la valeur. Spéculation. S'endetter pour acquérir les créances d'autrui et espérer les revendre à d'autres qui espèrent qu'elles grossiront encore. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose... La prétention des financiers, ça n'a pas de limite. Enfin un système infini! L'imagination au pouvoir!

Y a-t-il quelqu'un qui a remarqué qu'un jour, les dettes, il faut les payer?

Krach! Une bulle, c'est une bulle. La somme des dettes, c'est comme l'intérieur d'une bulle. C'est vide. Ça ne pèse pas lourd. Batir sur du vide c'est pour le moins risqué.

Je n'ai pas beaucoup de compassion pour les éclopés des sports extrèmes. Les jambes sont à toi. J'espère juste que ta tête saura dire quand t'arrêter. Des ados, des fois ça pense être immortels.

C'est juste que les boursicotteurs sont un autre sorte d'adepte de sports extrèmes. Un détail cependant... C'est avec mes jambes que tu joue. Ma tête, elle, n'a pas envie de donner carte blanche à n'importe quel cascadeur. Économique ou politque.

Libre marché, mon oeil! La récréation est terminée. Je n'aime pas voir des "ados de l'économie" jouer avec des "bombes atomiques de l'économie" comme si ce n'était juste un jeu vidéo.

Game over!! C'est le temps de remettre des trente sous dans la machine. Beaucoup de trente sous! Assez pour renflouer ceux qui ont fait les frais de vos cabrioles, c'est à dire les petits épargnants.

C'est l'heure des petits X. La somme des petits X donneront peut-être la réponse. Démocratie... Parole au peuple.

dimanche 5 octobre 2008

Des courbes à faire rêver

Il y en a qui bavent devant des photos de chars. D'autres sur des photos de pin-up de calendrier...

Moi depuis que je suis petit j'ai une fascination particulière. Les mathématiques.
Il y a dans les mathématiques une sorte de beauté et une élégance rare que seule l'intuition arrive parfois à appréhender même quand on a pas encore les outils pour en comprendre tous les mécanismes.

Au secondaire, j'avais toujours un petit cahier où je colligeait toutes sortes de formules que je grappillais à la bibliothèque. Des formules pour calculer les orbites des planètes, formule de calcul de surface de solide régulier, ou du calcul de probabilité à la 6/49.

Puis au cégep dans à la fin des années 70, j'ai passé le plus clair de mon temps libre (et même plus) dans le laboratoire de mathématique à jouer avec un traceur de graphe programmable à y faire des courbes à trois dimensions, genre vague concentrique sur un liquide. Puis, sont apparu à cette époque les fractals.

Ce n'était pas tellement pour les symboles et les fastidieuses équations. Mais comme j'ai plutôt un tempérament visuel je tombe en extase devant les représentations graphiques des concepts mathématiques étranges. Or, je viens de tomber par hasard sur un site qui annonce un film de deux heures sur les mathématiques. Qu'on peut voir en ligne.

Pas un film sur 1+1=2

Un film de deux heures. Les objets géométriques à quatre dimensions, les nombres complexes, les fibrations et l'algèbre de Hopf, en passant par les ensembles de Julia, de Mandelbrot.

Je n'aurais cru enfin comprendre les fameuses transformations mathématiques dont s'est inspiré le mathématicien et artiste M.C. Escher. Deux heures de joie et de pure bonheur. Presqu'un orgasme cérébral...

Vraiment à voir, ne serait-ce pour l'esthétisme.

mardi 30 septembre 2008

De la servitude volontaire

L’humain, maître ou esclave de la machine…
Je croyais que cette finale n’était qu’une boutade. Puis Dominique dans son commentaire se dit esclave, assumé semble-t-il… J’encaisse le choc… Ça vient me chercher… profond…


Par élection, conquête ou naissance, un dictateur est un dictateur. Son pouvoir s’exerce par la force ou la peur. Mais surtout par habitude ou obéissance (Étienne de la Boétie).

Quoi? Qu’est-ce qu’une machine peut bien nous forcer de faire, contre notre volonté? Quelles seraient les représailles? De quelles intimidations la machine nous menace-t-il?


De la dépendance, je le conçois mieux. Il existe des « addictions » qui peuvent réduire les volontés des plus vigilants. La cigarette, l’alcool, la drogue, voire le jeu. La cyberdépendance aussi.


Peut-on parler de dépendance à la voiture? Les automobilistes ne déclarent-il pas avoir un sentiment de liberté à l’achat de leur première voiture? La publicité ne nous vante-t-elle pas combien la machine à laver libère la ménagère de ses corvées quotidiennes. S’imagine-t-on aujourd’hui aller chaque jour au fleuve avec notre poche de linge, s’échiner sur les pierres des berges pour redonner ses couleurs d’antan à nos plus beaux habits? Maria Chapdelaine, sort de ce corps! Tous ces outils, du marteau à l’ordinateur, sont autant de leviers qui nous libèrent.


Pourtant…


Pourtant un doute subsiste. Plus que les outils eux-mêmes, c’est leur consommation à outrance qui viendra à bout de nos libertés. Prenons simplement la voiture. L’achat, traduit non pas en dollars mais en heure de travail, est en lui-même assez éloquent. On travaille plus de six mois chaque cinq ans pour s’acheter une voiture… pour pouvoir aller travailler?!? Que feriez-vous si vous aviez un congé de six mois chaque cinq ans sans perte de votre niveau de vie? Ne pas avoir à faire des heures supplémentaires pour boucler le budget… c’est tentant non?


Et l’essence? Il a fallut cinq fois le poids de la voiture en végétaux et quelque 300 millions d’années pour faire le pétrole que cette même voiture brule en une seule journée. 90% de ce pétrole sert à déplacer l’air devant la voiture, 9% pour déplacer la voiture elle-même. 1% pour déplacer son occupant. Combien de temps passez-vous sur le pont chaque matin?


Imaginons maintenant ne plus avoir besoin d’essence, combien coûterait le baril aujourd’hui? On s’en foutrait du prix, non? Et que dire de la valeur stratégique du Koweït, de l’Iraq, du Texas? De Bush? On rendu à combien, 600 milliards dans cette guerre idiote pour se débarrasser d’un dictateur qui n’en serait pas un sans le besoin en pétrole de l’occident? Pour satisfaire le dictat de nous, les consommateurs!


Oserons-nous le dire?


À bas, nous, les consommateurs!


La modération a un meilleur coût…

mercredi 24 septembre 2008

Ghyslain et les ordinateurs

Difficile d'imaginer Ghyslain sans penser également aux ordinateurs?
Moi aussi j'ai grand peine à l'imaginer. Pourtant, je suis né avant l'époque des ordinateurs personnels, avant l'internet. Même avant les calculatrices. Woua! Je suis vieux! Né 40 jours après le premier vol de Youri Gagarine dans l'espace, avec le recul, je peux distinguer des éléments cinématographiques charnières qui ont contribué à forger mon imaginaire.

1961: Youri Gagarine



Ce formidable défi au dépassement a servi de carburant à toute une époque d'ingéniosité humaine dont sortiront une pléïade de nouveaux outils dont l'ordinateur.

Chaque outil sert d'extension à l'humain. Le marteau prolonge la main, l'automobile démultiplie les capacités des pieds. L'ordinateur, lui, accompagne l'esprit humain.

1968: Joe 90



Je n'avais que 7 ou 8 ans et je voyais dans cette série une porte ouverte sur un monde possibilité, un dépassement de ce qui pouvait de prime abord sembler des limites à explorer le monde. Je portais moi aussi des lunettes depuis peu. Mais à l'aide d'un ordinateur et de ses fascinantes lumières, déroulement de ruban magnétique et ces myriades d'étranges cliquetis ces simples "barniques" devenait la clé à toutes les connaissances du monde, un passeport pour le monde des grands.

1968: HAL 9000



L'ordinateur accompagne les explorateurs du monde. Quand j'ai vu ce film au cinéma, j'ai eu un choc. Oh! Je connaissais l'histoire dans tous les menus détails. J'avais déjà lu maintes fois le roman d'Arthur C. Clarke. Ce sont les silences qui m'ont le plus impressionné. Dans un livre, il n'y a pas de silence. Dans le livre on est toujours dans la tête du personnage. On baigne dans les supputations, les questionnements, les projections de l'imagination. Mais la froide détermination de Dave en marche vers HAL m'ont fait découvrir comment voir de l'extérieur mes propres pensées, à chercher le second avis virtuel qui fortifie la logique.

1968: Les robots d'Isaac Asimov



La logique et ses applications au premier degré. C'est l'essence même du cycle des romans du père des trois lois de la robotique. Comment des énoncés, si simples et si parfaits, peuvent entrainer d'aussi inquiétante dérive. Tel un Elijah Baley, j'apprennais moi aussi à apprivoiser R. Daneel Olivaw et sa logique implacable. Je me souviens aussi l'immense joie de Daneel à la fin du cycle de Fondation, toujours fidèle aux humains mais dans une humilité de service, secret mais efficace.

1970: Colossus: The Forbin Project (Le cerveau d'acier)



L'ultime! L'ordinateur au dimension cathédrale. Préfigure aussi l'Internet quand Colossus, par-dessus même la tête de ses créateurs, devient inattaquable du fait même de sa poignée de main avec Gardian. Un avertissement aussi pour ceux qui crois s'en sortir en laissant à d'autres le soin de faire les choix "pour notre bien".

1977: Expo-science de l'Estrie


Horloge mémoire - Expo-Science de l'Estrie 1977
S'étonnera-t-on alors que, bien avant l'arrivée des PDA et autres agenda-électroniques, je me sois lancé des constructions électroniques de plus en plus ambitieuses, jusqu'à me faire un agenda électronique (que j'appelais alors horloge-mémoire) où je pouvais programmer des messages à afficher à divers heures choisies. Résultat: 2e prix catégorie construction d'appareil scientifique à l'Expo-science de l'Estrie 1977. J'avais même crée une sorte de code ascii et programmé dans une EPROM les fontes pour l'affichage sur LED à matrice à l'aide de code octal sur un ordinateur de l'Université de Sherbrooke, sur un terminal de type télétype et des rubans perforés. Je n'étais qu'en secondaire trois.

1978: PDP-11



Les bons vieux PDP-11! Oubliez les terminaux graphiques, les programmes en C++, les mémoires qui se compte en terabyte. Rien de tel qu'un retour à mes vrais premiers contacts avec des ordinateurs pour ce qu'on veut dire par utiliser un editeur de texte (qui fait paraitre l'éditeur vi comme de la science-fiction), la compilation d'un programme codé en assembleur en deux passes de lecture, et le débuggage de programme sur papier (des heures de plaisir). On comprend mieux pourquoi on avait des dates à deux chiffres, futurs bugs de l'an 2000! Et oui, je me souviens de tous ça avec une petite larme au coin des yeux. J'ai vécu une belle époque de pionnier, où la programmation structurée était le summum du rafinement. Je me souviens de programme fait en assembleur IBM 370 auto-modifiant pour stocker les adresses de retour et ainsi avoir des sous-routines génériques. On est loin de l'orienté objet, des pointeurs d'arbres binaires. Des 1GL, languages premières générations, pur et dur.

1982: Tron



L'accélération de l'accélération. On quitte le monde des Mona Lisa et autres portrait d'Einstein en "ascii-art". Les écrans vidéo, les graphismes à très haute définition (320x200!), seize couleurs. Wouaa! L'écran devient soudain miroir de l'imagination. On se met à croire que les programmes eux-aussi commencent à rêver.

1983: Wargames



Un ordinateur dans la chambre à coucher! Une ère nouvelle commence. Je possède maintenant mon propre ordinateur. Un Commodore 64! Mais voilà, un ordinateur personnel ça veut dire être à l'abri du regard des institutions. Résultat, j'entre dans ma phase hacker. Modem, babillard électronique, et... des disquettes 5 1/4. Vous souvenez vous encore du numéro de Datapac, Compu-Serve, Synapse, Fido-net? Ah! Lire ses messages en 300 bauds!

1995: The Net



C'est fou! Un clignement d'oeil et on passe de 300 bauds à des réservations de billets d'avion en ligne. La porte ouverte sur le monde s'avère être aussi une porte ouverte du monde vers chez soi. Avec son lot de nouveaux cauchemars... Virus, vie privé, vol d'identité.

Et maintenant?


Maintenant on manque d'imagination pour voir venir la suite. À chaque étapes, on peinait à entrevoir se qui viendrait après. Maintenant, le massivement multi-utilisateur ajoute un élément de boucle retroactive. Qu'est-ce qu'il y a après les World of Warcraft, les You-Tube, les Facebook de ce monde? On dirait que les ordinateurs se métamorphosent et disparaissent derrière les objets anodins du quotidien. On a des téléphones portables qui ont 1000 fois plus de puissance que l'ordinateur du LEM qui a mené l'homme sur la lune.

Et l'humain? Maître ou esclave de la machine?

jeudi 31 juillet 2008

Présentation furtive

Libretto, petit livre.... Petit par sa prétention, petit comme la semence que seul le temps fera croître au-delà de ses espoirs.

Libretto, petit livre... Comme un recueil, un lieu où se cristallise les idées, comme la photo cristallise le regard. À un moment donné.

Libretto libre... Parce qu'un contenant peut quelques fois servir à libérer. Libérer des vains épanchements qui s'égarent en d'éternels débuts, se perdent de confusion devant les trop grandes destinations possibles.

Libretto libre... car qu'importe la destination, c'est le premier pas qui compte.