mercredi 3 février 2010

Est-ce trop que de demander la Lune?

2008%20tests%20PTV2[1]“Ne demandez pas ce que la Lune pourrait faire pour vous mais plutôt ce que vous pourriez faire pour la Lune”. Il semblerait bien qu’on ne soit plus en mesure de faire grand chose pour la lune si on en croit le dépôt du budget de la Nasa lundi dernier. Alors que la mission originale Apollo avait coûté un peu plus de 16 milliards, la vision des 100 milliards pour le programme Constellation a donné à réfléchir au président Obama.

Pourtant, ça n’avait pas l’air trop forçant de dépenser 787 milliards en stimulus économiques l’an passé. Argents que les banques ont utilisés pour “récompenser avec des bonis”.

Plus que 5 missions pour les navettes spatiales d’ici leur mise hors-services à la fin de l’année 2010. Ensuite, les américains devront quêter des “lifts” aux russes pour se rendre à la station spatiale internationale. Peut-être que les européens pourront aussi prendre le relais mais ça coûte 60 millions la tonne soit 4 fois ce qu’en coûte les russes avec les lanceurs Soyouz. Les japonais également peuvent maintenant ravitailler la station.

Et ça, ce n’est que le voisinage immédiat de la Terre.

Mars… c’est très loin. Très, très, très loin à ce train-là.

Pour aller sur Mars, il voulait se tester leur capacité en allant tout près, c’est-à=dire la Lune. Ils estimaient pouvoir retrouver la capacité d’aller sur la lune en 2030.

Euh…

Est-ce que les concepteurs d’Apollo étaient des génies ou quoi? Réussir en neuf ans sans être sûr que ça pouvait être fait.

Nous, on a des ordinateurs d’une puissance incroyable, une sciences des matériaux digne de “l’ère spatiale”, des GPS, des cartes de la Lune en 3 dimensions, …

Oubliez Mars! Ils n’y arriveront pas avant que je sois centenaire.

Il nous manque en fait qu’une seule, toute petite, chose. La motivation de le faire.

We choose to go to the moon. We choose to go to the moon...[…], not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills […]” J.F.K.

Pas parce que c’est facile mais parce que c’est difficile.

Ce sont les choses difficiles à faire qui nous font avancer. Qui nous force à nous dépasser.

Je suppose que maintenant il y a plus d’espoir dans le Made in China.

Ou bien Made in India

Une nouvelle course spatiale… Faites vos paris!

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mercredi 13 janvier 2010

Comment manger un éléphant

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Il y a des défaitistes. Ceux qui ne bougent pas de peur d’échouer, de se casser la gueule. Ceux qui n’entreprennent rien qui perdre leur confort douillet.

Il y a aussi ceux qui ont une ambition débordante. Qui promettent mers et monde, la lune en prime. Et le pire, les torrieux, c’est qu’ils réussissent! Ils grimpent le mont Everest, fondent des empires financiers, écrivent des encyclopédies.

Le problème c’est quand on essais de faire pareil, on se décourage et on se dit qu’on n’est pas fait pour ces grandes aventures et on se contente de rester dans chez soi.

Alors comment manger un éléphant? Facile! Tellement facile! Une bouchée à la fois. De la méthode, de la rigueur, de la patience et de la persévérance.

dessiner-un-elephant1[1]C’est là que la plupart d’entre nous échouons. De la méthode (des petites bouchées), de la rigueur (rien que des petites bouchées), de la persévérance (il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de bouchées dans un éléphant) et de la patience (parce qu’il ne faut pas ce le cacher c’est quand même long à manger un éléphant). Si vous oubliez une seule composante, c’est l’échec.

Il faut savoir choisir la grosseur des bouchées. Trop grosse et vous allez vous étouffer. Je sais, moi aussi j’aime bien arriver à destination le plus vite possible. Mais il est impératif de choisir des intervalles d’objectifs intermédiaires dont les réussites favorisent l’estime et la confiance en soi. Comme les barreaux d’une échelle, c’est la réussite à gravir un échelon qui sert de base pour atteindre le suivant.

Et puis ce sont les réussites qui donne l’énergie de la persévérance. La persévérance sans réussite se tarie aussi surement qu’un ruisseau coupé de sa source. Se réjouir de nos petites victoires n’est pas un manque d’ambition, bien au contraire.

Il y a aussi une bonne raison aussi pour bien choisir la grosseur de la première bouchée. C’est qu’au-delà du fait qu’on le réussissent ou non, il y a le fait qu’on se met en mouvement. Combattre l’inertie c’est la plus grande victoire. Parce que 1 +1 font 2, même .000001 + .000001 font .000002. Mais 0 + 0 ça reste 0. Quelque soit le nombre de fois qu’on recommence.

Et une fois que l’on s’est mis en mouvement, c’est irréversible. On arrivera à la destination. Avec un peu de patience.

Alors, n’écoutez pas ceux qui vous disent que vous n’êtes pas ceci ou cela. Que vous n’avez pas ce qu’il faut pour arriver. Parce que la seule chose qui pourrait vous stopper… c’est votre manque de patience.

Et avec de la patience on arrive à tout

Après tout, les Cromagnons, eux, les mangeaient bien leurs mammouths, il y a 30,000 ans!

vendredi 8 janvier 2010

Glacier urbain

 

glacierHymus[1] On a beau dire que la planète se réchauffe, le froid nous offre encore des spectacles étonnants, même au cœur des villes.

L’année dernière, je vous avais déjà parlé de ce petit rond de glace qui me faisait trébuché en sortant du bureau. On dit souvent qu’un édifice d’où pendent des glaçons est la marque d’un problème d’isolation et d’indice d’une perte de chaleur. Mais là avouez qu’on ne parle plus ici d’un petit glaçon qu’on casse et qu’on s’amuse à sucer pour le plaisir. Ni même d’un de ces jeux d’hiver qui nous font s’élancer dans les airs pour essayer d’attraper ces étincelles glacés qui s’étirent le long des corniches.

Non. Ici, on parle d’un glaçon, que dis-je, d’une parois d’escalade de glace de calibre professionnel. La photo ci-contre prise ce matin montre l’évolution d’un bloc de glace d’une huitaine de pouces d’épaisseur qui s’est formé en moins de quatre jours. Si, si! Quatre jours où l’épais manteau de neige sur la corniche qui surplombe la porte, résultat des tempêtes récentes, et qui fond, vitesse grand V malgré que la température oscille entre –10 et –5 degré C. s’écoule sans répit le long du mur. Couche après couche, l’eau forme une véritable colonne gelée. C’est beau hein?

À part quelques coups de marteau donnés en vain pour l’affaiblir, le propriétaire de la bâtisse n’a pour le moment que répandu une poignée de gros sel sur le pas de la porte pour éviter qu’on perde pied en sortant.

Alors, les paris sont ouverts. Dans combien de jours (d’heure?) la porte sera recouverte? Est-ce que je devrais trainer ma canette de dégivreur de serrure pour aller travailler??

jeudi 7 janvier 2010

Sport et culture

31 décembre. Tradition oblige, j’écoutais à la télé les émissions de fin d’année, question de se dérider un peu tout en prenant du recul sur les événements marquants de l’année.

Tout le monde en parle avait une belle brochette d’invités. Puis soudain, Bobby Nadeau déclare que Jonathan Roy n’aurais pas dû être déclaré coupable, suite au célèbre assaut durant un match de hockey.

Euh… Hein?!? La machoire m’a décroché! Quoi? Kessé-qui-dit??

Il y avait eu des tollés de protestations. Au scandale! Halte à la violence! Pourtant même Jonathan Roy avait fait son mea culpa en mai dernier.

Je suis estomaqué.

C’est donc bien vrai que le hockey, et le sport en général, a une culture propre à elle.

Geert Hofstede, un psychologue néerlandais, la défini ainsi: la culture est une programmation mentale collective qui est propre à un groupe d’individu. Cette culture, donc, se caractérise par ses habitudes, son vocabulaire, ses règles, sa symbolique.

D’où l’incompréhension… Les mots ne veulent pas dire la même chose. Ce que certains décrivent comme une agression gratuite, dans le monde du hockey ce n’est qu’une simple tactique de déstabilisation. Et une attitude soumission visant à éviter l’escalade de violence, dans la bouche de Bobby, devient une tare démontrant un manque de combativité, fermant la porte à une carrière dans la ligue nationale. C’est donc la faute de la victime et non de l’agresseur, finalement.

Même le mot sport, il me semble ne veux pas dire la même chose. Pour moi, le sport, ça évoque faire du vélo, de la randonnée pédestre, la natation. Un activité physique, quoi. C’est bien pourquoi, je trouve aussi aberrant de voir du poker à RDS, le réseau des sports. Le poker est un sport? Dans ma culture à moi, j’appelle ça de la compétition. Une industrie qui fabrique des perdants en série, comme le dirait Albert Jacquard.

Ça dépense combien de calories un joueur de poker par chez vous?

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samedi 24 octobre 2009

Maladie de la confiance

Vertueux: (adj. vertueux, vertueuse) Qui manifeste des qualités morales.

Aujourd’hui, j’ai reçu un appel téléphonique. Un homme, qui dit travailler pour ma compagnie de carte de crédit, cherche à me vendre un protection contre le vol d’identité.

C’est bizarre hein? Aujourd’hui on ne craint plus les vols de voitures, de bijoux. Ni même de se faire voler sa place de stationnement. Maintenant, ce qu’on craint le plus c’est le vol d’identité.

 

“Non, je ne suis pas intéressé”, que je lui dit. Il me demande pourquoi? C’est simple, je ne réponds jamais au sollicitation téléphonique. Pas de problème on va vous envoyer ça par le courrier. Vous pourrez examiner ça dans le confort de votre foyer. Nous voudrions cependant vérifier quelques renseignement… Clic… J’ai raccroché. Bien oui! Je vais te donner des renseignements personnels par téléphone! Le twit!

Question de confiance. Ou d’absence de confiance en fait. Qui est là au bout de la ligne? Je ne vois ni logo, ni carte d’affaire. Même mon afficheur me dit: Numéro bloqué.

La confiance, c’est le cœur de ce qui fait fonctionner la société. Sinon on vivrait comme des ermites au fond des bois, à chasser sa propre nourriture, à tisser ses propres vêtements, à ne parler à personne.

Savoir à qui on a affaire c’est important. Savoir au nom de qui les personnes se représentent, quelles sont les intérêts derrière les allégations, ça aussi c’est important.

En politique, on sait que ce n’est pas toujours par pur altruisme, par pur bonté d’âme que les politiciens sollicitent nos votes. Ce serait pour leurs propres intérêts que ce serait déjà “honnête”. Égoïste mais honnête.

L’argent c’est le souvent le nerf de la guerre, dit-on en politique. On dirait bien qu’on a les nerfs malades de ce temps-ci. Parce qu’on ne sait plus toujours d’où il vient. Quand les maladies de nerf atteignent la tête, on parle de maladie mentale il me semble.

Rien de moins. Maladie mentale.

Quand l’argent monte à la tête, on devient déconnecté de la réalité. N’est-ce pas la justement le symptôme le plus probant de maladie mentale la plus sérieuse qui soit: la schizophrénie.

Les politiciens sont censé représenter les intérêts générales, pas des intérêts particuliers. C’est pourquoi, les lois sur le financement des partis politiques ont été changé pour que seul les dons d’individus soit acceptés plutôt que ceux d’entreprise. Que de gros intérêts veuillent noyauter les politiciens c’est compréhensible. Ce qui l’est moins que les milliers de petits prête-noms qui s’en font complice. C’est dire comment le mal est répandu. Ça ressemble à un cancer à l’étape des métastases. Une contagion au proportion pandémique…

A quand le vaccin de vertu dans la population? Faudrait cesser de se faire mener en bateau par les belles paroles de nos politiciens.

Ah non. C’est vrai. Il n’y a jamais personne qui ne va sur ces bateaux là, à ce qu’il parait…


vendredi 11 septembre 2009

Blah Blablah Blah Blablah Blah

Avez-vous déjà eu l’impression de devoir suivre une conversation sans votre consentement?

Moi oui. Souvent.

À tous les jours, je prends l’autobus. J’ai toujours trouvé que les trajets en autobus est une sorte d’oasis au coeur de la vie trépidante de la vie en ville. C’est une sorte de moment où règne un lâcher-prise bénéfique entre le manque de temps pour tout faire à la maison et le rush éternel du boulot.

Une sorte de bulle.

Drinnnnng!  Blibliblip! Tagada tsoin tsoin!

Combien ça prend de temps pour répondre au téléphone cellulaire? Pourquoi tout le monde autour le sais que SON cellulaire sonne mais pas la personne concernée? A la maison, moi, je suis déjà en train de répondre au début de la deuxième sonnerie. Ben non! L’ado, lui, a son cellulaire dans le fond de son sac à dos et on commence à connaître par coeur la “tune” qui sert de sonnerie et qui en est à sa septième boucle.

“T’est où là? C’est quoi tu fais?”… Question niaiseuse…

On penserais que quelqu’un qui reçoit un appel doit être important. Mais non. Téléphone cellulaire sans mobile apparent.

Celui qui parle à son cellulaire est dans sa bulle. Mais j’ignore pourquoi il m’oblige à entrer dans sa bulle en m’imposant sa moitié de conversation. Parce que, même si étymologiquement parlant, téléphone veut dire parler loin, ça ne veut pas dire devoir parler fort pour se faire comprendre. Est-ce un défaut de conception des téléphones? Les micros intégrés sont-ils aussi peu sensibles malgré qu’ils ne soient qu’à 2 centimètres de la bouche qu’ils doivent parler aussi fort?

Et puis il parle, il parle, il parle. Je ne connais pas son nom, où il habite, c’est quoi son métier. Mais je sais que Julie sa coloc n’a pas digérer que sa mère ait donné la robe bleue à sa soeur, et que Marco son frère, enfin je crois, a du déménager et qu’il voudrait savoir où se trouve la grosse valise qu’il lui avait prêté l’an passé.

Non mais, tsé veux dire. Je m’en fout tu moi? Et ce n’est là que l’une des 7.5 conversations (ou 15 moitiés de conversation, si vous voulez) que j’ai du subir ce matin dans l’autobus. Sans compter la fatigante qui, elle, ne se fatigue pas de “texter” à 2 pouces de mes oreilles. Clic clique clic clic clique clic.Clic clique clic clic clique clic. (je vais la mordre si elle continue)

Elle aussi dans sa bulle… mais, je ferais remarquer, dans la mienne aussi.

Grrrr!

Hâvre de paix.

Ouais.

Je comprend pourquoi, les autres, ceux qui ne parlent pas au téléphone, ont pour la plus part des écouteurs de iPod dans les oreilles. C’est peut-être la version audio et moderne des armures des chevaliers, conçues pour se protéger des agressions des voisins envahissants.

Ah oui! Est-ce que je vous ai dit combien j’aime la marche à pied, seul, dans le parc du Bois de Liesse, les samedis matins?

mercredi 9 septembre 2009

Comment est-ce qu’on faisait avant?

Prendre des vacances.

Souvent on ne se rend pas compte avant de les prendre à quel point on en avait besoin. Dans le roulement effréné de la vie, on fini par croire que c’est un rythme normal, on fini par croire qu’on n’est plus à la hauteur de tâches qui nous étaient assignées. Pour compenser, on fini par prendre des raccourcis. On cesse de penser, de regarder autour de soi, de s’émerveiller. C’est dommage car autour de soi il y a toutes sortes de clins d’oeil.

Un de ces petits clins d’oeil s’est passé à Jemseg, au motel Lakeview. Petit motel, loin de tout, entre Moncton et Fredericton au Nouveau-Brunswick, j’ai eu le plaisir de voir un de ces petits objets, aujourd’hui désuets, qui étaient autrefois d’usage très courant. Un décapsuleur murale!
Indispensable pour décapsuler les bouteilles de Coke ou de bière (selon l’âge qu’on avait). J’ai des souvenirs précis de celui qui était chez mes grands-parents sous le comptoir de cuisine. Aujourd’hui, avec les bouchons dévissables, les décapsuleurs sont devenu caduques, obsolètes, désuets. Ceux qui n’ont pas connu cette époque ne se pose même pas la question sur comment on faisait avant pour ouvrir les bouteilles. Parce qu’aujourd’hui on n’arrive même plus à imaginer qu’un bouchon ne puisse se dévisser d’un coup sec du poignet.

Comment est-ce qu’on faisait avant?

C’est drôle comment on a la mémoire courte. On prend pour acquis toutes ces choses qui nous entourent.

Je me souviens un jour il y a une quinzaine d’années, alors que je travaillais dans une station de radio communautaire, quelqu’un nous avait appelé au téléphone pour nous demander notre numéro de fax. “Euh! Désolé nous n’avons pas de fax. Hein?!? Comment fait-on alors pour vous envoyer un communiqué. Bien madame, il y a une invention simple qui s’appelle la poste et ça fonctionne depuis plusieurs centaines d’années”, lui avais-je répondu.

Je sourie. Aujourd’hui, on se demande comment on peut survivre si on n’a pas d’adresse de courriel.

Ou de cellulaire.

C’est fou comment maintenant on ne peut plus parler à personne dans la rue. Si on ose, on oblige quasiment la personne à devoir d’abord raccrocher son cellulaire. C’est gênant. On se demande si les téléphones publiques servent encore de nos jours.

Quand je pense que ma grand-mère n’a vu l’arrivée de l’électricité à la maison qu’à la âge de dix-huit ans… Comment est-ce qu’ils faisaient avant??? Pas de lumière, de télé, d’internet?!? Arrrrgggh! Au secours!

Comment Christophe Colomb, même, a osé se lancer dans son voyage insensé pour traverser la mer Océane alors que moi, pour aller planifier mes vacances à Terre-Neuve, j’ai passé des jours à consulter Google Maps!

Remarquez qu’il se serait au moins rendu sans encombre dans les Indes Orientales…