vendredi 17 juin 2011

La route sera longue

Occident pervers! Il ne lui suffisait pas avec son internet et son cinéma de polluer les esprits avec sa propagande d’égalité des sexes. Voilà maintenant qu’en Arabie Saoudite, dans la mouvance de la révolution arabe qui sévit un peu partout, un mouvement de protestation se forme parmi les femmes. Un geste aux conséquences sans égal…

Des femmes se mettent à conduire une voiture… en plein jour… aux yeux et aux vues de tous!

Arrrrgggg!!

Ça y est c’est la fin du monde!!

Tout est dans le regard de celui qui regarde…

A force de voir les soldates américaines conduire leurs voitures dans les rues, les saoudiennes sont maintenant tentées de vouloir les imiter. Bien que ce n’est pas interdit pas la loi, les femmes saoudienne n’ont pas la possibilité d’obtenir de permis. Il semblerait que le clergé islamique wahhabite voit d’un mauvais oeil la possibilité qu’elles pourraient ainsi sortir de chez elles et rencontrer d’autres hommes (!!) ou même quitter le pays.  Women2Drive invitait donc ce vendredi 17 juin toutes les femmes possédant un permis de conduire international de prendre le volant dans les rues de Ryad.


Women2Drive, les Saoudiennes se mobilisent via... par TV5Monde

On a beau essayer de ne pas juger les cultures, il faut dire que dans certains pays il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Ici, il y a quinze ans Eileen M. Collins devenait la première femme à piloter la navette spatiale. A quoi les américains ont bien penser!! Elle aurait bien pu quitter cette planète de fou, si l’envie lui était venue!!

D’ici là, on peut bien se permettre d’être un peu taquin… Après tout, ici elle on même le droit d’avoir des cartes de crédit.

Ça! C’est bien plus dangereux!!

dimanche 29 mai 2011

La caverne internet

Platon décrivit un jour dans ses conversations une caverne. Dans cette caverne, des prisonniers étaient enchainés depuis l’enfance à des piliers, ne pouvant tourner la tête. Toute leur vie, ceux-ci voyaient sur le mur face à eux des ombres s’agiter. Ils voyaient des gens, des animaux, des outils. Toute une vie se déroulait devant eux. Ces ombres étaient pour eux l’unique réalité, les prisonniers n’en connaissant pas d’autres. Un jour un des prisonniers fut libéré. Au sortir de la caverne, celui-ci vit le soleil. Il eut mal aux yeux car il ne le connaissait pas. Ébloui, il vit la cité, les marchés, les gens parcourir les routes sur des chevaux. Il ne comprenait rien de ce qu’il voyait car rien ne l’avait préparé à cet évènement. Sa réalité se déroulait en deux dimensions sur le mur de la caverne. Devant lui un monde nouveau en trois dimensions, étrange et inquiétant. L’homme comprenait le monde des ombres qu’il percevait mais était démuni devant le monde réel qui dépassait la conception qu’il s’en était fait jusque là.

Combien d’heures passons nous devant des écrans, enchainés à nos claviers? On se lève, on consulte la météo à la télé. “Tiens, il y a pas mal de circulation sur Décarie aujourd’hui, si j’en juge ce que donne les caméras de Transport Canada”. Puis un petit coup d’œil sur les courriels sur iPhone. Puis au boulot, l’écran nous avale tout rond, des heures durant. Clic-clique-clic-clic. De retour du boulot, dans l’autobus, tout le monde a les yeux rivés sur leurs jeux PSP ou autres “smart phones” à texter. A la maison, hop, mise à jour de mon statut Facebook. Lecture de journaux, articles divers. “Tiens, un article de blog bizarre?” Hop! Un clic et on partage le lien sur Facebook ou Twitter.

Ding dong un courriel! Ah, quelqu’un a commenté mon statut Facebook de la veille. Ha ha ha! Je clique sur “J’aime”.

Internet est-il la nouvelle caverne de Platon?…

On nous parle de réalité augmenté, de télé-présence, de réseaux sociaux…

Bientôt, on arrivera plus à s’expliquer la réalité sans se référer à ce qu’on observe sur l’internet. La révolution égyptienne, et le printemps arabe, n’aurait été possible sans les internautes et leur capacité à contourner la censure de l’information et ainsi à coordonner leur mobilisation, dit-on.

Je lisais sur Facebook, une liste de commentaires sur le profil d’un ami. “Youhou? Ça va? Tu m’inquiète? Quelqu’un a-t-il son numéro de téléphone pour l’appeler. J’ai peur qu’il fasse une bêtise”. Puis quelques minutes plus tard, “C’est beau, je l’ai appelé. Il est frustré mais tout va bien. Il est chez lui maintenant et il dort”. Big Brother, c’est pas juste pour nous observer et nous contrôler. Ça peut aussi servir à sauver des vies entre amis.

Des fois, ils y a des gens qui se demande à quoi ça sert d’avoir 424 amis sur Facebook si la plupart sont silencieux et n’ont pas l’air de contribuer à la communauté “de mémèrage”. Des fois, il y a du non-dit qui circulent sur les réseaux sociaux. Ça ne se traduit pas toujours par des petits “smiley” ;-) ou :D ou encore :( … Des fois, c’est encore plus subtil que ça.

Des fois aussi on fait juste un petit commentaire. Comme un bine sur l’épaule pour rappeler qu’on est là et qu’on s’inquiète. Et hop! C’est comme un coup de batte de baseball en arrière de la tête. Ok, mauvais timing. Comment je pouvais interpréter la disparition d’un blog moi? Une multitude de signaux montrant une suite de coup dur, de désillusion, de découragement. Puis un bavardage incessant qui tout à coup devient une sorte de silence radio. Toc, toc, toc! Il y a encore quelqu’un? Bang! “C’est pas le bon moment, tu vois pas là?”

Le silence c’est l’absence sur le fond de la caverne de Platon.

Si aucune ombre ne s’agite. Est-ce un motif pour s’inquiéter?

Moi, je pense que oui.

C’est ça l’amitié. Être présent, en pensée, malgré la distance.

On a le droit de le dire qu’on pense à ceux qu’on apprécie. Même si c’est Platonique…

Tant pis pour les bosses en arrière de la tête…

Amitié quand même…

mercredi 9 mars 2011

Dessine moi un mouton

Quand le petit prince demande à l’aviateur de lui dessiner son mouton, celui-ci lui joue un peu un tour en dessinant une boite. “Ton mouton est dedans”, lui dit-il.

L’imagination c’est un outil formidable. Surtout quand on décide d’aller au bout de ce qu’il nous propose.

Et de l’imagination on commence à en avoir pas mal. A commencer avec les imprimantes 3D.

Condamné dès l’origine à la plate platitude, l’imprimante s’extirpe de sa condition et s’échappe dans de nouvelle dimension. Au lieu de se servir d’encre, elle utilise des particules de résine, de plâtre, ou même de métal pour construire des objets, couche par couche comme un tranche-baloney mais à l’envers, et ainsi concrétiser des prototypes qui n’existaient que dans la mémoire d’un ordinateur.

De la 3D… pas comme les simili 3D de téléviseur… pas besoin de lunette ou rien de tout ça. Du vrai 3D, qu’on peut tenir dans les mains.

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Fabriquer des objets au contour irrégulier, à la limite de ce qui usinable. Ce sont les ingénieurs qui sont content.

Juste eux?

Il y en a d’autres, qui eux aussi, commencent à avoir les neurones en ébullition.

Pourquoi pas des prothèses…

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Remplacer des morceaux qui manquent dans un corps humain. Un petit rayon X, un écographie puis hop! On clique sur “Print” ça y est! Un orteil en PVC tout neuf.

Et les matériaux? Il y a des gens qui font 1 + 1 dans leur tête.

Lorsqu’un grand brulé a perdu de grande surface de peau, les médecins peuvent prélever un peu de peau ailleurs sur le patient, grand comme un timbre poste, et le traiter. On dissout les cellules de la peau dans un solution, puis on les fait croitre. Les cellules se multiplient et croissent. On peut obtenir ainsi pour pas cher et en peu de temps de grande surface de peau dont on peut recouvrir les plaies. Pas de rejet, c’est de l’auto-greffe. Mais ça c’est une forme simple ça, un surface. Un redrappage comme on recouvre un divan. On drape, on coud, allo les cicatrices.

Et c’est là qu’on fait 1 + 1 …

Si au lieu d’utiliser de la résine, on utilise… des cellules souches.

Imprimer des organes, des organes vivants, en 3D, selon la forme et les caractéristiques obtenu d’un scanneur à résonnance magnétique. Ne bougez plus, gardez la pose! Vous ne voulez quand même pas qu’on vous fasse un foie qui serait flou non?

Science-fiction?

D’accord c’est n’est pas encore le film Le cinquième élément. Reconstruire quelqu’un juste à partir d’un petit morceau de bras.

Mais ce n’est plus très loin. Déjà il y a des gens qui vivent avec des vessies “imprimées en 3D”. On travaille à construire des organes complexes comme des reins.

Ahurissant ce vidéo! La recherche en vient à rêver à “imprimer des organes” directement sur le patient.

À rêver? On est presque à tester!

Wow!

Star Trek et ses synthétiseurs/réplicateurs de nourriture peuvent se rhabiller…

- “Scotty! Répliquez-moi un mouton…”

- “Aye! Aye! Cap’tain! Du mouton en boite, cap’tain?”

lundi 14 février 2011

Paysage de sucre en poudre

C'est dimanche soir, le sommeil me fuit.

Que faire, sinon faire ce que j'aime le plus... marcher dans la neige fraichement tombée. Jeux d’ombres et de lumière tremblotante sous les lampadaires. Un léger halo de flocons couronne ces gardiens de lumière. Le vent lui-même se repose pour la nuit.

ruehivernuit

Les sons de la ville sont à l'étouffée. Le ciel de Montréal, malgré la nuit, est lumineux. Le sol blanc immaculé d'une neige innocente masque les outrages des abrasifs abusifs. Seuls les marques des bottes font des ponctuations sur le trottoir.

Puis au loin, se font entendre les rugissements des mécaniques. C'est l'heure de renchausser les "iglous" alignés le long des routes. Question de cultiver un peu la frustration matinale des automobilistes endormi.

 

À leur réveil, les automobilistes pourront constater le résultat de ces travailleurs nocturnes. Mais dans le fond, on sait bien à quel point ceux-ci savent que le printemps s’en vient et ils ne se découragent pas. On le verra quand, malgré leurs bras meurtris après un déglaçage frénétique, ils les brandiront vaillamment à leur passage et feront bourgeonner à l’unisson leur doigt d’honneur…

dimanche 30 janvier 2011

Mmmmm? Oui, oui, je t’écoute…

Un jour que je déjeunais chez Cora, j’observais un couple à la table voisine. Elle, penchée sur le journal, à faire un sudoku, lui, entière plongé dans l’écran de son téléphone, à répondre à ses courriels. Ça fait un bon dix minutes qu’ils n’ont pas dit un mot.

La serveuse approche de la table avec son pot de café. “On réchauffe votre café?”, dit-elle.

Aucune réaction.

La serveuse répète… La femme lève la tête si rapidement que la serveuse sursaute. Toute la table éclate alors de rire.

Compagnon de vie. Du latin companionem, de com (ensemble) et de panis (le pain). Ceux avec qui on partage le pain. Eux, à côté ne partagent guère plus que la même table on dirait.

Pourtant, il y avait communication. Il retournait ses courriels.

À tous les jours dans l’autobus, je vois des gens qui sont tous ensemble et qui communiquent. Ils communiquent mais pas entre eux. Celui-ci texte, l’autre parle à son cellulaire. Celle-ci change son statut sur Facebook. Je ne compte plus ceux qui twittent. (On conjuge ça comment twitter au plus que parfait du subjonctif?)

Il y a aujourd’hui un coupure en communication et présence physique. Il n’y a même plus nécessité de simultanéité. J’ai un ami qui m’a dit qu’il avait un nouvel emploi à Québec. “Tu déménage?”, je lui dis. Non, non, je vais travailler de chez moi.

Les nouvelles technologies changent bien des choses dans la vie moderne.

Il y en a même qui disent l’internet c’est maintenant de l’ordinaire, une chose banale, prise pour acquis.

Faux…

On n’a rien qu’à voir ce qui se passe en Égypte ces temps-ci. Un dirigeant qui n’arrive plus à rester connecté avec sa population. La population s’agite, réclame, manifeste. Assez, c’est assez. Les troubles s’installent. Que fait le gouvernement?

Il coupe l’internet et les services cellulaires.

Du jamais vu, nulle part. Les dictatures ont ce point en commun, c’est le contrôle de leur image face au monde entier. Pas question qu’il y ait des images et de reportages “citoyens”, photos et vidéos des cellulaires sur You-Tube montrant l’armée et les chars du Pharaon moderne dans les rues du Caire. Pas de retour d’information de la communauté mondiale vers la population via Twitter.

Le trou noir de communication.

Comme mon couple chez Cora, la paix semblait apparente. Un évènement soudain peut amener toute une population en ébullition. Ça grognait depuis longtemps. La récession, les hausses de prix de l’essence, des denrées alimentaires de base. Le gouvernement fait des chambardements fiscales. Puis le soulèvement populaire chez leur voisin, la Tunisie. Un soulèvement qui permet de chasser le président. C’est comme un signal de départ, un déclencheur, une cascade d’évènements. Puis la vague atteint l’Égypte…

Avec l’internet, les infos vont plus vite qu’avant. Beaucoup plus vite qu’avant.

Le gouvernement égyptien semble ne pas avoir su garder le contact avec sa population. C’est important de garder le contact. Surtout dans les périodes difficiles.

Être présent à l’autre. Partager le pain…

Pas juste les miettes…

jeudi 9 décembre 2010

5 jours… 17 millions de dollars…

Ce matin, j’ai eu un fantasme. Mais là un rêve vraiment jouissif.

Implanter à Montréal un règlement municipal. Rien d’exotique. Rien d’inédit.

De toute façon, ce règlement existe déjà dans une multitude de municipalité au Québec. Des centaines de villes au Québec!!

StationnementInterditMtl

YES!!!

YES! YES! YES!

Première tempête de l’année. Comme d’habitude, les gens râlent. Du vrai déni collectif.

J’ai des petites nouvelles pour vous. On est au Québec! Le pays de l’hiver chanté par Gilles Vigneault. C’est pas une nouveauté, ça a toujours existé!! Sauf que maintenant, l’hiver un mot maudit, une saison abhorrée. Ça se promène encore en petit soulier, les mains dans les poches en tenant le démarreur à distance. L’hiver est maintenant un simple poste comptable dans la section “dépense”. Bien oui! Ça va prendre 5 jours, à temps double, triple, quadruple. 17 millions de “douleur” canadienne.

rueHiver

Pourquoi? Parce qu’il faut, comme en peinture, faire le découpage au petit pinceau de deux pouces!

Tourne ici, recule là, re-avance en un petit peu. Bip, bip, bip, bip!

Tassez vos chars de là! Ça va prendre la moitié moins de temps. Comme on peinture un appartement au rouleau. Une couche pis c’est fini! Je suis sûr, moi, qu’on peut sauver facile 6 ou 7 millions. Facile!

Bien non! Faut passer une fois pour se frayer un semblant de chemin et enterrer les chars. Une autre fois parce que le gens ont passé la souffleuse dans leur entrée et ont garroché ça dans la rue ou les trottoirs (merci pour les piétons… Des piétons, quels piétons?). Une autre fois avec le petit déneigeur de trottoir. Puis ensuite une autre fois pour se débarrasser du cadavre d’igloo qui “abritait” les voitures depuis trois jours…

Je sais, je sais. Supprimer le stationnement de nuit à Montréal relève de l’utopie. C’est même le contraire qui se passe l’hiver puisque les contraintes d’avoir à changer de côté de rue deux fois semaine sont supprimé.

Il faudrait qu’il y ait un véritable stratégie encadrant le stationnement “hors rue”. (Quel beau rétrologisme!)

Qui sait? Un jour, après les restaurants non-fumeur, des rues non-conducteur?

Oui, oui! Ça existe!

mardi 7 décembre 2010

Quinze livres en quinze minutes

Il y a tant et tant de chaines de lettres, de courriel, de statut Facebook. S’il y a une chose qui m’irrite au plus au point ce sont bien ces pollutions là. Plus encore, je crois, que les pourriels. Ils sont en fait infinitésimal, proche du zéro absolu, le nombre de ceux qui me font sourire.

Évidemment, parmi ceux là, il y a celle-ci qui traite de livre. Et par la bande, qui parle de ceux qui y répondent.

Quinze livres qui m’ont marqué, colligés en quinze minutes, sans réfléchir. Quinze minutes pour parcourir 40 ans.

2010, l’odyssée de l’espace: Arthur C. Clarke

Des “science-fictions”, j’en ai lu, lu et relu. Loin d’être le premier, il est pourtant parmi une courte liste des “sciences-réalisables” qui m’ont marqué à l’école secondaire. Il a renforcé ma fascination pour l’exploration spatiale issue des missions Apollo vers la lune.

Face aux feux du soleil: Isaac Asimov

Mon point d’entrée dans la série des robots d’Asimov puis celle du cycle de Fondation. Puis devoir tous les relire à la lumière de ce qu’on a lu la finale Terre et fondation qui réuni intimement les deux cycles du manière inattendue.

Quête sans fin: A. E. Van Vogt

Quand les paradoxes des voyages temporels font qu’on suit à la trace… ses propres traces.

Le Sub-Espace: Jérome Sériel

Ma fascination pour cette histoire venait de ce que le sub-espace, abondamment utilisé dans d’autres science-fictions, devenait soudainement quasiment “science-vraisemblable” dans un démarche de recherche scientifique authentique.

Les rois des étoiles: E. Hamilton

Échanger sa vie avec un homme du 100,000 ans dans le futur et mettre en scène le syndrome de l’imposteur auquel je pouvais m’identifier.

Homme, sweet homme: J.-Ch. Bergman

Le conditionnement culturel peut-il nous faire croire être d’une autre nature? Comment le mensonge d’une société nous cache la vérité sur soi. L’histoire d’un androïde esclave qui découvre qu’il est en fait un humain.

Replay: Ken Grimwood

Revivre sa vie, encore et encore, et prendre chaque fois une nouvelle voie. La morale de l’histoire nous montre nos choix de liberté, et leurs conséquences finissent par nous mener sur des chemins faits d’essentiel et la sérénité.

Le nom de la Rose: Umberto Eco

Premier non-science-fiction qui m’a captivé. Un univers de livres à une époque médiévale qui n’est surement pas étranger au plaisir qu’il m’a procuré.

Mars: Ben Bova

Au royaume du vraisemblable, Mars m’a donné l’impression d’y être tant les détails y apparaissent réels. J’en venais presque qu’à m’épousseter de la poussière martienne sur mes pantalons à chaque lecture.

Les enfants de la Terre: Le clan de l’ours des cavernes: Jean M. Auel

Un écho des bandes dessinées Rahan, fils des âges farouches, de mon enfance. Débuté comme un simple lecture de landromat en attendant que mon linge sèche, il m’a tant accroché qu’avant d’arriver au chapitre 4 j’avais déjà acheté la série des cinq volumes… de peur de ne plus trouver la suite à la librairie, par pénurie ou par non réédition. Un quasi deuil quand arrive la dernière page. Un sixième arrive en 2011! Je trépigne!

Dreaming in code

Ils sont rare les livres qui parlent du métier de programmeur, dans ses dilemmes, ses raisonnements, ses passions et ses doutes journalières. Il est tellement difficile de parler de ce métier à des non-informaticiens tant les problèmes et les notions que l’on manipule semble ésotérique, trivial et sans équivalent avec la vraie vie. Un délice.

Working Effectively with Legacy Code

Il y a de ces livres où lire dix lignes de l’avant-propos suffisent à nous amener à repenser sa vision de son métier et découvrir qu’on est souvent l’artisan de son propre malheur.

Test-Driven Development

Puis le constat fait, se rendre compte pourquoi dans les faits on s’est jusque là acharné à travailler à l’envers.

Clean Code

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Simplement parce que à quelque part, on n’avait jamais réalisé que le temps qu’on sauve à l’écriture du code, on le perd 100 fois à la maintenance de ce même code ensuite. Alors, prendre trois fois plus de temps à coder le premier coup est rentable si on n’a plus à revenir visiter le code ensuite. Parce que dans la maintenance, étonnamment, c’est de relire le code et re-comprendre les choix et les approches qui bouffent les trois quart du temps, pas la modification du code.

La vraie vie en Dieu: Vassula Ryden

Il y a la vie… jusqu’à ce qu’on découvre la vraie vie, celle qui compte. Plus encore qu’un coeur à coeur avec Jésus, un véritable appel à sortir du tombeau et ressusciter avec Lui.

 

Quinze minutes plus tard… et tellement d’oubliés, tellement d’autres livres qui m’ont révélé à moi-même…

Qui sait, un jour, une suite à cette liste ? …