Ces temps-ci, Stephen Harper, Stéphane Dion, Gilles Duceppe, Jean Chrétien sont les plus récentes vedettes des actualités récentes en politique. Ils sont également, eux-mêmes ou par leurs partis, au cœur d’événements qui font que depuis trente ans l’Histoire du Canada n’est pas nécessairement un fleuve tranquille.
Pour mémoire en voici une courte liste :
- 1976
- Élection du Parti québécois
- 1980
- 1er Référendum du Québec
- 1981
- P.E. Trudeau propose le rappatriement de la constitution Canadienne
1981- Nuit des long couteaux: Le Québec est isolé. Les autres provinces canadienne s'entendent entre elles
1982- Loi Constitutionnelle
- 1984
- Le Beau Risque: Le Parti Québécois s'allie au Conservateur de Mulroney pour défaire les Libéraux
- 1987
- Échec de l'Accord du Lac Meech saboté par les Libéraux, dont Jean Chrétien
- 1989
- Le Reform Party appuis APEC
- et l'Heritage Front
- 1991
- Fondation du Bloc Québécois
- 1992
- Échec du référendum canadien sur l'Accord de Charlottetown reformant la constitution
- 1993
- Elections où les conservateurs sont presque rayés de la carte, deux députés résiste dont Jean Charest
- 1995
- 2e Référendum du Québec
- 1997
- Gilles Duceppe devient chef du Bloc Québécois
- 2000
- Promulgation de la Loi sur la Clarté, présenté par Stéphane Dion
2003- Fusion de Alliance Party (Reform Party) et des Conservateurs. Stephen Harper en devient chef
Minoritaire depuis l'élection de 2006, les Conservateurs survivent un certain temps, mais déclenche eux-mêmes des élections. Ils considèrent ne plus être en mesure de pouvoir négocier avec l’opposition.
En octobre 2008, les électeurs reconduisent quasiment le même gouvernement conservateur minoritaire. Le message aurait dû être clair.
Les Conservateurs auraient du comprendre la volonté des électeurs de devoir s'entendre avec l'opposition. Mais non, il confronte carrément l’opposition en proposant la suppression de subvention aux partis politique, propose la suspension du droit de grève, et la réduction de la taille de l’état et ce dans un temps de crise économique. N'y avait-t-il rien d'autres à proposer alors que le monde entier ouvre les bourses pour éviter les effets de la récession mondiale?
On dit souvent qu’en temps de crise pour s’en sortir il faut savoir penser en dehors de la boîte. Stephen Harper persiste et signe à n’avoir que son agenda et ses idées fixes. Du-t-il détruire les partis d’opposition et l’appareil de l’état au passage. Alors c’est le temps de l’imagination au pouvoir. Même Sherlock Holmes nous apprend qu’après avoir éliminé l’impossible, ce qui reste est la solution même si elle semble improbable.
Qui l’aurait crût. L’improbable, que dis-je, le plus pure délire est en train de se dérouler à Ottawa.
Les trois partis de l’opposition sont maintenant en intenses négociations pour voir la faisabilité de former le gouvernement. Le NPD éternellement mis de côté, les libéraux qui ont un chef, Stéphane Dion, improbable, accidentel, et conspué, ainsi qu’un parti séparatiste qui n’a pas vraiment pour but de faire « marcher » le Canada, tous trois cherchant à s’entendre pour former un gouvernement? Surréaliste! Et Michael Ignatieff qui piaffe derrière espérant surement qu’on soit déjà au congrès à la chefferie en mai prochain.
Harper a beau crier au sabotage, au coup d’état tant qu’il veut. L’opposition ne devrait pas obtenir le pouvoir sans l’obtenir par une élection? Il y a eut élection, M. Harper. Vous aviez le pouvoir et vous l’avez abandonné volontairement avant la fin de votre terme, au détriment de la loi sur les élections à date fixe. Maintenant les conservateurs n’ont que 38% alors que la coalition Libéral-NPD à eux deux ont 44%. Si on ajoute le Bloc Québécois on a près de 54%. Plus de la moitié des canadiens ne veulent rien savoir des conservateurs.
N’en déplaise à M. Harper, c’est ça la démocratie en marche. Les mathématiques électorales lui ont donné le pouvoir, mais pas le pouvoir absolu. Il doit composer avec les mathématiques de la démocratie aussi.
Vous savez quand un enfant joue à tue-tête avec son tambour et qu’il continue à en joue quand même, il risque de se le voir confisquer s’il continue à n’en faire qu’à sa tête.
M. Harper, êtes-vous plus mature que ça? Saurez-vous vous entendre avec vos petits camarades à la Chambre des Communes. Ou bien la bienveillante gouverneur générale vous enlèvera des mains votre jouet et vous renverra réfléchir dans le coin?
Quand on demande un vote de confiance, des fois on a la réponse qu’on mérite!
Maintenant jusqu’où ira ce nouveau Beau Risque dans lequel s’engage le Bloc Québécois?
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